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YONNE

[Article mis en ligne le 25-01-2018]

Emploi

Pour que tous les métiers s’écrivent au féminin

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France Lahutte du service Emploi de la FDSEA 89 et Elise Bertin, œnologue à Joigny, ont témoigné toute la matinée sur la réalité des métiers liés à l’agriculture et à la viticulture.
Pour sa 20e édition, le Carrefour des carrières au féminin a fait une nouvelle fois le plein de visiteurs. Une manifestation à laquelle participaient le Service emploi de la FDSEA 89 et la MFR de Gron.
Les préjugés en matière d’emploi ont encore la vie dure en France, alors que seulement 17% des métiers pratiqués, sont réellement mixtes, occupés à part égale par autant de femmes que d’hommes. Bien souvent, le fossé se creuse à l’heure de l’orientation, avec un public féminin enclin à se diriger vers des filières sociales ou pramédicales, s’interdisant de fait nombre d’emplois porteurs, notamment dans le bâtiment, l’informatique, l’industrie, les technologies ou l’agriculture…

Autant de métiers potentiels encore trop souvent «réservés» aux hommes, véhiculant pour certains des valeurs de «force physique» incompatibles avec l’image féminine. Si en théorie tous les métiers sont asexués et leur accès ouvert à toutes, trop de professions sont encore l’apanage des femmes. A l’image des métiers d’assistante maternelle ou secrétaire médicale, exercés à plus de 97% par un public féminin. A contrario, plus de 40 ans après l’ouverture des écoles d’ingénieurs aux femmes, elles ne sont encore que 30% à s’y engager, comme si le monde des sciences et techniques relevait avant tout de l’univers masculin.
Changer les représentations sur des métiers porteurs de débouchés et identifiés comme «masculins», fait partie des objectifs que se fixe depuis 20 ans le Carrefour des carrières au féminin. Y sont présentes chaque année des professionnelles qui refusent cette image de pionnière ou d’exception  et souhaitent apporter le témoignage de leur vécu et de leur réussite. Elles sont aérogommeuse, conductrice de train, Sapeur-pompier, ingénieure en agro-alimentaire, œnologue, surveillante pénitentiaire, menuisière… Au total, plus d’une soixantaine de métiers présentés le temps d’une matinée, pour 500 à 800 visiteuses et visiteurs selon les années, dont un tiers de parents. Une étude régionale réalisée par l’Université de Bourgogne en 2011 sur le Carrefour des carrières au féminin, en a d’ailleurs montré l’impact positif, puisque près de 40% des jeunes filles ou femmes interrogées, pensent qu’il les a influencées pour leur choix d’orientation professionnelle.

Des poupées plus que des camions
A 12 ans, Anaïs ne sait sans doute pas encore très bien le métier qu’elle exercera plus tard, mais a déjà une passion marquée pour l’œnologie, confesse en riant sa maman : «à la maison, c’est elle qui ouvre les bouteilles, elle a même reçu un jeu sur le vin pour Noël…» Une vocation précoce que ne partageait pas pour autant à son âge Elise Bertin : «je pensais surtout aux métiers relevant de la cuisine». Aujourd’hui œnologue sur un Domaine du jovinien, elle est venue pour la seconde année consécutive à Appoigny, afin de témoigner sur son métier : «en fait, beaucoup de jeunes ne le connaissent pas, le confondant, pour celles qui connaissent son rapport au monde du vin, avec celui de sommelier». Des a priori et des préjugés sur son appartenance à un univers jusque là trop longtemps «masculinisé», Elise en rencontre encore : «étonnamment, les travaux dans les vignes sont plus féminisés que ceux en cave et mieux acceptés. Il est encore difficile de se faire reconnaître en tant qu’œnologue auprès des vignerons les plus anciens. Mais avec la nouvelle génération, les choses sont en train de changer».

Participait également à ces rencontres, la MFR de Gron, pour mettre en lumière auprès des jeunes les formations liées à l’aménagement paysager et  aux productions florales. Avec à la clé des métiers encore trop méconnus du public féminin : «la plupart ne les connaissent absolument pas et ne les envisagent pas comme métiers de femme. Jugés souvent trop physiques, alors que le travail s’est beaucoup mécanisé. Un déficit de notoriété lié à l’agriculture en général». Des a priori qui relèvent d’un problème sociétal, reconnait Claire Duchet, en charge de l’organisation de la manifestation : «on le voit dans les établissements scolaires : beaucoup de filles, lorsqu’on leur présente un métier nous répondent que ce n’est pas leur choix, mais sans savoir l’expliquer. Un rejet bien souvent lié à l’éducation reçue et au fait que toutes petites, elles étaient plus habituées à avoir en cadeaux des poupées et dinettes que des camions !»

Dominique Bernerd

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