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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 22-08-2018]

Prairies

Comment mieux connaître la flore naturelle de nos prairies

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( Crédit photo : PL. Berger ) Mieux connaître la flore naturelle des prairies apporte un véritable plus aux agriculteurs.
Établir un inventaire des plantes, un diagnostic des prairies, tels étaient les objectifs de la formation conduite par une botaniste pour une quinzaine d’éleveurs du GIEE Herbe@venir.
En mai 2018, une quinzaine d’éleveurs du GIEE  Herbe@venir s’est formée avec une botaniste, Blandine Grillon, membre du Gie Zone verte pour renforcer leurs compétences dans la reconnaissance d’espèces végétales présentes dans les prairies.  Cette formation a été soutenue par l’animation de Trame (dans l’accompagnement du GIEE) et par les subventions VIVEA. A l’automne 2018, une seconde formation autour du pâturage et des fourrages avec un vétérinaire du même collectif est prévue. L’objectif de cette formation était aussi de chercher à relier la présence de plantes indicatrices à leurs pratiques en termes de conduite (fertilisation, entretien, mélanges utilisés), d’améliorer les techniques agronomiques, la quantité et la qualité des fourrages sur le long terme, tout en préservant, voire en augmentant la biodiversité de la flore. « Les éleveurs présents à cette formation cherchent à avoir des prairies et des fourrages riches en espèces pour une alimentation diversifiée de leurs animaux, pour la réalisation d’une matière première peu coûteuse et disponible. Il est important de leur faire comprendre l’importance de la diversité des espèces dans une prairie. Les éleveurs passent peu de temps pour se former dans l’année. Ils doivent se familiariser avec les espèces et connaître leurs atouts » explique Blandine Grillon, animatrice. Elle travaille depuis trois ans avec un groupe d’une quinzaine d’éleveurs dans l’Indre pour leur permettre de mieux connaître leur prairie et favoriser leur biodiversité. Les motivations des éleveurs sont généralement de deux ordres : « Soit, ils viennent en formation parce qu’ils souhaitent favoriser la biodiversité, pour une raison écologique, soit ils viennent parce qu’ils ont conscience que la biodiversité a un impact sur la santé des animaux, l’ingestion de plantes différentes, aux vertus permettant une diversification des apports alimentaires (sucres, protéines…) et en oligo-éléments ».

La recherche d’une alimentation variée
Quelles sont les attentes des éleveurs à travers ce type de formation ?  Laurent Baudouin, membre du GIEE Herbe@venir, éleveur dans le Jura, est à la tête d’une exploitation de 82 ha, « la ferme des Couvrées »  et d’un troupeau de 35 vaches laitières et de 35 génisses. Il produit du lait pour l’AOP Comté Morbier et explique : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, suffisamment de recul sur les prairies. Il est nécessaire de privilégier la diversité dans les prairies pour obtenir une meilleure alimentation des animaux. Je recherche avant tout la santé de mes vaches en leur procurant une alimentation variée. Mon but n’est pas la recherche de la productivité laitière pour la productivité. Dans cette diversité des plantes, il faut prendre en compte la maturité des différentes plantes que je connais assez peu.  D’autre part, cette diversité florale est utile pour la biodiversité de l’environnement ». Nicolas Marquet, éleveur dans le Doubs, secrétaire du GIEE Herbe@venir, conduit une exploitation de 65 ha de surface en herbe. L’exploitation de 35 vaches laitières de race Montbéliarde, située à 900 mètres d’altitude, produit uniquement du lait. L’exploitation se situe dans la zone de l’AOP Comté Morbier. Nicolas Marquet effectue deux fauches par an dans ses prairies parfois trois. Il raconte : «  L’objectif de départ du GIEE Herbe@venir est d’améliorer la flore de nos prairies avec le moins possible d’intrants et limiter le  travail du sol. Cette formation a été très utile car on ne connaît pas toutes les plantes de nos prairies, mais seulement les graminées principales. Ces deux journées de découverte, de reconnaissance de plantes sur deux exploitations m’ont permis de faire un inventaire et un diagnostic de nos prairies. J’ai découvert un grand nombre d’espèces dans nos prairies qui parfois en contiennent plus de 50. Comment allons-nous mettre à profit ces nouvelles connaissances ? Cela fait trois ans que l’on cherche de nouvelles solutions pour donner une meilleure alimentation plus variée aux animaux. Nous avons effectué des essais qui n’ont pas donné de résultats probants».

Pierre-Louis Berger

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