Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 01-02-2018]

Abattoir de Cosne-sur-Loire

La culture de la proximité

photo article
«Nos animaux passent le moins de temps possible dans les transports», insiste Éric Bertrand, président de Cosne abattoir.
L’abattoir de Cosne-sur-Loire a depuis toujours la culture de la proximité à cœur. L’équipement, riche d’une longue histoire, est aussi le fruit d’un beau travail collectif entre bouchers, négociants en bestiaux et éleveurs. Les membres de la SA Cosne abattoir se sont réunis en assemblée générale dimanche 28 janvier. Rencontre avec le président Éric Bertrand.
- Pouvez-vous nous retracer brièvement l’histoire de l’abattoir de Cosne-sur-Loire  ?
Éric Bertrand  : «A Cosne, il y avait un abattoir public qui était devenu vétuste. A l’époque, l’administration avait menacé de le fermer. Les utilisateurs ont cherché une solution, on a créé une association en 1992  : l’Amdap, association pour le maintien d’un abattoir de proximité. Le but était alors d’étudier la faisabilité de la création d’un abattoir. Le projet a été validé et nous avons alors créé la société anonyme Cosne Abattoir. Au départ nous avions quatre collèges  : les bouchers, les négociants en bestiaux, les éleveurs et l’Amdap. Odepuis, l’Amdap s’est dissoute».

- Où en êtes-vous aujourd’hui ?
E.B.  : «Aujourd’hui on a fini de rembourser la collectivité et on a réinvesti il y a deux ans pour agrandir les frigos. La SA est aujourd’hui pleinement propriétaire de l’outil. On abat 1800 tonnes par an, des bovins, des ovins, des porcins et nous travaillons avec le nord de la Nièvre, une partie de l’Yonne, une partie du Loiret et une partie du Cher. Nous travaillons avec une vingtaine de bouchers abatteur, et plus de 200 clients. On fait 350 t de porcins, 110 t d’ovins, 885 t de bovins et des veaux et des caprins».

- Vous avez toujours souhaité garder votre esprit de proximité...
E.B.  : «Oui, notre vocation c’est d’être un abattoir de proximité. On est des prestataires de services, on ne sait pas faire autre chose. Nous, c’est le circuit court. Je souhaiterais que l’on puisse développer notre activité mais l’abattoir est prestataire de service. On est à deux heures de Paris en camion, donc si les parisiens souhaitent travailler avec nous, c’est possible. On propose aussi la livraison de carcasses, plus la découpe. On peut aller jusqu’à la mise sous vide, sans oublier toutes les étapes intermédiaires».

- Quels sont vos objectifs pour l’avenir  ?
E.B.  : «Nous allons être confrontés à une obligation de renouvellement des générations. On perd chaque année des bouchers. Au niveau de l’actionnariat, il faut que l’on arrive à rendre les parts plus mobiles. Par ailleurs le dernier bilan n’est pas très bon. Il manque du tonnage. Il y a une légère baisse d’activité due en grande partie à la diminution de la consommation de viande. Ça se répercute encore plus chez le bouchers. On l’a vraiment ressenti sur le dernier exercice. Si ça devait continuer, cela nous obligerait à revoir certains éléments. Un de nos objectifs va donc être de faire un peu plus d’activité. L’abattoir est connu par les gens qui l’utilisent mais il gagne à être connu. Il nous faut travailler sur la communication et le démarchage».

- Quels sont les points forts de l’abattoir  ?
E.B.  : «On est multi-espèces et capables de répondre à des porteurs de projet, pour des circuits courts et de qualité. On est réactifs, assez souples sur l’organisation des abattages. Nous avons un autre avantage au niveau des transports. Les charges fixes sont un peu diluées mais on est capables de travailler avec de petits lots et de les identifier, ce qui n’est pas possible avec de plus gros abattoirs. Nos animaux passent le moins de temps possible dans les transports ce qui permet aussi de répondre à toute la mouvance circuit court et de proximité».

- Quel est le secret, d’après vous, pour qu’une organisation comme celle-ci tourne financièrement  ?
E.B.  : «Cela devient compliqué financièrement de faire fonctionner un abattoir. On est un peu au fil du rasoir. On ne s’érige pas en exemple, surtout pas, mais ça marche et c’est tant mieux. C’est grâce à des gens, qui, dès le départ, se sont engagés. Il faut que ça corresponde à un besoin et qu’il y ait un réel engagement».

Propos recueillis par Céline Clément

votre publicité
photo article

Formation soudure - Une nouvelle corde à son arc

[En ligne le 24-05-2018]

photo article

Action syndicale - «Des députés en Marche arrière !»

[En ligne le 17-05-2018]

photo article

Installation - Le bilan 2017 est désormais connu

[En ligne le 03-05-2018]

RECHERCHE

ÉDITION N°1477

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux