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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 04-07-2018]

Moissons

Un colza précoce et plutôt rassurant

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Les premiers rendements approchaient les 35q/ha.
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Didier Lenoir
Les premières parcelles de colza fauchées la semaine dernière autour de Mirebeau-sur-Bèze semblaient moins décevantes que prévu.
La météo des derniers mois et la teinte noire apparue subitement ces derniers jours interrogeaient fortement sur le devenir du colza. Petit «ouf» de soulagement : les premières parcelles fauchées la semaine dernière autour de Mirebeau-sur-Bèze étaient plutôt rassurantes. Didier Lenoir enregistrait de premiers rendements proches de 35q/ha. Bien qu’inférieur à celui de l’an passé, ce niveau de résultat semblait satisfaire l’exploitant de Charmes : «Le colza semblait très mal embarqué il y a encore peu de temps. Le remplissage s’est finalement effectué correctement dans les siliques. Les maladies ont été bien contenues, le temps sec des trois dernières semaines a contribué à l’assainissement des cultures. Tout n’est pas rose pour autant : dans plusieurs parcelles, nous avons un certain nombre de trous sans la moindre plante, faute à l’humidité». L’une des autres caractéristiques de la récolte du colza cette année est sa grande précocité, comme l’indiquait Didier Lenoir, rencontré le 27 juin : «Faucher cette culture à cette date n’arrive pas très souvent ici, nous avons presque deux semaines d’avance. Des parcelles ont même été récoltées le 22 juin vers Pontailler-sur-Saône. Nous n’avons pourtant pas eu de chaleur infernale. Le vent, associé à une forte humidité, a sans doute joué un rôle important dans l’accélération de la maturité. Un autre point mérite d’être souligné : récolter dans ces conditions est un peu inespéré. Il y a encore un mois, avec toute l’eau que nous avions, nous nous posions beaucoup de questions sur le déroulé de la moisson».

Orge «moyenne», bientôt le blé
Fauchée du 23 au 26 juin, l’orge d’hiver du producteur côte-d’orien a terminé sur un rendement de 67q/ha, un calibrage de 68 et un taux de protéines de 11,5% dans la variété Étincel : «c’est clairement décevant en quantité car nous pouvons espérer 10q/ha de plus dans le secteur. Nous allons nous contenter de la qualité. Comme dans les colzas, je pense que la protection des cultures a été particulièrement réussie». Didier Lenoir attendait la récolte de blé pour se prononcer plus davantage sur la moisson 2018 : «nous sommes dans l’expectative. De la fusariose a sévi dans plusieurs variétés mais la météo a assaini encore une fois la situation. Aujourd’hui, les parcelles sont relativement claires en nombre d’épis. Le remplissage des épis et le nombre de grains semblent corrects à ce jour. Les blés ne mûrissent pas très vite comme nous le craignions il y a peu. Les épis ne se courbent pas rapidement. La fin de cycle va t-elle influencer le rendement ? Nous verrons bien». L’orge de printemps semée en février présente quant à elle un bel aspect dans les parcelles les plus saines. «Le risque d’échaudage reste d’actualité», ajoute l’agriculteur.

Une remontée des prix ?
Récolter est une chose, vendre en est une autre. L’inquiétude est d’ailleurs palpable sur le sujet. «Les prix sont toujours insuffisants», déplore Didier Lenoir, «des rendements moyens, des qualités moyennes et des prix moyens ne permettent pas de dégager de la marge, et je ne parle même pas des endroits où le colza sera très mauvais. Un certain nombre de voyants sont pourtant au vert pour assister à une remontée des prix. Je pense notamment aux récoltes annoncées moyennes aux États-Unis et dans les pays de l’Est, comme la Russie et l’Ukraine. Cela ne pèse malheureusement pas sur le marché aujourd’hui, nous ne savons pas quoi en penser».

Cap sur 2019
Pour la prochaine campagne, l’exploitant de Charmes envisage d’ores et déjà de réduire sa surface en colza en faveur du soja: «seulement quelques hectares seront concernés. Le colza coûte très cher à mettre en place et ses résultats sont parfois décevants. Cela nous permettra de limiter quelque peu l’investissement. Tout ce qui se passe autour de l’huile de palme ne nous rassure pas non plus, ce dossier est très désagréable pour les agriculteurs. L’accord trouvé avec le gouvernement ne vaut pas grand chose aujourd’hui. Il faut vraiment que nos dirigeants mettent en adéquation leurs paroles et leur actes».

Aurélien Genest

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