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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 15-02-2018]

Réunion technique des établissements Bresson

Embarquement pour le 3ème révolution industrielle

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Comme à chaque réunion technique, les clients des Établissement Bresson sont venus nombreux participer à ce moment d’échanges important.
La révolution numérique, en marche rapide, n’attendra pas les retardataires. L’agriculture est toute aussi concernée que le consommateur, auprès duquel elle peut jouer la carte de la proximité et de la réassurance. Collectivement, les enjeux commerciaux sont colossaux, mais individuellement chacun peut d’ors et déjà jouer sa partition sur les réseaux sociaux.
L’agriculteur n’ayant que peu de prise sur le temps qu’il fait et le niveau des cours, les Établissements Bresson ont invité leurs clients à faire un saut dans le futur et à réfléchir à toutes les implications pour l’agriculture de la digitalisation rapide de  l’industrie et de la société. A la manoeuvre un expert, David Barthe, directeur de la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire, consultant, maître de conférence à l’IAE de Lyon et l’Institut Paul Bocuse. Une pointure donc, qui réfléchit notamment aux  enjeux, pour le secteur agricole, de l’évolution rapide des modes de consommation liés à la digitalisation. Dans ce domaine tout va très vite, de «rupture en fracture» ce bouleversement, ébranle les circuits commerciaux traditionnels et génère autant de fascination que d’inquiétude. Côté inquiétude, c’est la crainte d’une «ubérisation de la société», qui peut déboucher un beau matin «sur la disparition de votre activité traditionnelle». C’est le cauchemar vécu par les taxi parisiens notamment. Toutefois le risque majeur n’est pas là, explique David Barthe, car «l’ubérisation n’est pas durable», l’organisation fiscale et administrative, le poids des corps constitués... le système dans son ensemble, oblige aux corrections nécessaires. Même Uber à dû rentrer un tant soit peu dans le rang.

Le vrai risque selon le consultant-expert c’est bien celui de la «disruption», un concept qui peut être assimilé à une rupture, une fracture... durable. C’est à la fois déstabilisant et facteur de dynamisme, car cela pousse à être créatif. C’est un mouvement de transformation en profondeur du cadre de l’action, individuelle ou collective, qui oblige à s’adapter rapidement. Très rapidement même, en ce qui concerne le numérique, puisque les innovations vont très vite. Vu de l’extérieur, la tentation est grande de prendre toute cette connectique pour une succession de gadgets plus ou moins utiles. La réalité économique est toute autre, puisque ces éléments connectés investissent tous les domaines et celui de l’alimentation de façon privilégiée. «Les mastodontes du secteur ne s’y sont pas trompés», Alibaba, Amazon, Google... parient sur les circuits alimentaires connectés. L’heure est à la personnalisation de l’offre, pour un client ausculté, scanné... au plus près de son parcours de consommation. Car l’enjeu du commerce connecté aujourd’hui déjà et encore plus demain, ce seront bien les données produites sous forme numérique, qui assurent une vraie traçabilité du consommateur, objet de toutes les convoitises, soumis à toutes les tentations. Un consommateur tellement sous pression qu’il a besoin d’être rassuré, même en achetant une simple baguette. L’occasion pour l’agriculteur de jouer son rôle en communiquant sur ses pratiques, ses productions, etc. Pour en arriver là, le monde agricole doit s’adapter, rapidement. Mais l’agriculteur peut et doit dès maintenant se reconnecter avec le consommateur et la société dans son ensemble. Les réseaux sociaux constituent une formidable caisse de résonance, rappelle David Barthe. Il faut savoir les utiliser à bon escient pour positiver le message, tout en restant maître de sa communication et de son image. Tenir un blog est aussi à la portée de beaucoup et l’impact social d’un tel outil est important.
Le déploiement des nouveaux outils connectés intéresse donc directement la sphère agricole, qui doit voir là l’occasion de se reconnecter durablement avec la société et de participer activement aux évolutions en cours, sous peine que d’autres n’en confisquent tous les fruits à leur avantage exclusif.

Anne-Marie Klein

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