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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 19-04-2018]

Protéagineux de printemps

Pensez au soja !

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Les conditions climatiques de février et mars ont perturbé les chantiers de semis des pois et féverole de printemps. Dans ces conditions, le soja peut être une alternative intéressante en remplacement de ces cultures.
Les conditions climatiques et notamment les précipitations de février et mars ont fortement perturbé les chantiers de semis des pois et féverole de printemps. Les écarts de précipitations par rapport à la normale indiquent un excédent de 10 à plus de 100 mm selon les secteurs (voir carte).

Des chantiers de semis perturbés au printemps
En Bourgogne par exemple, les premières estimations indiquent un taux de 15 à 25 % de surface en pois de printemps non semés. Dans ces conditions, le soja peut être une alternative intéressante en remplacement des cultures non emblavées.

Semer sur un sol suffisamment réchauffé
La période de semis optimale dépend de plusieurs critères :
• La température du sol : Les semis peuvent débuter dès que le sol est suffisamment réchauffé, environ 10°C.
Important. En début de cycle (semis levée) le soja est très exigeant en température. Il est préférable d’attendre que le sol soit vraiment bien réchauffé au moment du semis pour un démarrage rapide et vigoureux de la culture. Un semis en conditions fraiches est très pénalisant pour la culture même s’il est suivi quelques jours plus tard par un réchauffement.

• Le groupe de précocité de la variété (voir tableau 1).
Le respect de ces conditions assure un démarrage rapide de la culture, ce qui la rend moins vulnérable aux ravageurs souterrains (mouche des semis et limaces) et aux fontes de semis.

Soigner le semis
Il est conseillé d’adapter la profondeur de semis au type de sol :
• 2 cm dans les terres froides ou battantes. Cette profondeur est également recommandée en semis précoce pour assurer un réchauffement rapide du lit de semence.
• 3 à 4 cm en terre chaude, sèche ou motteuse.
Le semis peut être plus profond (4 à 5 cm) si un passage de herse étrille est prévu.
Pour garantir une bonne régularité de semis, il est conseillé de semer à une vitesse de 6 km/h maximum, quel que soit le type de semoir.
L’écartement sera fonction du type de précocité : de  18 à 30 cm pour les  000 et 18 à 50 cm pour les 00.
Les grands écartements permettent une meilleure aération du couvert, ce qui limite le développement de certaines maladies (sclérotinia). Ces écartements permettent également de pouvoir biner en végétation pour contrôler les adventices.
Les semis à petits écartements réalisés notamment avec un semoir à céréales permettent une meilleure couverture du sol et donc une meilleure concurrence vis-à-vis des adventices.
Le roulage après semis permet de niveler le sol et de faciliter la récolte des gousses basses. Cette opération est déconseillée en sol battant.

Adapter la densité de semis
La densité de semis dépend de plusieurs critères :
• Le groupe de précocité : plus la variété est précoce, plus la densité de semis doit être élevée car leur potentiel de ramification est plus faible.
• Les pertes à la levée dues aux conditions de semis (vitesse trop élevé, sol insuffisamment réchauffé) ou à des défauts de faculté germinative (en semences certifiées, le taux minimal de germination est de 80%, en semences de ferme, réalisez un test de germination).
• La ressources en eau : l’irrigation sécurise la culture ce qui autorise une densité de semis plus faible.
Le tableau 2 récapitule les densités conseillées.

Inoculation des semences
L’inoculation du soja par la bactérie Rhizobium japonicum permet à la culture de couvrir 75% de ses besoins en azote grâce à la symbiose, soit environ 300 kg/ha. Ces bactéries sont naturellement absentes dans les sols européens, il faut donc les apporter sous forme d’inoculum.
L’inoculation est une étape importante qui requière des conditions spécifiques. Une mauvaise inoculation pénalisera le rendement. Dans une série de 5 essais conduits en 2016 et 2017 l’absence d’inoculation a engendré des pertes de 40% (soit-  13 q/ha %) par rapport aux plantes inoculées.

M.Geloen – Terres Inovia

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