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NIEVRE

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

GDS

Tuberculose «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter»

Dans nos précédentes éditions, nous nous sommes fait le relais des dégâts des gibiers et notamment de sangliers qui détériorent les cultures du département. Certains éleveurs s’inquiètent de cette situation et craignent le développement de maladies comme la tuberculose. Le point avec le directeur du GDS 58 Rodolphe Morizot.
Terres de Bourgogne  : Que peut-on dire sur le risque de tuberculose aujourd’hui  ?
Rodolphe Morizot : «Pour commencer, il convient d’être prudent car la maladie ne disparaît pas totalement, mais néanmoins les chiffres montrent clairement une diminution des cas de tuberculose bovine en région Bourgogne-Franche-Comté. En 2010, environ 45 foyers étaient recensés en Côte d’Or, aujourd’hui nous n’en avons plus que 3. Auparavant, les risques étaient plus importants du fait de la densité de foyers, du déplacement des bovins et de la surveillance limitée de la faune sauvage».

TDB - Quelles sont les raisons de cette amélioration  ?
RM- «Les moyens de surveillance ont changé et se sont améliorés. En Côte d’Or, coeur du problème, le travail a nécessité  beaucoup de sacrifices mais les résultats sont là. Au début des années 2000, seules les vaches étaient tuberculinées. Ensuite, les autorités ont décidé de tuberculiner tous les bovins de plus de douze mois. Tout cela s’est fait progressivement. Au début de la prophylaxie, le cheptel était abattu, puis les abattages partiels ont été autorisés. Cela reste contraignant car l’éleveur est obligé de reprendre son cheptel plusieurs fois par an. De plus, dans ces cheptels tous les bovins doivent être tuberculinés avant la vente. Tous ces moyens, ont presque permis un assainissement des cheptels de Côte d’Or. La recontamination rapide de certains foyers a ensuite permis d’établir un lien entre la présence importante de la faune sauvage et la tuberculose».

TDB - Le sanglier est-il le seul responsable de la transmission de la tuberculose ?
RM - «Le sanglier est un hôte de liaison. Sur le plan épidémiologique, il n’est pas un réservoir de la maladie. Il est réceptif en fouillant le sol avec son groin par exemple. Mais le sanglier est moins bon transmetteur que le blaireau ou le cerf. En revanche, j’admets qu’avoir une grosse population de sangliers peut favoriser le risque de tuberculose si la maladie est présente sur le territoire. Tout dépend en réalité de l’interface avec les bovins. Si ce sont des sangliers sauvages et que la densité est acceptable, il n’y a pas tant de contacts que ça. En revanche, si la population de sangliers est importante et que ces derniers sont familiarisés avec l’homme et les bovins, là il peut y avoir un risque important. Je pense que dans la Nièvre nous ne sommes pas au niveau de la recherche économique de la chasse aux sangliers comme dans d’autres départements. On parle de surpopulation de sanglier dans notre département peut-être, mais d’autres départements ont des densités plus importantes, sans problème de tuberculose en élevage bovin. Il faudrait, je pense, que l’on s’intéresse d’avantage aux blaireaux. Mais ces derniers n’intéressent pas grand monde, car ils sont difficiles à chasser et l’on se heurte aussi aux associations écologistes, dans les phases d’assainissement. Je dirais donc en conclusion, que dans la Nièvre pour le moment il faut rester vigilant et poursuivre la surveillance (à l’abattoir pour les bovins, inspection des carcasses de sangliers, analyse des blaireaux «bord de route»). A ces conditions, alors il n’y a pas lieu de s’inquiéter».

Mémo des règles IBR lors d’un contrôle au mouvement
La réglementation concernant la période admise pour réaliser les prises de sang lors d’un contrôle au mouvement a été modifiée la campagne dernière.

Depuis, seuls les prélèvements réalisés entre 15 et 30 jours suivant l’introduction du bovin permettent le renouvellement de l’ASDA de celui-ci.

A ce titre, nous rappelons l’importance de l’isolement du bovin introduit jusqu’à réception du résultat d’analyse IBR de celui-ci.
Nous rappelons aussi que pour la plupart des élevages, et si le transport est direct et sans rupture de charge depuis un cheptel «Indemne d’IBR», il est possible de bénéficier d’une dérogation au contrôle IBR d’introduction.
Pour cela, un formulaire renseigné et co-signé par l’acheteur et le vendeur doit être retourné à votre GDS accompagné de l’Asda du bovin (document disponible sur le site www.gdsbourgogne.fr).
Enfin, ne peuvent pas être introduits dans un cheptel «asda verte» :
les bovins issus de cheptels ne bénéficiant pas du statut  «troupeau indemne en IBR» et ne présentant pas de résultat sérologique IBR négatif réalisé par le cheptel vendeur dans les 15 jours précédent leur départ,
les bovins accompagnés d’une asda avec étiquette orange «bovin non-dépisté IBR»,
les bovins accompagnés d’une asda avec étiquette orange «bovin positif IBR».
N’hésitez pas à vous rapprocher de votre GDS pour toute information complémentaire.

Le GDS de la Nièvre

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