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NIEVRE

[Article mis en ligne le 25-01-2018]

Élevage

La filière volaille prend son envol

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Les agriculteurs sont venus nombreux à cette seconde édition de la journée volailles, organisée par la FDSEA de la Nièvre.
La filière volaille compte peu d’éleveurs dans le département. Et pourtant, c’est bien une opportunité intéressante à saisir dans un secteur touché par la crise, que ce soit pour une activité de diversification ou pour un temps plein.
La seconde édition de la Journée Volailles, organisée jeudi 18 janvier par la FDSEA de la Nièvre en partenariat avec le groupe Sanders, sur la commune de Brèves, a de nouveau rempli sa mission  : faire découvrir une filière porteuse et pleine d’avenir. L’aviculture compte en effet quelque 14 000 éleveurs en France, et le pays se situe au deuxième rang de la production mondiale (chiffres 2014). Si la filière est encore peu développée dans la Nièvre, le département intéresse néanmoins les principaux organismes de production à l’exemple du groupe Sanders. Celui-ci avait répondu à l’invitation de la FDSEA jeudi afin de prendre part à la Journée Volailles. L’occasion pour le groupe de présenter ses activités mais également de rencontrer les éleveurs du territoire. Une trentaine avaient répondu à l’appel. «C’est une filière qui demande à être développée», explique Sabrina Maxime, technicienne chez Sanders. «Il y a de plus en plus de débouchés en France. On nous demande de compenser le manque dû à l’historique de l’entreprise Doux. De plus il y a une forte demande des consommateurs, la volaille va bientôt dépasser le porc. Et c’est la seule filière où il y a une garantie de débouchés. Nous, nous nous engageons à fournir le poussin et l’aliment.» La filière présente en effet de belles perspectives de croissance. La volaille, viande diététique vendue à un bon rapport qualité/prix, a la cote auprès des consommateurs. Elle peut représenter un bon complément d’activité, voire même un temps plein pour les éleveurs. «Les besoins sont importants notamment en production conventionnelle, laquelle représente 65% de la production nationale», précise Gwenael Tregaro, responsable de Sanders Clermont Nutrition. «Par ailleurs le groupe cherche principalement de la dinde mais aussi du poulet.» Sanders produit un volume annuel de 35 000 dindes, 25 000 poulets et 12 500 labels, un volume qu’il souhaite encore voir augmenter dans les prochaines années.
La dinde et le poulet, c’est dans ce créneau que s’est lancé l’an dernier Loïc Perreau, un jeune éleveur nivernais de 26 ans. Il avait ouvert les portes de son exploitation au lieu-dit Sur Yonne afin de faire partager son expérience. Un bâtiment de 1500 m2 qui peut abriter jusqu’à 33 000 poulets ou 12 000 dindes. «Avant je travaillais sur la ferme de mes parents, une exploitation familiale en bovins et céréales», explique l’agriculteur. «Je souhaitais m’installer mais ne trouvant pas de terrain, je me suis lancé. C’est quelque chose qui m’a toujours plu et aujourd’hui je sais que je vais amortir mon investissement.» La garantie de débouchés sur le long terme est en effet un argument non négligeable pour pousser des éleveurs touchés par la crise à se lancer dans cette filière.

Céline Clément

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