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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 22-02-2018]

élevage et société

La filière en ordre de marche pour renouer des liens avec la société

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Plusieurs éleveurs prennent la parole en s’adressant directement aux consommateurs par le biais de différents canaux, et notamment des réseaux sociaux. Étienne Fourmont, plus connu sous le nom de @agrikol sur twitter, s’est lancé dans cette aventure po
Alors que l’élevage est la cible de nombreuses critiques, les acteurs de la filière souhaitent créer un nouveau pacte de confiance avec la société. Que ce soit par le biais d’organisations professionnelles ou via les réseaux sociaux, les éleveurs communiquent ainsi directement avec les consommateurs pour retisser ce lien entre élevage et société.
«L’élevage n’a jamais été aussi décrié, alors même que les acteurs n’ont jamais autant amélioré leurs pratiques, il est nécessaire de redéfinir le lien entre élevage et société» a déclaré Jean-Luc Chauvel, président de Races de France, le 14 février en ouverture d’une journée coorganisée par Allice, France Conseil Élevage, FIEA et Races de France. Elle était dédiée aux relations entre élevage et société et à la nécessité de les lier par un nouveau pacte. Un nouveau pacte fait d’attentes sociétales et environnementales, pour renouveler la confiance.
Dans son allocution d’introduction, Christiane Lambert a salué cette initiative : «vous avez pris le taureau par les cornes en décidant d’être actifs et de ne pas laisser se développer ce climat de suspicion». Elle a affirmé que le monde de l’élevage devait être en capacité d’influencer les décideurs en véhiculant des messages positifs. La table ronde de la matinée était ainsi consacrée aux initiatives des acteurs de l’élevage, interprofessions, éleveurs, syndicats, qui prennent la parole pour retisser des liens avec le consommateur.
Bruno Dufayet, président de la FNB et de la commission enjeux sociétaux d’Interbev, souhaite pousser le monde de l’élevage à se mettre en ordre de marche pour répondre à toutes les questions légitimes que se posent les consommateurs. Il a donc souligné la volonté d’Interbev de dialoguer directement avec certaines ONG, pour recréer ce lien avec la société civile et échanger directement sur ces problématiques, plutôt que par médias interposés. La présidente de la FNSEA a rappelé que, bien que les critiques soient douloureuses pour les éleveurs, ils doivent continuer à communiquer car ils sont les meilleurs ambassadeurs de leur métier et de leurs bonnes pratiques. En plus des actions menées par les organisations professionnelles agricoles, les éleveurs prennent également la parole en s’adressant directement aux consommateurs par le biais de différents canaux.

Tout expliquer, ne rien cacher
Marc Lesty, producteur de fromage de chèvre fermier dans une ferme pédagogique, reçoit ainsi des groupes d’enfants sur son exploitation. Lors de ces visites, il leur explique tout, de la traite à l’écornage des chevreaux, son ambition est de ne rien cacher, mais d’expliquer toutes ses pratiques. Il espère ainsi créer un imaginaire positif autour de ses produits.

D’autres éleveurs ont choisi des terrains de communication prisés des anti-élevages ; les réseaux sociaux. Étienne Fourmont, plus connu sous le nom de @agrikol sur twitter, est un «agritwittos» et un «youtubeurre». Régulièrement, il poste des vidéos sur Youtube et twitte pour raconter son métier et ses pratiques à ceux qui s’y intéressent, mais aussi, à ceux qui n’y connaissent rien. Comme Marc Lesty, il ne cache rien, sa motivation est de défendre la qualité de l’élevage français. Si le jeune éleveur bovin s’est lancé dans l’aventure des réseaux sociaux, c’est aussi pour répondre aux anti-élevages, il n’aime pas qu’on dise du mal de son métier. Le twittos averti conseille à ceux qui veulent répondre aux critiques sur les réseaux sociaux de le faire de manière calme et précise, «les anti-élevages sont très informés sur nos pratiques, il ne faut doncpas être agressif et approximatif», souligne-t-il.

Les trois éleveurs qui se sont exprimés lors de cette table ronde estiment être les plus à même de prendre la parole et de communiquer sur leurs pratiques. «Je parle de mon métier, de ce que je fais dans ma ferme, dans mes champs, dans mes bâtiments, je suis le plus légitime pour le faire», constate ainsi Ghislain de Viron, éleveur et producteur de lait, qui est notamment apparu dans le reportage de l’émission Cash Investigation «Produits laitiers : Où va l’argent du beurre ?»
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