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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 08-03-2018]

Sia 2018

Une journée en Bourgogne Franche-Comté

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L’heure du «Mercato» aurait-elle déjà sonné dans le milieu céréalier… ? En tous les cas, la bonne humeur était au rendez-vous ! De gauche à droite : Etienne Henriot, (Ynovae), Emmanuelle Perrin, Pierre Guez (Dijon Céréales), Fouzia Smouhi (Cerevia) et Gé
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Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture Bourgogne Franche-Comté.
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Petit tour matinal des stands régionaux pour Madame la présidente.
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Régis Taupin, président de l’Organisme de Défense et de Gestion Charolais de Bourgogne.
Florilège de bons mots et petites phrases à l’heure des discours, pour la journée dédiée à la Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du Salon de l’agriculture.
«En ce l’an 18 du 3e millénaire, je suis fier de vous annoncer le lancement officiel de l’IGP Charolais de Bourgogne…» Régis Taupin ne pouvait manquer plus belle occasion que cette journée dédiée à la Bourgogne dans le cadre du Salon de l’agriculture, pour inaugurer devant un parterre de choix la filière reconnue le 31 mai dernier par l’Inao.

Etape ultime d’un long parcours entamé il y a une quinzaine d’années, comme l’a rappelé le président de l’Organisme de Défense et de Gestion Charolais de Bourgogne, qui regroupe aujourd’hui plus de 1 500 éleveurs, 6 organisations de producteurs et 6 transformateurs, ce qui en fait la plus grande IGP de France. Avec à la clé, souligne régis Taupin, «une viande typique et reconnue, provenant du bocage bourguignon, terroir d’origine de la race charolaise et la garantie d’un mode d’élevage traditionnel, respectueux de l’environnement et du territoire…»

Ne restait plus qu’à la goûter, mais le public venu en nombre sur le stand Bourgogne Franche-Comté a du pour cela patienter jusqu’à la fin des discours !

«Jeu dangereux, risqué et déroutant…»
L’occasion pour le Président de la Chambre régionale d’agriculture BFC, Christian Decerle, «de faire un peu le point sur ce qui va et ce qui va moins bien…» Avec, faisant référence à la ferme des 1 000 vaches, un premier «coup de gueule» sur la hiérarchisation de l’information dans les médias : «je m’étonne que la récente acquisition de 1 000 ha de terres par les Chinois dans l’Allier, ait été quasiment passée sous silence, dans une indifférence générale…»
Rappelant dans le même temps, la réalité du secteur de l’élevage aujourd’hui, «70% du troupeau reproducteur sont détenus par des éleveurs de plus de 50 ans et 6 sur 10 ne connaissent pas le devenir de leur exploitation…» Un mot en passant, sur le Mercosur, qualifié de : «jeu dangereux, risqué et en tous les cas, déroutant, pour l’agriculteur enraciné dans son exploitation, qui jour après jour, essaie de répondre à des critères de qualité…» Satisfecit en revanche pour ce qui est des audits d’exploitation : «c’est du bon boulot !», appelant à accompagner plus en aval les exploitants ayant identifié certains points de faiblesse.

Sur le sujet de la restauration collective, Christian Decerle, tout en privilégiant le «produit local», reconnait que le chantier est d’envergure : «c’est simple de conceptualiser dans des sphères parisiennes ce que pourrait être l’organisation et l’efficience d’un modèle vertueux, mais c’est à nous, sur le terrain, qu’il nous appartient de le faire vivre et le concrétiser…» Le patron de la Chambre régionale d’agriculture de conclure : «mon discours est sans doute un peu fougueux, mais faut bien pardonner à la jeunesse… !»

50 % de produits locaux dans les cantines d’ici 3 ans
«Oui, l’agriculture souffre…» Les propos de la présidente de région sont sans ambages, mais ses leviers pour agir, limités, précise Marie-Guite Dufay : «la région ne pourra jamais se substituer ni à l’Etat, ni à l’Europe, sur tous ces sujets capitaux pour le devenir de notre agriculture…»
Plus adaptée à des aides structurelles, à l’image des audits d’exploitation financés par la Région : «ils ne prendront pas fin pour des raisons budgétaires, nous les continuerons ! Et voulons leur donner une suite, avec des plans d’investissement adaptés et, pourquoi pas, modulés en fonction de la réalité des zones sensibles et intermédiaires…» Si un dispositif de reconversion doit être mis en place précise la présidente, «ce sera en lien avec vos organismes Vivea et Fafsea, afin que ceux dont les exploitations n’ont pas de perspective de rentabilité, puissent sortir par le haut de situations difficiles…» De nouveaux contrats de filières sont par ailleurs en train d’être finalisés et bénéficieront d’une enveloppe supplémentaire de 1,5 M€ : «des contrats qui seront pour la première fois pluriannuels et que nous allons signer sur 3 ans…»
Autre action phare de la Région, l’alimentation de proximité : «ce n’est pas la réponse unique à la crise que connait notre agriculture aujourd’hui, mais c’est une réponse pour laquelle nous avons des leviers à notre portée. Avec 14 millions de repas servis par an dans les cantines et lycées, nous pouvons contribuer à la sécurité des débouchés d’un certain nombre de producteurs…»

Le projet est ambitieux, prévoyant d’ici la fin de mandat, 50% de produits locaux dans les assiettes, dont 20% de produits bio, là où la part de produits de proximité ne dépasse pas aujourd’hui 15%.

Dominique Bernerd

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