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NIEVRE

[Article mis en ligne le 19-07-2018]

Moissons

Les agriculteurs à l’heure du premier bilan

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Le Gaec Seutin moissonne cette année 150 ha de blé.
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Jean-Charles et Christian Seutin devant leur moissonneuse.
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Damien Lelong au volant de sa moissonneuse.
L’orge, le blé et bientôt le colza. D’ici quelques jours, les moissons 2018 seront quasiment terminées. Les bonnes conditions climatiques ont favorisé l’accélération des récoltes. Les agriculteurs nivernais tirent donc déjà le premier bilan de la campagne 2018.
C’est le coup de feu. Pour Jean-Charles Seutin et son père Christian les journées ne sont pas assez longues pour pouvoir moissonner la totalité des 150 ha de blé. « Nous venons à peine de terminer l’orge et nous nous dépêchons de finir le blé tant que le temps le permet » explique le vice-président Grandes Cultures des Jeunes Agriculteurs. Cet exploitant installé en Gaec avec son père à Ouagne, tire déjà le premier bilan. « Pour le moment nous sommes sur une bonne année si l’on compare à 2017 qui a été une année catastrophique ». Il détaille : « en orge, nous avons eu des rendements à 50 q/ha, en colza entre 35 et 40 q/ha et le blé 55 q/ha. Ces mauvais résultats s’expliquent par des précipitations importantes qui ont fait chuter à la fois le rendement et le PS. Mais cette année nous avons de bonnes marchandises avec une forte teneur en protéine ».
Jean-Charles Seutin détaille sa récolte d’orge. « J’ai un calibrage de 50 à 60 %. C’est une orge qui est déclassée mouture. 1/3 est stocké non vendu ; 1/3 est stocké et déjà vendu et 1/3 est vendu et livré. En ce qui concerne le blé, pour le moment tout n’est pas terminé mais j’estime mes rendements entre 65 et 80 q/ha ».

« Ces cours beaucoup trop faibles »
Malgré ces résultats encourageants, les prix de ventes ne sont toujours pas au rendez-vous. « Pour le moment avec cette récolte, j’arrive juste à payer mes charges de structure, mes charges opérationnelles et mes coûts de production. Je ne perds pas d’argent, mais je n’en gagne par non plus ». Téléphone connecté sur les marchés et calculette en main, il nous détaille les niveaux de prix du jour. « En 2017, l’orge et le blé se vendaient entre 160 et 170 euros la tonne. Aujourd’hui au moment où l’on se parle, la tonne est à 140 euros. Pour me donner de l’air, il faudrait des prix aux alentours de 180 euros/tonnes. Actuellement, 1 quintal d’orge me coûte 16 euros, c’est beaucoup trop ».

« Nous voulons plus d’équité »
Plus largement, Jean-Charles Seutin a souhaité sortir sa casquette de syndicaliste pour livrer son sentiment sur les coopératives. Il estime qu’il faudrait plus d’équité entre les adhérents des coopératives. « Nous n’avons pas vu forcément le bénéfice de l’agrandissement de ce type de structure. En règle générale, lorsqu’une structure s’agrandit, nous devrions bénéficier d’économies d’échelles. Or ce que je constate c’est qu’il y a plutôt une politique de prix en fonction de la taille des exploitations. J’estime que ce n’est pas la philosophie d’origine des coopératives ». Autres sujets de préoccupations pour Jean-Charles Seutin, c’est la grève à la SNCF qui a fortement pénalisé le fret en France. « Je trouve déplorable que l’entreprise ferroviaire n’ait pas honoré ses contrats avec les organismes stockeurs. Car au final, c’est encore les agriculteurs qui vont devoir sortir le carnet de chèque pour régler le surcoût lié à l’approvisionnement des marchandises en camion ».

Théophile Mercier

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