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NIEVRE

[Article mis en ligne le 26-04-2018]

Installation

Julie Cadiot: Le bien-être animal comme philosophie

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Julie Cadiot avec l’une de ses vaches favorites.
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L’un des bâtiments pour les volailles. Il peut contenir jusqu’à 500 bêtes. Et il est amovible pour réaliser un vide sanitaire plus facilement.
À seulement 26 ans, la Nivernaise s’est installée en février avec ses parents mais multiplie les projets personnels. Après une première étape réussie en vente directe, la jeune femme a la ferme intention d’ouvrir un établissement pédagogique à Gimouille, d’ici trois ans.
Comme la plupart des enfants d’exploitants agricoles Julie Cadiot a été bercée par le rythme des saisons à la ferme. Ses débuts dans le métier n’étaient pas forcément gagnés d’avance. Ses parents étaient réticents à l’idée qu’elle devienne agricultrice. La jeune femme a d’abord étudié la possibilité d’être infirmière militaire pour travailler dans l’humanitaire ou devenir psychologue. Elle passe malgré tout en 2011 son BTS productions animales puis une licence professionnelle, commercialisation et conseil bovins viandes à Rambouillet dans les Yvelines et Bressuire dans les Deux-Sèvres.
Durant cette période, elle est embauchée en stage à la coopérative Cialyn. Une expérience enrichissante qui lui a permis d’acquérir de la rigueur, elle qui avoue être «un peu désorganisée».

2016 : l’année de l’opportunité
C’est en 2016 que tout s’accélère pour Julie Cadiot. «J’ai su que la ferme à côté de chez mes parents était à vendre, je n’ai pas hésité, j’ai quitté Cialyn et j’ai tout de suite entrepris les démarches pour l’acquérir» raconte-t-elle. Elle avait pour projet de se lancer dans la vente directe et de créer une ferme pédagogique. Son exploitation étant située à côté du «Domaine du Grand Bois», elle s’est donc entendue avec Arnaud Le Clerc, propriétaire de la structure pour développer son projet en partenariat avec lui. Elle a dans un premier temps pris contact avec la Safer puis le service installation à la Chambre d’agriculture de la Nièvre. Elle a investi près de 213 000 euros.

Dans le détail, elle a racheté pour 166 000 euros de cheptel à la société que possédait sa mère à l’époque. Le reste, soit 47 000 euros ont été injectés dans le foncier. De son apport est né le Gaec Cadiot. Un an aura été nécessaire à Julie pour finaliser son installation.

Une activité tournée vers la diversification
Contrairement à certains de ses jeunes collègues, elle a fait le choix de s’installer avec la Dotation Jeune Agriculteur (DJA). La diversification «lui permet de ne pas s’enfermer dans sa ferme». «J’aime sortir et voir du monde, je n’envisage pas de rester sans arrêt au travail» dit-elle avec conviction. Au départ, elle ne possédait que 60 hectares.

Aujourd’hui, elle partage 330 ha avec ses parents. Son objectif est d’atteindre les 190 vêlages par an et une production de 3 000 poulets par an. Elle propose ses volailles directement à la ferme. Mais vous pouvez aussi venir la rencontrer tous les quinze jours à la boulangerie «l’authentique» de Sermoise ou dans deux grandes surfaces de l’agglomération nivernaise. Et une fois par mois, elle livre jusqu’à 60 poulets en région parisienne. Elle pense ne pas développer le créneau des grandes surfaces : «C’est compliqué, elles se font de la marge et les centrales d’achats veulent sans cesse que je diminue mon prix, c’est du chantage».

Un soin apporté au bien être des animaux
Ne parlez surtout pas d’antibiotiques à Julie, elle pourrait se vexer. «Je soigne mes bêtes avec de l’hémopathie, je suis plus à leur écoute et mes cheptels sont moins stressés», insiste-t-elle. Elle a même construit des bâtiments amovibles pour pouvoir faire un vide sanitaire toutes les huit semaines pour ses volailles.
Pour l’heure Julie Cadiot s’affaire dans la rénovation d’une chambre froide et de son épicerie, dont l’ouverture est prévue pour juin 2018.

La ferme pédagogique est déjà bien avancée, des animaux sont présents sur les terres mais sa priorité reste avant tout le développement de la ferme.

Théophile Mercier

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