Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

Vente directe

L’entreprise Barbotte a 30 ans

photo article
Jean-Michel Barbotte dans sa cave à Ouroux-en-Morvan . Il a utilisé ses moustaches pour le logo de la bière qui porte son nom : la Barbotte. Une bière blonde et douce.
Michel Barbotte est gérant de la SARL Caves Barbotte à Ouroux-en-Morvan. Depuis trente ans ce dirigeant n’a pas cessé de se diversifier et d’offrir des services de proximité aux habitants.
Il a quasiment tout connu ou presque du commerce. A l’instar d’Obélix, Jean-Michel Barbotte, 62 ans est tombé dans le commerce lorsqu’il était petit. «Je suivais mon père au magasin, j’ai commencé à découvrir le métier à ses côtés». L’entreprise Barbotte, spécialisée au départ dans le vin, existe depuis 1880. «Mes ancêtres faisaient au départ de l’importation de vin d’Espagne ou du Portugal». Depuis, se sont cinq générations qui se sont succédées pour arriver aujourd’hui à Jean-Michel.

Morvan Drive
«Ce métier de caviste n’est pas une vocation au départ, c’est mon père qui m’a obligé à reprendre l’affaire» raconte t-il. Bien lui en a pris, car il est aujourd’hui à la tête d’une entreprise qui réalise 300 000 euros de chiffre d’affaires par an. «Avant d’en arriver à ce niveau, j’ai du me former, notamment à la Maison Nicolas et dans des vignobles, puis je me suis lancé».

Lorsqu’on interroge Jean-Michel Barbotte sur les raisons de sa longévité, il répond sans hésiter l’anticipation. «Je crois que j’ai toujours su sentir l’évolution de la demande. C’est pour cette raison que j’ai décidé il y une vingtaine d’années de mettre en place la vente de produits du terroir issus du Morvan mais aussi de l’ensemble de la Bourgogne. Ensuite, pour perdurer dans ce métier, il faut être proche des gens et surtout au service du client» explique t-il.
Parallèlement à son activité de négociant en vin, Jean-Michel Barbotte a eu l’idée il y a trois ans de créer un drive «pour faire bouger le commerce dans le territoire» exlique-t-il. Un projet qui n’aurait pas vu le jour sans sa fille et ses employés. «Ce projet me faisait peur au départ, car ce n’est pas le même métier». C’est une diversification payante «mais qui est très chronophage car j’effectue 300 km par semaine» témoigne-t-il. «Nous sommes confrontés à deux problèmes : les producteurs ne livrent pas aux magasins, il faut donc aller chercher les marchandises. Ensuite, les distances entre l’épicerie et nos clients posent également problème. C’est la raison pour laquelle, nous avons contruit un partenariat avec d’autres commerçants bourguignons et créée des points relais à Saulieu, Lormes et Château-Chinon. Grâce à cette initiative, le trafic des magasins partenaires a augmenté».

Et l’avenir ?
Ne parlez pas de retraite à Jean-Michel, «ce n’est pas encore l’heure, même si j’y pense de plus en plus». Vraisemblablement c’est son employé Laurent Pinchon qui devrait reprendre les rènes de l’entreprise. «Quant à l’avenir de ce métier, je suis plutôt confiant, car malgré le développement du commerce en ligne, je reste persuadé que le consommateur aura toujours besoin des conseils, ce qu’il ne peut pas trouver en grande surface» ou sur le net...
En attendant de pouvoir se lisser les moustaches «j’ai encore du travail» conclut-il.

Théophile Mercier

votre publicité
photo article

Élevage - Corbigny : Quel avenir pour l’abattoir ?

[En ligne le 14-08-2018]

photo article

Agri Demain chez Eric Roubeau à Pazy - Le public au rendez-vous

[En ligne le 09-08-2018]

photo article

Maraîchage - Un secteur attractif en développement

[En ligne le 09-08-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1489

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux