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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-03-2018]

Jeunes agriculteurs

«Les soutiens Pac sont essentiels»

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Guillaume Moyot succède à Arnaud Parfait à JA21.
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Guillaume Moyot est le nouveau secrétaire général de JA21 depuis début mars. Nous l’avons rencontré dans ses champs à Étormay.
De nombreux jeunes ont intégré cette année l’équipe départementale de JA21. La composition du nouveau bureau, dévoilée dans notre édition du 16 mars, a réservé la place de secrétaire général à Guillaume Moyot. Le JA de 29 ans, président du canton d’Aignay/Baigneux depuis 2012, succède à Arnaud Parfait et jouera un rôle important dans la vie du syndicat. Défendre les différents dossiers, participer à l’animation du réseau comptant 250 adhérents et veiller à ce qu’un maximum d’informations remontent des cantons font notamment partie de ses missions. Titulaire d’un Bepa et d’un Bac pro agricoles obtenus à Fontaines, Guillaume Moyot s’est installé en 2009 à Étormay. Remplacé dans son équipe cantonale par Cyril Bret, le jeune polyculteur-éleveur travaille avec son père François et son frère Maxime au sein de deux corps de ferme.

Le prix n’y est pas
à l’image de son secteur de haute Côte-d’Or, l’agriculture côte-d’orienne «ne va pas très bien» et doit «plus que jamais» être soutenue selon Guillaume Moyot: «notre département est très diversifié, nous avons des problématiques tantôt communes, tantôt spécifiques aux petites régions. Ici, dans mon secteur à terres superficielles, il est très difficile de s’en sortir depuis plusieurs années, je pense notamment aux grandes cultures». Guillaume Moyot illustre ses propos avec la vente de son blé il y a seulement quelques jours: «nous avons fini de livrer la récolte 2017. Le rendement ne dépassait pas les 50q/ha avec un PS plus que décevant. La production est partie au prix moyen de 140 euros la tonne, ce montant inclut la prime de stockage d’environ sept euros la tonne. Nous n’avons que 700 euros de produits à l’hectare, alors qu’il nous en faudrait au moins 1000 pour nous en sortir. Les soutiens Pac sont plus qu’essentiels, mais à hauteur de 180 euros l’hectare, ils ne comblent pas totalement le trou. Il en manque encore pour équilibrer. En plus des aléas climatiques qui n’arrangent rien, les prix ne nous permettent pas de vivre de notre travail».

Agir rapidement
Le jeune Côte-d’orien sait pertinemment que les cours céréaliers sont fixés à l’échelle mondiale selon le principe de l’offre et de la demande : «on ne réglera pas cette problématique comme ça, d’un coup de baguette magique. En revanche, il est possible d’agir rapidement sur le plan national et local en attendant une remontée des prix. Nos politiques doivent nous soutenir, l’agriculture le mérite. JA se bat constamment auprès de nos représentants pour faire de l’agriculture une priorité digne de ce nom. Je le redis, les soutiens Pac sont plus que vitaux pour nous. Nous sommes prêts à réaliser encore plus d’efforts si les actions sont réalisables et soutenues. Il en va de l’avenir de l’agriculture et de l’installation des nouvelles générations. Ce que j’entends des États généraux de l’alimentation est très bien mais j’attends les applications. Faire du bio et de la vente directe est très bien aussi, mais il n’y aura pas la place pour tout le monde. Sinon, les prix chuteront comme partout ailleurs. Il faut des perspectives pour tout le monde».

Aurélien Genest

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