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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 03-01-2018]

États généraux de l’alimentation

Vers une politique de l’alimentation plus ambitieuse

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( Crédit photo : Actuagri ) Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, le 21 décembre 2017 à Bercy
Si les États généraux de l’alimentation ont permis, à travers le premier chantier, de définir des leviers de création de valeur pour l’ensemble des maillons de la chaîne agroalimentaire, et notamment pour les producteurs, le deuxième chantier a complété ce travail et ébauché des pistes pour une nouvelle politique de l’alimentation, plus juste, plus saine et plus durable.
«Nous avons identifié les bases d’une politique de l’alimentation ambitieuse pour la France. Elle doit constituer la feuille de route de sortie des États généraux de l’alimentation», a souligné Stéphane Travert lors de la journée de clôture de ces États généraux, le 21 décembre. La préservation de la souveraineté alimentaire française en constitue le premier axe, à travers des actions pour renforcer l’excellence agricole et alimentaire française. La marque France, qui offre des garanties à l’étranger, sera renforcée par une bannière France et la nomination prochaine d’un fédérateur des actions de promotion, et le retour économique sur les exploitations, qui doit être assuré par la loi en préparation, servira de socle à la transformation environnementale et sanitaire, estime le ministre. Ce dernier a précisé à ce sujet «qu’un échange avec la société civile devra avoir lieu au mois de janvier, avant un retour du Président de la République», alors que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a finalement boudé l’évènement, jugeant probablement insuffisants les engagements de l’État sur la partie environnementale.

Garanties sociales, sanitaires et environnementales
Le ministre de l’Agriculture a pourtant dressé dans les grandes lignes un certain nombre d’actions pour «promouvoir des choix d’alimentation respectueux de la santé et de l’environnement». Certains doivent d’ailleurs être créateurs de valeur pour l’agriculture, comme le plan d’action bioéconomie, qui doit être présenté au Salon de l’agriculture. Un nouveau plan Ambition Bio devra également être finalisé avant la fin du premier trimestre 2018. L’État renforce également son action au niveau de la sécurité sanitaire, notamment sur les plateformes d’épidémiosurveillance, et la France se veut porteuse d’une meilleure concertation entre les agences européennes et nationales, ainsi qu’à l’initiative d’un projet d’observatoire des risques sanitaires liés à l’importation de produits non-conformes aux normes de l’Union européenne. Le pouvoir de contrôle et de sanction de l’État sera en outre renforcé. Par ailleurs, «un plan de sortie des produits phytosanitaires est en préparation et sera construit sur base d’études et de rapports connus», a précisé le ministre. «Ce plan fera l’objet de concertation avec l’ensemble des parties prenantes au mois de janvier», a-t-il également indiqué. Enfin, le bien-être animal sera aussi renforcé, à travers des sanctions plus importantes et des moyens supplémentaires pour les services de contrôle.

Accès à l’alimentation
Dernier axe de cette politique de l’alimentation rénovée, la réduction des inégalités d’accès à une alimentation durable et de qualité. Le Conseil national de l’alimentation doit «devenir un véritable Parlement de l’alimentation» avec un élargissement de ses débats au monde associatif, et un partage de sa tutelle avec le ministère de la Transition écologique, a indiqué Stéphane Travert. La lutte contre le gaspillage alimentaire et l’encouragement aux dons font partie des mesures issues du deuxième chantier des États généraux. Par ailleurs, l’accès à l’information du consommateur va être renforcée, avec «un étiquetage amélioré sur le plan nutritionnel, mais aussi sur la durabilité, les modes et origines de production, et par des signes de qualité fiables et significatifs», a souligné Stéphane Travert. Au-delà des frontières, un volet concernant l’aide au développement met en avant l’agroécologie et le maintien d’une agriculture vivrière. Satisfait de la méthode et des premiers résultats de ces États généraux de l’alimentation, le ministre de l’Agriculture a invité les différentes parties prenantes à se réunir de nouveau sous sa gouverne, en juin et décembre 2018 puis une fois par an pour faire le point sur l’avancement de ces objectifs.
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