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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 02-08-2018]

Maïs soumis au stress hydrique

Comment prendre la décision d’ensiler ?

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Le développement des maïs sur le département et donc les dates de récolte varient en fonction de la précocité de la variété, de la date de semis et des caractéristiques de la parcelle (sol, exposition...).
La décision d’ensiler ou non est liée au stade de la plante. Trois cas de figure sont à distinguer.
Tout d’abord, quelques rappels sur les conséquences d’un stress hydrique pour le maïs. Un manque d’eau lors de la floraison femelle et jusqu’au Stade limite d’avortement du grain (SLAG - 3 semaines après la floraison) a pour conséquence une limitation du nombre de grains formés et à remplir par la suite. Si le déficit hydrique a lieu lors du remplissage du grain, le remplissage sera moindre et il y a un risque de desséchement précoce de la partie «tige + feuilles». Le rendement sera alors pénalisé, la maturité accélérée et la qualité dégradée. Sur des parcelles touchées par un stress hydrique, l’objectif est de valoriser au mieux la situation tout en essayant de faire le meilleur compromis possible entre récolter une plante «ensilable» (taux de MS permettant une bonne conservation, présence de feuilles encore vertes facilitant le tassement et assurant l’acidification du silo) sans trop perdre de chances d’augmentation du rendement si les conditions redevenaient favorables par la suite.
La décision d’ensiler ou non sera liée au stade de la plante. Nous distinguons trois cas de figure :
1) La plante est en période de remplissage des grains c’est-à-dire plus de trois semaines après la floraison femelle
On cherchera tout d’abord à estimer le potentiel de la plante, c’est-à-dire le nombre de grains mis en place, ainsi que le niveau de dessèchement de la partie «tige + feuilles».
Plus le nombre de grains mis en place est élevé et plus le potentiel de rendement est important. Ainsi, s’il reste des feuilles fonctionnelles (4 à 5 feuilles vertes au-dessus ou au niveau de l’épi), il est conseillé d’attendre pour favoriser le remplissage des grains. En effet, une plante qui a conservé des feuilles vertes continue d’avoir une activité  photosynthétique et en cas de retour de la pluie, la plante sera en mesure de poursuivre son cycle végétatif. L’objectif est de récolter lorsque le grain possède un tiers de chaque amidon (laiteux, vitreux et pâteux).
S’il reste l’équivalent d’une à trois feuilles vertes, il est conseillé d’attendre l’apparition de la lentille vitreuse pour ensiler les maïs riches en grains mais ne pas attendre pour des parcelles de maïs avec peu ou pas de grains.
En revanche, si toutes les feuilles sont sèches ou seulement vertes à leur base, l’ensilage est imminent quel que soit le nombre de grains. Dans un ensilage de maïs plante entière, l’énergie provient à la fois du grain avec l’amidon mais également avec la cellulose digestible de la partie «tige + feuilles». Un maïs avec peu d’amidon peut donc avoir une bonne valeur énergétique !
2) La plante est entre le stade floraison femelle et le SLAG
C’est durant cette période que le nombre de grains se défini. Si possible, on attendra le SLAG pour faire une estimation du nombre de grains  et on appliquera le diagnostic comme vu dans le cas précédent. En revanche, si l’appareil végétatif est desséché, il risque de ne plus être fonctionnel après le SLAG. On prévoira alors une récolte rapide.
3) La plante n’a pas fleuri
L’évolution de l’appareil végétatif de la plante sera suivie pour réaliser la récolte au bon stade et produire un ensilage avec une valeur énergétique moyenne liée à une digestibilité correcte des fibres.

Ensilage de maïs, une récolte très précoce
Le réseau de parcelles suivi par la Chambre d’agriculture permet de prédire une récolte précoce pour l’ensilage de maïs plante entière.

Les parcelles situées dans les zones les plus précoces du département et semées aux alentours du 20 avril étaient au stade floraison femelle dès les premiers jours de juillet. Dans son deuxième Flash Maïs, la Chambre d’agriculture a publié un tableau avec les dates de récolte prévisionnelles des parcelles concernées, pour un ensilage à 32% MS.

Florent Gavard, conseiller fourrages et bovins viande, rappelle qu’une teneur en matière sèche comprise entre 32 et 35% représente l’optimum en terme de rendement et de valeur énergétique : « au-delà, on assiste à une baisse de la valorisation de l’amidon dans le rumen (augmente de la proportion d’amidon by-pass et diminution de la valeur PDIE) ainsi qu’une baisse de la digestibilité de la partie «tige + feuilles». De plus, l’augmentation du taux de MS peut engendrer une moins bonne conservation du silo (problèmes de tassement, reprises de fermentations indésirables lors de l’ouverture du silo...)». Flash maïs, au même titre qu’Herbe hebdo, est envoyé gratuitement aux éleveurs. Ces derniers doivent renseigner leurs coordonnées électroniques à Florent Gavard (06 49 81 32 38, 03 80 90 68 73 ou florent.gavard@cote-dor.chambagri.fr).

Florent Gavard

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