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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 05-04-2018]

élevages allaitants

Bientôt dans les prés

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Les éleveurs du hameau de Promenois lâcheront leurs ruminants durant la deuxième quinzaine d’avril.
La mise à l’herbe débute dans les secteurs les plus précoces du département. Il faudra attendre encore un peu à Jouey, chez Philippe et Antoine Thibault.
Des dizaines de milliers de bovins et d’ovins retrouvent le grand air en Côte-d’Or. Comme chaque année, les éleveurs préparent cette période charnière avec la plus grande attention. C’est notamment le cas de Philippe et Antoine Thibault, sur la commune de Jouey près d’Arnay-le-Duc, qui tenteront comme chaque année de limiter au mieux le stress métabolique de leurs animaux par une transition alimentaire la plus adaptée. Apports minéraux et gestion du parasitisme seront d’autres points clé à bien respecter. «La mise à l’herbe devrait s’effectuer durant la deuxième quinzaine du mois d’avril. Les parcelles, argileuses et bien humides pour la plupart, sont encore loin de pouvoir accueillir les bêtes, sous peine d’avoir un trop fort piétinement», indique Philippe Thibault. L’éleveur de 60 ans relevait également une pousse de l’herbe encore très faible la semaine dernière (constatation générale sur l’ensemble du département d’après Herbe hebdo 6).

Chacun de son côté
Suite à la récente installation d’Antoine Thibault, cette mise à l’herbe s’effectuera d’une manière inédite pour les deux éleveurs. Le jeune de 22 ans a créé sa propre société le 26 décembre en achetant près de la moitié du cheptel et des surfaces de son père. Des génisses de 30, 18 et 12 mois, tout comme plusieurs broutards ont également été vendus au jeune Côte-d’orien pour le lancement de son activité. «C’est une grande première, c’est vrai» lance le passionné d’élevage, qui envisage de se procurer une cinquantaine de brebis durant les prochains mois: «J’ai toujours aimé les ovins, je pense qu’ils seront utiles sur une exploitation comme la mienne. Une brebis charollaise fait deux agneaux par an et permet de se rattraper plus vite qu’en bovins en cas de problème sanitaire ou de reproduction. Les ovins vont venir raser l’herbe plus bas que les vaches, c’est aussi une bonne option pour obtenir une meilleure valorisation des prairies. Je le dis souvent : qui s’éloigne du mouton perd la raison !»

Bientôt la volaille
Antoine Thibault a un autre projet et non des moindres avec la construction d’un poulailler de 1350 m2. Celui-ci sera en mesure d’accueillir 30 000 poulets, le début du terrassement est d’ailleurs imminent au hameau de Promenois : «j’ai toujours eu l’objectif de me lancer dans ce genre d’élevage. Tout petit, j’élevais déjà quelques poules.  Je me suis définitivement lancé après avoir réalisé plusieurs visites d’élevage». Le poulailler mixte, en mesure d’accueillir des dindes selon les besoins du marché, générera un revenu fixe chaque mois, avec un contrat de quinze ans «bien ficelé» : «l’investissement de 350 000 euros est conséquent, mais j’ai la certitude d’avoir un revenu régulier. Dans un contexte de prix toujours aussi bas de la viande bovine, cet élément est vraiment le bienvenu. Cette structure sera un bon compromis avec mes 45 vaches, mes 75 hectares et bientôt, mes 50 brebis. Je ne serai pas trop chargé des deux cotés. Cela
me permettra d’avoir l’équivalent de deux mi-temps sur l’exploitation».

Aurélien Genest

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