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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 07-12-2017]

Formation Vivéa

Bien-être animal et changement climatique, deux enjeux de société majeurs pour Vivéa

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( Crédit photo : Vivéa ) Marianne Dutoit, présidente de Vivéa, considère que Vivéa doit continuer à accompagner le déploiement des alternatives et des démarches de progèrs.
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( Crédit photo : Vivéa ) Directeur scientifique de l’Inra, Christian Huygue identifie trois leviers: les relations humaines, des messages porteurs d’espoir et un nouveau contrat social à construire pour l’agriculture.
Vivea a organisé le 22 novembre un atelier consacré aux «Enjeux sociétaux : la formation, un atout pour accompagner les chefs d’entreprise agricole ?» Experts, agriculteurs et acteurs de la formation engagés dans la prise en compte du bien-être animal et la lutte contre le réchauffement climatique, se sont ainsi réunis autour de Vivea.
Marianne Dutoit, présidente de Vivéa a évoqué le fond de l’action de Vivéa : «Ces deux enjeux sociétaux de grande actualité sont majeurs pour les agriculteurs. En effet, les aléas climatiques et la santé de nos animaux, peuvent nous rendre vulnérables en cas de tempête, de sécheresse, d’inondation ou de crise sanitaire. La formation est un levier essentiel pour accompagner les chefs d’entreprise agricole dans leur recherche de systèmes résilients et dans l’amélioration de leurs pratiques. Très conscients des attentes sociétales, ils font tout pour y répondre depuis de nombreuses années. Mais relever de tels défis ne s’improvise pas, il est indispensable de développer ses compétences en termes d’approche stratégique, de compétitivité, de modes de production innovants et d’efficacité au travail : autant d’orientations fixées dans notre Plan stratégique».
Christian Huygue, directeur scientifique à l’Inra, considère que pour être à la hauteur de ces enjeux : «nous devons construire des ponts entre la société et l’agriculture et pour cela nous pouvons nous appuyer sur 3 leviers : les relations humaines, des messages porteurs d’espoir et la construction d’un nouveau contrat social autour de l’agriculture et l’alimentation». Les études de l’Inra soulignent que l’agroécologie est le scénario qui permet à la fois d’augmenter la résilience aux aléas climatiques et de parvenir à un équilibre alimentaire mondial. Cela passe par l’adaptation de politiques publiques et par l’appropriation de nouvelles pratiques agroécologiques. L’adoption des innovations par les agriculteurs reste néanmoins un défi, pour le rendre possible il faut les accompagner : la formation est le levier du changement.

Deux tables rondes éclairantes
Une 1ère table ronde était consacrée aux éleveurs, premiers acteurs du bien-être animal. Enjeu sociétal très controversé, des éleveurs modifient leurs pratiques depuis longtemps dans ce domaine et des formations sont mises en place pour les accompagner.
Anne Aupiais, de l’Idele, a rappelé que face aux contestations de l’élevage depuis 2010, il est nécessaire de mettre en place de nouveaux consensus sociaux avec en arrière-plan un enjeu clé: co-construire des systèmes pour demain, rentables et vivables pour les éleveurs et lisibles pour les citoyens. François-Régis Huet, éleveur de porcs a rappelé que la question du bien-être animal émergeait partout dans le monde. Il a souligné le malaise des éleveurs face au manque de reconnaissance des citoyens vis-à-vis de  tous les investissements engagés. La construction d’indicateurs objectifs de bien-être animal est indispensable pour rassurer les éleveurs et leur donner des éléments de réponse face à certains détracteurs.

Bruno Gourdon, éleveur estime que «pour que les animaux se sentent bien il faut que l’éleveur soit bien dans sa peau et dans son travail». En 2009, il décide de revoir totalement sa manière de produire. Les très nombreuses formations qu’il suit, tant sur le fonctionnement de l’animal que sur les techniques alternatives de production lui permettent de «conscientiser son travail et ses méthodes». Depuis, il a mis en place avec d’autres stagiaires, “Éleveurs autrement”, un réseau de 250 éleveurs qui modifient leurs pratiques selon leurs propres objectifs et à leur rythme.

La deuxième table ronde était consacrée aux acteurs engagés dans la lutte contre le changement climatique et à une expérimentation menée par Vivéa et l’Ademe. Jérôme Mousset de l’Ademe a rappelé que la lutte contre le réchauffement climatique représente un défi commun à toute la société. Les objectifs fixés par les politiques publiques ne pourront néanmoins être atteints sans le secteur agricole. Les agriculteurs ont plusieurs cartes en main qui représentent aussi pour eux des opportunités : réduire les gaz à effet de serre (GES), stocker du carbone mais aussi produire des énergies renouvelables et des produits biosourcés. Déjà très fortement impactés et déstabilisés, les agriculteurs mettent en place des stratégies d’adaptation qui se traduisent notamment par l’adoption de pratiques agroécologiques.
L’expérimentation menée par Vivéa et l’Ademe pour intégrer le changement climatique dans les formations agricoles a été présentée par Sylvie Bourgeais et Morgane Stoyanov de Vivéa et Marc Bardinal de l’Ademe (résultats et ressources disponibles en ligne). Quatorze organismes de formation d’AuRA et d’Aquitaine ont répondu à l’appel à candidatures et se sont lancés dans le projet. Partir de ce que font les agriculteurs et se baser sur des références locales pour permettre aux agriculteurs de se situer sont des facteurs de réussite de ces formations.

Parmi eux Philipe Sulpice de la FevecC a mis en place une formation sur le changement climatique et l’optimisation du système d’exploitation et Nicolas Fedou, de la Chambre d’agriculture de Dordogne, a créé un module consacré au changement climatique, celui-ci va être intégré à toutes les formations sur les changements de pratiques qui traitent d’agronomie. Marianne Dutoit, présidente de Vivéa a clôturé les échanges par ces mots: «Comme l’affirme Christiane Lambert, “l’agriculture est une solution” pour lutter contre le changement climatique, protéger nos plantes et nos animaux. Au quotidien, les chefs d’entreprise agricole progressent dans leurs pratiques et Vivéa doit continuer à accompagner le déploiement des alternatives et des démarches de progrès et participer à la vulgarisation de la recherche. Vivéa doit donner envie de changer tout en rassurant les chefs d’entreprise agricole, comme nous le faisons depuis deux ans sur la multiperformance, avec plus de 130 000 agriculteurs formés et 15 millions d’euros engagés. Pour nous, co-contruction, nouvelles méthodes pédagogiques, diagnostic objectivé au niveau local, diversité d’entrées en formation en fonction des besoins... sont autant d’éléments  à approfondir en 2018, afin de soutenir au mieux tous les efforts consentis par les chefs d’entreprise agricole pour répondre aux attentes exigeantes des consommateurs et de la société».

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