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NIEVRE

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

Féverole

«Les rendements s’annoncent moyens»

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La saison des récoltes se poursuit dans le département, avec cette semaine la féverole, une légumineuse peu cultivée dans la Nièvre. L’occasion de faire le point sur les bonnes conditions à respecter pour cultiver cette plante et de rencontrer Valentin Compot, agriculteur et aide familiale sur l’exploitation de ses parents à Beaumont-Sardolles.
Valentin Compot, 22 ans est aide familial sur l’exploitation de ses parents à Beaumont-Sardolles, à quelques kilomètres de Nevers. L’exploitation s’étend sur 214 ha, dont 50 ha de cultures et 164 ha en prairies. En parallèle, l’élevage compte 120 mères charolaises et une dizaine de normandes, avec vente directe de viande à la ferme.

Il y a quatre ans, une réflexion s’est engagée au sein de l’exploitation. «Le colza était devenu trop cher à produire, et nous voulions être autonome pour nourrir nos vaches. Nous ne pouvons pas faire de pois car nos terres ont beaucoup trop de cailloux» explique Valentin Compot qui a été partie prenante dans un projet d’introduction de la féverole dans l’assolement.  «J’étais à l’époque en BTS ACSE. J’ai proposé que mon projet de fin d’étude soit orienté vers cette plante. Ce qui a permis a l’exploitation de calculer les rendements au plus juste. Cette culture permet aussi de remplacer le tourteau de soja et donc de faire des économies» explique t-il.

Une plante fragile
Pour se développer, il est important de respecter certaines règles que Valentin nous expose : «C’est une culture tardive, entre octobre et novembre. Comme c’est une plantation qui se fait par palier, il est important que la température soit constante au moment de la floraison. Si le plant est trop haut il gèle».
C’est malheureusement ce qui est arrivé à ses 11ha de féveroles cette hiver. «Nous avons subi deux jours à - 15 degrés, ce qui a noirci les feuilles. Les rendements ne seront certainement pas élevés. D’après l’expert de notre assurance, 50% de la production est détruite. Nous devrions réaliser 12 quintaux. Sur le plan économique, il est encore trop tôt pour dire si la culture de féveroles va apporter des gains supplémentaires à l’exploitation.   Nous avons une vision sur dix ans avec une moyenne de 30 quintaux par récolte pour 13 à 14 % de protéine» explique t-il.

L’installation en ligne de mire
Valentin Compot n’a que 22 ans, mais il a déjà le regard tourné vers l’avenir. «Je suis passionné de génétique. J’aimerais me tourner vers l’élevage de charolais et créer une société avec mon père». En attendant, il s’investit à l’Association des Jeunes Eleveur Charolais «pour étudier les bonnes idées». Car pour lui «l’avenir du métier passe par l’autonomie au sein de l’exploitation. Il faut donc l’apprendre dès maintenant» estime t-il.
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