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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 05-04-2018]

Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté

Une séance plénière sous vent de fronde

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Le programme de l’assemblée plénière avait été développé lors d’une conférence de presse par la présidente de région BFC Marie-Guite Dufay.
Le ton a été donné lors de la dernière séance pleinière du Conseil régional, qui s’est déroulée à Dijon le 30 mars dernier. La collectivité régionale, sa présidente en tête, se positionne vent debout contre une action gouvernementale jugée trop brutale et préjudiciable à l’action des collectivités territoriales et au développement économique de certains territoires ruraux.
La présidente du Conseil régional Marie-Guite Dufay n’a pas caché son mécontentement quant «aux transformations à l’œuvre» du fait de la politique gouvernementale. En ligne de mire, l’évolution de l’apprentissage et la situation des CFA, dont les plus fragiles pourraient faire les frais de la perte de compétence de l’institution régionale en la matière. Les régions ont réussi à conserver un droit de regard très limité dans le nouveau dispositif de l’apprentissage, qui transfère les compétences de la région aux branches professionnelles.
«Que les branches professionnelles concourent à la gestion de l’apprentissage cela peut se comprendre» admet la présidente de Région BFC, rappelant les forces et faiblesses de l’ancien dispositif. Mais elle considère que le nouveau dispositif «est à risque» car il favorise de fait les grandes branches professionnelles, au détriment des secteurs d’activités «les moins visibles», souvent aussi les plus porteurs de dynamisme pour les territoires ruraux. Certains CFA interprofessionnels pourraient être mis à mal, avertit Marie-Guite Dufay. «Cela ne sera pas sans effet sur l’équilibre entre les territoires et sur l’aménagement du territoire dans son ensemble» regrette la présidente de Région qui «ne comprend pas les trois quarts de cette réforme» et craint que le fonds de compensation prévu par le nouveau dispositif ne couvre pas tous les besoins.

Le dossier agricole dans l’œil du cyclone
Autre point de tension important le dossier agricole cristallise toutes les craintes. Pour la région, les voyants sont au rouge, au niveau du Feader comme sur la prochaine Pac de l’après 2020. La crainte étant que les aides aux agriculteurs diminuent de façon drastique. La présidente de région dénonce le danger qui plane sur la politique de cohésion des territoires européens, du fait notamment du manque d’engagement du gouvernement français à la défendre réellement. Une prise de position saluée par François Sauvadet, leader de l’opposition de la droite et du centre. La région BFC souhaite «un budget ambitieux pour la politique agricole commune, à la hauteur des enjeux que le monde agricole et rural doit relever», avec «un second pilier renforcé pour accompagner au mieux la transformation des systèmes agricoles et alimentaires». La Bourgogne-Franche-Comté réitère son attente forte d’une politique de cohésion qui s’articule autour du Feder, du FSE et du volet non-agricole du Feader. Une avancée pour l’agriculture biologique  : la région après concertation avec les représentants de la bio, s’engage à poursuivre le versement d’une aide au maintien, identique à celle qui existait, mais réservée aux secteurs de production considérés comme les plus fragiles. Une aide plafonnée à 5 000 euros sur cinq ans.
Autre dossier «compliqué et chahuté au niveau national» comme le relève la présidente de région   : celui des transports, avec certaines «petites lignes» dans le viseur du gouvernement. Sur ce volet, la Bourgogne-Franche-Comté se trouve plus préservée que d’autres territoires et une seule ligne pourrait se trouver réellement menacée, du fait qu’aucun investissement de modernisation n’était prévu. La région reste vigilante sur ce dossier.
Le tour d’horizon des autres dossiers régionaux a permis de tracer quelques perspectives d’avenir plus encourageantes comme celles concernant la formation, le pôle d’excellence universitaire sur lequel «on va pousser les feux» et la réduction de la fracture numérique pour les territoires les plus difficiles d’accès au très haut débit. Sur la formation notamment, les dispositions donnant la priorité à la formation des demandeurs d’emplois ou à ceux qui en ont le plus besoin, sont considérées comme «une orientation positive», puisqu’elle donne plus de moyens à orienter vers les populations les moins qualifiées. Pour la région cela se traduira par 5 700 jeunes et demandeurs d’emploi formés en plus par la région en 2018.

Anne-Marie Klein

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