Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

YONNE

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

Viticulture

Où en sont les vignes ?

photo article
Le millésime 2018 s’annonce très bon en quantité et en qualité à un mois des vendanges
A un mois des vendanges, les vignes fournies promettent un très bon millésime, mais la sécheresse commence inquiéter certains viticulteurs.
Olivier Heimbourger, viticulteur à Saint-Cyr-les-Colons, est satisfait de la quantité et la qualité de ses raisins. «La campagne a été tranquille, il a plu au printemps quand il le fallait, puis il a fait chaud et sec. Les vignes sont saines, il n’y a ni pourriture ni maladies, mais on espère un peu de pluie ! Il est tombé à peine 40 mm depuis juin, il faudrait de l’eau pour relancer la végétation. Le stress hydrique pourrait nous faire perdre un tiers du volume…»  Les vendanges s’annoncent précoces chez le viticulteur, prévues pour la première semaine de septembre. Guillaume Morvan, spécialiste vignes et vins à la Chambre d’agriculture confirme que les vendanges icaunaises seront parmi les plus précoces observées. «Tout dépendra de la pluviométrie, s’il pleut, la croissance de la vigne sera relancée et le raisin se développera plus rapidement, s’il y a peu d’eau jusqu’à la vendange, le développement sera plus long, mais vu l’état sanitaire très beau, il n’y a aucune urgence ! On peut prévoir des vendanges dans les derniers dix jours d’août pour le crémant et fin août début septembre pour le reste».

La sécheresse à craindre ?
D’après le spécialiste, malgré les pluies de printemps qui ont rempli les réserves en eau, offrant une humidité du sol profonde, la vigne commence à souffrir dans certaines zones, «les feuilles jaunissent à la base à cause du manque d’eau». Dans l’Auxerrois et dans le Tonnerrois, les pluies ont été plus tardives, permettant une meilleure résistance à la sécheresse, grâce aux réserves d’eau plus récentes. Depuis le printemps, cependant, l’eau vient à manquer : «il y a eu deux petites averses dans le Chablisien en juillet, mais ce n’est pas suffisant pour le développement des vignes». Olivier Heimbourger espère «des pluies d’août de 30 ou 40 mm» pour que le raisin ne perde pas en poids.

Quant au soleil puissant imposant aux vignes des températures allant jusqu’à 37°C, Guillaume Morvan n’est pas spécialement inquiet. «Les viticulteurs s’habituent aux conditions extrêmes qu’ils peuvent rencontrer, revenant fréquemment avec le réchauffement climatique.  En 2003, les raisins étaient exposés et avaient grillé. Cette année, même si les chaleurs persistent, les baies sont à l’ombre. A priori, ils ne devraient pas être touchés. Les producteurs apprennent de leurs erreurs».

Orianne Mouton

votre publicité
photo article

Dégâts de gibier - Les sangliers affamés sortent des bois, la FDSEA recense les dégâts

[En ligne le 18-10-2018]

photo article

Loup - Mobilisation contre le prédateur

[En ligne le 11-10-2018]

photo article

Nouvelle filière - Une diversification «à la noix»

[En ligne le 11-10-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1498

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux