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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 01-03-2018]

Interbev Bourgogne-Franche-Comté

Cadrage, adaptation, communication... la filière accompagne le mouvement

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Le conseil d’administration d’Interbev Bourgogne-Franche-Comté a notamment pris connaissance du nouveau plan de filière bovine française.
Pas facile de trouver des points d’ancrage solides alors que tout bouge très vite dans le monde de l’élevage, comme dans l’agriculture dans son ensemble. Interbev fait en sorte en ces temps perturbés de garder le cap, en dépit des vents contraires parfois et des incertitudes quant à la destination finale, souvent.
«L’affaire Lactalis va laisser des traces», c’est un fait relevé par Jean-Pierre Fleury, président d’Interbev Bourgogne-Franche-Comté, lors du dernier conseil d’administration qui s’est déroulé à Beaune, le 22 février dernier. D’où l’importance de rester droit dans ses bottes, que l’on soit laitier ou allaitant et de faire en sorte qu’un maximum de messages positifs et d’initiatives constructives passent auprès du grand public. L’élevage et les éleveurs conservent heureusement bonne presse auprès du grand public, mais on ne peut pas en dire de même d’une industrie agroalimentaire, dont les dérives mêmes limitées, font tâche et nuisent à l’ensemble de la communication professionnelle.

Pour un «circuit Bourgogne-Franche-Comté»
«La période est sensible» sur tous les plans, financier, sanitaire, économique et l’heure est à la transparence, dans les pratiques comme dans les nécessaires cadrages financiers, alors que l’on serre les boulons partout. Ce n’est certes pas une raison pour ne rien faire et ne rien entreprendre. Interbev BFC, veut ainsi porter une demande d’accompagnement, concernant une démarche commerciale collective à l’export, auprès de la collectivité régionale. En ligne de mire : un projet de «Circuit Bourgogne-Franche-Comté», qui présenterait l’élevage régional à son avantage et permettrait d’accueillir dans les meilleures conditions les délégations étrangères.

Ces délégations pourraient ainsi prendre la mesure de l’élevage régional, son haut niveau d’exigence, son potentiel et ses spécificités. Toutefois, il ne suffit pas de vouloir exporter pour pouvoir, car la capacité d’exporter est souvent soumise à impératifs politiques qui n’ont rien à voir avec les ambitions commerciales et la réalité des marchés. Reste à préciser les contours de ce «Circuit Bourgogne-Franche-Comté» et le type de projets qui pourraient être concernés. Ce travail de concertation reste à finaliser.

Un plan de filière «à façon», pour créer une nouvelle dynamique
Les différentes maillons de la filière se sont entendus sur un plan qui permette de créer de la valeur et de répondre aux attentes des consommateurs. Concertation, ouverture, transparence... La filière viande a entendu les attentes sociétales, elle va poursuivre les concertations engagées avec les ONG environnementales, de protection animale et les associations de consommateurs, pour améliorer ses pratiques et mieux communiquer.

La communication doit aussi profiter au consommateur, qui doit être mieux informé grâce à une segmentation plus efficace de l’offre en viande bovine. Qu’elles soient en «standard» ou «premium», les propositions et l’origine de la viande doivent être clairement identifiées. Pour être lisible par les éleveurs, cette segmentation doit s’accompagner d’une plus juste rémunération. A côté du «standard», le développement d’un label rouge comme critère de qualité prémium représente une montée en gamme  ambitieuse. Le label rouge, c’est aujourd’hui 3% de l’offre viande, dans 5 ans il devrai représenter au moins 40% de l’offre. Les qualités organoleptiques et gustatives qui devront accompagnées cette montée en gamme sont conditionnées à la production d’une viande persillée, tendre et savoureuse. C’est un saut qualitatif important pour la production, y compris en bio, car les producteurs bio devront aussi intégrer ces critères gustatifs minimaux. Pour accompagner cette montée en gamme, tout en répondant à une demande en haché toujours croissante, la filière entend créer de la valeur sur la viande destinée au haché. Une façon de sécuriser la valorisation et la rémunération de la viande pour le haché. Cet objectif, porté pour 2018, est corrélé à la volonté d’encadrer les promotions, au travers d’un accord interprofessionnel.

Autre point du plan particulièrement important pour les éleveur : en 5 ans, 30% des transactions devront être réalisées par voie contractuelle, sur la base d’un indicateur indexé sur des coûts de production. Reste à définir le plus objectivement possible ces coûts de production, ce qui n’est pas chose facile. La filière entend ainsi initier une dynamique de contractualisation. Il faut aussi avancer sur le dossier particulièrement difficile de la restauration hors domicile, où la bonne volonté réaffirmée ne suffit pas, tant les «anciennes» pratiques sont ancrées dans les établissements et la réalité administrative souvent contre-productive... La filière entend cependant mettre en place un observatoire de la viande et de son origine en restauration hors domicile et augmenter la présence de la viande française sur ce secteur jusqu’à 80% dans les dix ans.

Anne-Marie Klein

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