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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 12-04-2018]

Agriculture de conservation des sols

Performances économiques et durabilité

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Bastien Garnier, avec un pied de colza et sa culture compagne, le lotier, en présence de vers de terre. Le semis direct enrichit les sols et les protège.
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Ghislain Garnier pratique le semis direct sous couvert sur l’ensemble de son exploitation dédiée à la culture du colza, du soja, du lin et du blé.
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Une partie des membres de l’Apad Centre Est, réunis le 5 avril en Côte-d’Or.
Ghislain et Bastien Garnier, agriculteurs à Épernay-sous-Gevrey, ont abandonné tout travail du sol depuis près de dix ans.
Les débuts ont été assez compliqués mais les obstacles sont aujourd’hui maîtrisés. La technique du semis direct sous couverture végétale adoptée par Ghislain Garnier en 2009 est un réel succès. Des rendements similaires voire supérieurs à ceux généralement constatés en agriculture conventionnelle sont désormais réalisés, le tout avec une baisse de 50% du fioul consommé à l’hectare (moins de 40 litres), une utilisation de produits phytosanitaires en baisse de 20% et beaucoup moins d’heures passées dans le tracteur.
Ghislain Garnier et son frère Bastien recevaient l’Apad Centre Est le 5 avril chez eux, à Épernay-sous-Gevrey, et sont revenus sur leurs différentes démarches.

Retour à l’agronomie
L’arrêt de la culture de betteraves en fin d’année 2007 a été le «déclic» pour Ghislain Garnier : «Mes terres sont argileuses dans leur très grande majorité. Difficiles à travailler, elles étaient très gourmandes en énergies, pour des lits de semences pas toujours parfaitement réussis». Sa volonté de réduire les coûts d’implantation et, plus largement, ses charges de mécanisation s’est traduite par l’abandon total du travail du sol : «mon père, qui est parti en retraite en 2016, avait déjà abandonné la charrue en 1998. J’étais déjà sensibilisé à la démarche et les études que j’ai suivies n’ont fait que confirmer mon intention de changement. Le retour à l’agronomie me tendait les bras. J’ai opté pour le semis direct sous couvert en achetant un semoir SD à disques, puis un autre muni d’une dent quelques années plus tard».

Vers une couverture permanente
«Les cinq premières années ont été difficiles, il nous manquait des références techniques pour la mise en œuvre du système et principalement l’implantation des cultures» poursuit le Côte-d’orien, «cette lacune était générale en France. C’est la raison pour laquelle j’ai intégré l’Apad avec l’idée de progresser. Avec l’appui de l’Apad et de quelques professionnels de conseils, les résultats ont été rapidement au rendez-vous». Ghislain et Bastien Garnier sont pleinement satisfaits de leur orientation : «les performances économiques et la durabilité sont au rendez-vous. Le travail a considérablement changé, il y a beaucoup plus de temps consacré à l’observation. Aujourd’hui, l’orientation que prendra le Ministère de l’agriculture ne nous importe peu,  car nous ne ferons pas marche arrière». De 20%, la baisse de produits phytosanitaires utilisés à l’EARL Garnier devrait approcher les 50% d’ici deux ans en développant la couverture permanente des sols sur l’exploitation. «Avec cette technique, chaque culture de vente a une plante compagne», expliquent les exploitants, «le sol ne se retrouve jamais nu. Le choix des espèces à implanter est déterminant. Il ne faut aucun antagonisme et ni compétition entre elles».

Aurélien Genest

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