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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 04-07-2018]

Agriculture Biologique

Stéphane Travert présente le Programme Ambition Bio 2022

À l’issue du Grand Conseil d’Orientation de l’Agriculture Biologique, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a présenté le Programme Ambition Bio 2022. Le programme doté de 1,1 milliard d’euros s’articule en sept axes, mais ne suffit pas à rassurer la Fnab.
Le 25 juin, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, a présenté le Programme « Ambition Bio 2022 », suite au Grand Conseil d’Orientation de l’Agriculture Biologique, qu’il animait aux côtés de Gérard Michaut, président de l’Agence Bio, et Florent Guhl, son directeur. Afin de financer les 1,1 milliard d’euros dont est doté le plan d’action, le gouvernement s’appuie sur trois leviers.
Tout d’abord le renforcement des moyens consacrés aux aides à la conversion, composés de 200 millions d’euros de crédits d’État, de 630 millions d’euros de fonds européens Feader, en plus d’autres financements publics, et dès 2020, d’un apport de 50 millions d’euros par an via la redevance pour pollution diffuses.
Le fonds de structuration « Avenir Bio », dépendant de l’Agence Bio, sera progressivement porté de 4 à 8 millions d’euros par an. Enfin, comme inscrit dans la loi de Finance 2018, le crédit d’impôt bio est passé de 2 500 à 3 500 euros et est prolongé jusqu’en 2020. Le ministère précise aussi que le volet agricole du Grand Plan d’Investissement « permettra d’accompagner les projets individuels et collectifs ».
Le Programme Ambition Bio souhaite voir passer la surface agricole française en Agriculture Biologique de 6,6 % actuellement à 15 % d’ici 2022. Il prévoit également de structurer les filières au travers du « Fonds Avenir Bio ». Le gouvernement souhaite aussi développer la consommation de produits biologiques en s’appuyant sur les territoires, notamment par la restauration collective (objectif de 20 % de produits issus de l’Agriculture Biologique dans les établissements publics d’ici 2022) et par le biais d’actions promotionnelles, portées par l’Agence Bio, notamment à l’export. Le plan porte aussi sur la volonté de développer la recherche et de former les acteurs de la filière.
Pour 2021, le gouvernement prévoit une nouvelle réglementation pour accompagner « le développement du secteur tout en apportant des garanties aux consommateurs ».

La Fnab dubitative
Si l’Agence Bio salue « un véritable défi pour l’ensemble de la filière », la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (Fnab), qui a participé à la construction du texte, est moins optimiste et déplore un contenu qui « n’a pas suffi à redonner confiance là, où sur le terrain, le désengagement de l’État reste palpable ». Elle dénonce le retard du versement des aides de 2016, le non-rétablissement des aides au maintien, le manque de renflouement des caisses des régions pour payer les aides à la conversion, ainsi que des crédits d’animation Bio pour le développement « toujours plus contraints ». « Le ministère réaffirme le rôle central du marché pour développer l’agriculture Biologique mais le marché ne rémunérera pas la protection de l’eau, de l’air ni du climat. C’est le rôle des Pouvoirs publics de rémunérer les services non-marchands rendus par l’Agriculture Biologique », soutient Guillaume Riou, le président de la Fnab. L’organisation rappelle aussi que six régions ont d’ores et déjà consommé l’ensemble de l’enveloppe disponible jusqu’à 2020. « Un grand plan national sans budget à la hauteur des enjeux ne sera qu’un miroir aux alouettes qui permettra au gouvernement de surfer sur une vague qu’il n’a ni créée ni même entretenue », prévient Guillaume Riou. Car l’agriculture biologique évolue dans une réalité agronomique et économique qui doit toujours être prise en compte. Les filières pour le moment restent prudentes face à ces annonces qui devront être suivies d’effets pour que le soufflé ne retombe pas. Stéphane Travert est notamment attendu de pied ferme sur le financement des 630 M€ de fonds du Feeder, quand on sait que le Plan Ambition bio court jusqu’en 2022 tandis que la programmation du plan Feader s’arrête en 2020. Sans compter que les crédits dédiés à la bio sont déjà bien attaqués du fait du dynamisme des conversions. La guerre des chiffres ne fait que commencer.
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