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YONNE

[Article mis en ligne le 17-05-2018]

Filière porcine

Un bon millésime 2017 pour la coopérative Cirhyo

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Une bonne année 2017 pour la coopérative Cirhyo
Marquée par des cours à la hausse et des coûts de production en baisse, l’année 2017 restera un bon millésime pour la coopérative Cirhyo, en dépit d’une consommation de la viande de porc toujours en berne.
Regroupant 582 adhérents répartis sur 38 départements, dont 29 dans l’Yonne, la coopérative Cirhyo s’est forgée au fil des années un rôle de leader régional au sein de la filière porcine. Si au plan national, l’exercice 2017 a été marqué une fois encore par une diminution des achats des ménages, le porc frais perdant près de 5 % et la charcuterie, 1,5 %, il s’est traduit dans le même temps pour la coopérative, par des cours hauts et des coûts de production en baisse, meilleurs de 4 à 5 cts à la moyenne nationale. Une baisse due à des coûts alimentaires en diminution et à des résultats techniques en progression. La prolificité a toutefois ralenti sa croissance, avec + 0,2 porcelet sevré par truie et par an, conséquence de différents facteurs : fortes chaleurs dès le mois de juin faisant baisser la fertilité de 1 %, présence de mycotoxines, des céréales médiocres au PS très faible, un défaut difficile à corriger par la formulation. Certains éleveurs aux résultats techniques exceptionnels, réussissant néanmoins à produire plus de 35 porcelets par truie et par an. Autant de performances techniques permettant à Cirhyo de maintenir en 2017 son volume de production, dans un environnement national en diminution de - 1,86 % (zone Uniporc). Tous secteurs confondus, la coopérative a commercialisé l’an passé 1 278 600 porcs charcutiers. Un chiffre en hausse de + 0,62 % par rapport à l’exercice précédent. À noter : la belle performance du secteur Appoigny, regroupant notamment les départements de l’Yonne et du Loiret, qui affiche une progression de + 2,66 % de sa production.

Un aval fort avec Tradival
Cirhyo est également actionnaire de la société Tradival, qui regroupe notamment les abattoirs de Lapalisse dans l’Allier et de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret. Un outil d’aval important, qui aura connu, à l’instar de l’élevage, une année favorable en 2017, se clôturant par un exercice bénéficiaire, avec 1 191 250 porcs abattus (dont 82 % produits par Cirhyo) et un chiffre d’affaires de 314 millions € (dont 12 % à l’export). Ce partenariat étroit entre les deux sociétés, leur permet de coller pleinement au marché, avec notamment la confirmation en 2017, d’une forte demande en porcs bio, incitant Cirhyo à poursuivre son programme de développement spécifique qui, à l’horizon 2019, devrait voir une augmentation de 20 à 30 % des porcs produits. Poursuite également de la politique de régionalisation entamée par Carrefour au travers de la marque «Porc du Massif Central et Contreforts», rejointe cette année par la marque «Porcs de Champagne Ardennes». Développement continu par ailleurs, du Label rouge «Porc Délice», avec le lancement le 1er mars dernier, dans le cadre du SIA, d’un partenariat avec le groupe Lidl, sur 150 magasins.
Le bien-être animal est devenu en 2017 un thème central des interrogations sur l’élevage de porcs. Un sujet majeur abordé lors des différentes assemblées de section de la coopérative, pour qui, il est important que l’élevage reprenne la parole et explique de façon simple et efficace pourquoi et comment les modes de production ont évolué : «il n’est jamais dit par exemple, qu’au prix d’investissements très importants, les truies sont élevées en liberté aujourd’hui, sauf au moment de la mise bas pour protéger le porcelet. Jamais dit que le caillebotis est un compromis technique idéal pour apporter chaleur, propreté et confort aux animaux et économiser de l’aliment. Jamais dit non plus, que des élevages de taille suffisante apportent les meilleures conditions de travail aux salariés et donc les meilleurs soins aux animaux… Toutes ces vérités et beaucoup d’autres, doivent être expliquées, sinon nous nous ferons imposer des modèles rétrogrades qui conduiront à la délocalisation de la production. Une de plus !»

Dominique Bernerd

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