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[Article mis en ligne le 04-07-2018]

Sicagemac

«Il faut se battre pour maintenir l’élevage»

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Le nouveau bureau du comité des foires de Corbigny.
Le marché aux bestiaux de Corbigny tenait son assemblée à la Sicagemac le 21 juin dernier. L’occasion d’évoquer avec son président Alexandre Lorret l’exercice 2017 mais aussi l’avenir de la filière.
Il y a du mouvement à la Sicagemac. Ce jeudi 21 juin, quatre nouvelles personnes ont fait leur entrée au sein du Conseil d’Administration, il s’agit de Laurine Coquillon ; Benoît Dubis ; Daniel Perrot et Alexandre Lorret, le président. Pour ce dernier «Les effectifs se sont globalement maintenus». En 2017, 14 351 bovins ont été présentés pour 12 193 vendus avec un prix moyen par bovin de 1 072 euros. «Nous avons sur la partie export, une légère augmentation du prix. Pour le maigre, dans le contexte actuel, nous pouvons dire que le prix se maintient» explique le président de la Sicagemac.

Si l’on examine dans le détail la répartition du volume des ventes, sans surprise le broutard arrive en tête avec 36% des ventes, suivi des vaches 19%, et des laitonnes 16%. Enfin en ce qui concerne les bovins gras, les vaches trustent le podium des ventes avec 45%, suivi des génisses, 24% et des taurillons 23%.

Globalement au moment de la clôture de l’exercice, à marché égal, la Sicagemac a réussi à vendre 289 bovins supplémentaires. Alexandre Lorret justifie ces bons résultats «par une demande qui reste active sur
le marché».
Pour la partie des ovins, si le volume des ventes n’est certes pas équivalent aux bovins, la Sicagemac enregistre néanmoins une augmentation des bêtes présentées d’un peu plus de 4%, soit un volume de 4 293 bêtes présentées pour 3 758 vendues. Le prix reste également relativement stable autour des 114 euros par bêtes.

«Que les éleveurs restent maître de leurs ventes»
Cette assemblée générale a été aussi l’occasion d’évoquer avec le président l’actualité de l’élevage. En guise de solutions, Alexandre Lorret expose plusieurs pistes de réflexions : «Tout d’abord que les clauses sanitaires soient les mêmes pour tous. Je veux bien sûr parler de la viande issue des accords Mercosur qui arrivent en France sans les mêmes contraintes. Cela créer de la concurrence déloyale pour les éleveurs français. Ensuite, il faut améliorer la promotion de la qualité de nos produits vers le consommateur. Enfin arrêter de juxtaposer les normes qui ne font qu’augmenter nos charges». Ce qu’il craint c’est la perte de souveraineté des exploitants agricoles. «Il nous faut lutter contre l’intégration, sans quoi, nous (les éleveurs) ne serons plus maîtres de nos ventes». Pour terminer, il a souhaité dire quelques mots sur l’avenir des marchés aux bestiaux. «Ils ont beaucoup plus d’importance que ne l’imagine la profession» estime-t-il. «Il faut bien comprendre qu’en l’absence des marchés, il n’y aura pas de cotation. Hors c’est ce qui donne le cap à la filière».

Théophile Mercier

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