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YONNE

[Article mis en ligne le 04-06-2018]

Cecna

Pierrick Drevillon prend les rênes de la coopérative

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Pierrick Drevillon, nouveau directeur de la Cecna, dans les stabulations du Haras de Charmoy.
Jusque-là directeur adjoint, Pierrick Drevillon vient de prendre la succession d’Olivier Darasse à la direction générale de la Cecna.
Créée il y a plus de 70 ans, la Cecna (Coopérative d’Élevage du Centre Nord et de l’Aube), dont le siège se trouve à Migennes, fut l’une des premières coopératives d’insémination françaises en secteur bovin. Sachant, au fil des années multiplier ses pôles de compétences, que ce soit, par l’ouverture de l’activité petits ruminants en 1976, suivie en 1994, par la création du centre de prélèvements de semence porcine. Plus récemment, en 2011, a été créé le Haras de Charmoy, préambule à l’activité équine et en 2012, naissance de la Start-Up Elexinn, destinée à la recherche et au développement en matière de reproduction animale. Avec pour résultat, la création quatre ans plus tard, du premier dispositif d’insémination profonde bovine «XtremiA». Un nouveau concept qui depuis a fait ses preuves et permis à la Cecna de s’ouvrir à l’international. Âgé de 37 ans, Pierrick Drevillon, ingénieur de formation, a intégré la coopérative en 2006, multipliant depuis les fonctions, d’inséminateur à responsable du centre équin, avant de succéder il y a quelques semaines, à Olivier Darasse, à la Direction générale. Une fonction qu’il partage désormais pour moitié, avec des voyages à travers le monde, afin de promouvoir le système «XtremiA».

- TdB : Quelle politique aujourd’hui pour la Cecna ?
Pierrick Drevillon : «En matière bovine, la restructuration est forte sur nos zones historiques que sont l’Yonne, l’Aube et le Loiret et l’idée est que l’on accélère la mutation de nos métiers, amorcée depuis déjà cinq ans. À l’image du suivi de reproduction, nous sommes en train de devenir hyper spécialistes en matière de services bovins. En parallèle, nous rentrons aussi dans une logique multi-espèces. Cela a commencé il y a une dizaine d’années avec les équins et continue au travers de start-up, avec l’export de matériel, par exemple à destination de dromadaires de course ou, ce projet en région parisienne pour faire de l’insémination canine. Nous sommes dans un changement important, tout en veillant à permettre à nos éleveurs bovins, de continuer à avoir une belle qualité de services…»

- La biotechnologie est pour vous un fer de lance ?
«Il est indéniable que les biotechs ont de tout temps représenté quelque chose d’important pour la Cecna, qui fut à l’époque, l’une des rares coopératives en France, à faire de la reproduction de cerfs. À l’image de l’un de ses anciens présidents, Jean Moreau, également président de France Embryons, qui eut l’idée d’importer les premiers embryons américains sur le sol national dans les années 60/80. Ce que nous avons amorcé il y a dix ans, avec Olivier Darras et tout le Conseil d’administration, c’est d’aller au bout de cette démarche et de sortir des brevets, avec un vrai projet d’entreprise. L’idée étant de faire comprendre aux éleveurs qu’à travers le quotidien de la gestion de leur troupeau et d’une manière plus large, au travers de la génétique, il y a peut-être une autre manière d’envisager l’élevage. Et c’est la voie que l’on essaie de construire ensemble»

- Tout en conservant un lien fort avec le terrain ?
«Nous avons un mode de fonctionnement à la coopérative nous obligeant à «toujours savoir faire ce que l’on veut faire faire», inspiré du modèle de management Décathlon incitant ses collaborateurs à tester le matériel pour mieux le vendre. Pour nous, le lien avec le terrain est directement lié à notre capacité à aller chercher des idées et les confronter à ce que veulent les éleveurs. D’où l’intérêt d’une coopérative à taille humaine comme la nôtre, avec beaucoup de proximité, au plus près des pragmatiques des éleveurs, qui ont l’impression ainsi, de ne pas avoir en face d’eux, des gens déconnectés de la réalité. Mexique, États-Unis, Maghreb, Dubaï, Tadjikistan, Europe…, cela fait deux ans que je parcours la planète pour vendre ce produit unique qu’est «XtremiA», mais quand vous êtes dans une coopérative, vous n’y allez pas que pour vous, mais pour porter aussi un petit peu de ses valeurs. Voire de la région, car souvent, on amène du chablis !»

Dominique Bernerd

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