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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

Récoltes

Une année vachement bien

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Florent Guyomard vient de rentrer beaucoup de foin et de paille pour ses animaux.
Un éleveur de Chelsey dresse un bilan positif de ses récoltes.
« Il faudrait pouvoir s’abonner à ce type d’année !», lance Florent Guyomard, exploitant à Chelsey, petit village entre Arnay-le-Duc et Liernais. Le jeune Côte-d’orien de 30 ans affiche une pleine satisfaction de ses productions végétales, à l’exception d’une partie de son blé victime d’une mycotoxine.

Tout s’enchaîne
La récolte a commencé début juin avec l’ensilage de ray-grass suivi de près par le foin. «La quantité et la qualité ont été toutes les deux au rendez-vous. En foin, certains prés ont donné 4t/ha. Précoce et réalisée dans de bonnes conditions, la fauche a livré une production riche qui sera certainement très appréciée des bovins», se réjouit Florent Guyomard. La moisson des grandes cultures n’a pas tardé et a débuté fin juin avec l’orge d’hiver. Salamandre, unique variété de l’exploitation, a donné un rendement très correct de 67q/ha, avec un calibrage inédit de 90. La production a été intégralement livrée à Dijon Céréales. L’avoine a été récoltée dans la foulée et a surfé sur la même dynamique avec une parcelle à 65q/ha. «avec les autres champs, la moyenne de la ferme se situera davantage à 60q/ha, ce qui est déjà très satisfaisant. En effet, les cultures étaient sur de mauvaises terres. Une partie de la production a également été livrée à la coopérative, le reste sera destiné à l’alimentation des Charolais», indique l’éleveur.

Le blé, la tuile
Il fallait malheureusement une zone d’ombre au tableau. Celle-ci est à mettre à l’actif du blé, dans lequel  a sévi la fusariose sur épi, responsable des contaminations en Don (déoxynivalénol). «Certains grains étaient blancs, d’autres étaient rouges, cette maladie rend la production impropre à la consommation humaine», décrit Florent Guyomard, «heureusement, le seuil pour l’interdire à la consommation animale n’était pas atteint. Il y aura malgré tout une sérieuse baisse du prix de vente, je ne la connais pas encore aujourd’hui. D’autres agriculteurs du secteur ont été touchés par la même problématique, dont l’une des causes aggravantes serait le précédent maïs. Pour l’anecdote, la parcelle concernée faisait quinze hectares: sur 10 ha il y avait du maïs en 2017, sur les cinq autres il y avait du ray-grass. Nous avons bien vu la différence, il n’y avait pas de maladie dans la partie ray-grass. Des consignes sanitaires nous ont été données par Dijon Céréales : nous avons bien séparé la récolte, les lots concernés ont été isolés. Le rendement, lui, tournait entre 60 et 65 q/ha. Des PS différents étaient observés : 78 dans la partie ray-grass, 72 dans la partie maïs».

Un bon triticale
Le triticale a été récolté après le blé avec un rendement correct de 55q/ha. «Ce volume est lui aussi le bienvenu car ici, nous sommes davantage habitués à faire 40 ou 45 q/ha. L’autre bonne nouvelle vient de la paille, avec des rendements aux alentours de 4 t/ha», poursuit l’exploitant. Le maïs ensilage devrait être récolté vers le 20 septembre : «il sera vraisemblablement précoce lui aussi. L’aspect visuel est plutôt intéressant à ce jour, mais les besoins d’eau se font de plus en plus ressentir».

Aurélien Genest

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