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YONNE

[Article mis en ligne le 30-11-2017]

Cialyn / Sicarev

Augmentation du nombre de jeunes bovins engraissés et d’ovins abattus

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Bertrand Ribaucourt, président de la Cialyn et Philippe Dumas, président de Sicarev (de gauche à droite).
Entrée dans le giron du groupe Sicarev il y a un an, la coopérative de Migennes s’est fixée deux projets ambitieux : la création de 6 000 places supplémentaires d’engraissement de jeunes bovins et le triplement du nombre d’ovins abattus par semaine.
Il y a un an, la Cialyn rejoignait le groupe Sicarev, redonnant une dimension nouvelle à la coopérative migennoise. Ses responsables sont intervenus lors de la session de la Chambre d’agriculture, pour présenter en détail les axes de stratégie du groupe concernant l’abattoir de Migennes.

Aujourd’hui, 24 000 jeunes bovins y sont abattus annuellement, dont 14 000 apportés par la coopérative. Un chiffre appelé à progresser d’ici deux ans, avec le plan de développement qui prévoit la création de 6 000 places d’engraissement supplémentaires jeunes bovins, au travers d’une trentaine d’ateliers de 200 places. Des bâtiments livrés clé en mains, qui pourraient être une alternative pour certains exploitants céréaliers en quête de diversification, selon Odile Deck, responsable technique à la Cialyn : «réparti sur toute l’année, le travail d’engraissement est tout à fait complémentaire de celui de céréalier et si un atelier de 200 places nécessite environ 150 ha de céréales pour produire les 420 tonnes de paille nécessaire pour la litière, il fournit dans le même temps 1 600 tonnes de fumier à épandre sur les parcelles, économisant d’autant les intrants utilisés». L’intérêt d’ateliers spécialisés passe aussi par une amélioration de la logistique : «on envoie aujourd’hui des broutards se faire engraisser dans l’ouest de la France, avant de revenir se faire abattre à Migennes. Ce qui ne paraît pas toujours logique, d’un point de vue commercial…» Les atouts du département en la matière sont multiples : secteur céréalier où la paille n’est pas facteur limitant, production d’ensilage maïs sur la zone, proximité de grandes sucreries pour la fourniture de coproduits et de l’usine du Mériot pour les tourteaux de colza… Autant d’éléments non négligeables quand on sait que la partie alimentation représente le 2e poste de charges dans la production de jeunes bovins.

3 000 ovins abattus par semaine à Migennes d’ici deux ans
Il y a une dizaine d’années, la Cialyn faisait le choix d’abandonner l’abattage porcin et de miser sur la filière ovine en créant sur son site historique, une chaîne d’abattage dédiée.
Un outil aujourd’hui sous utilisé, a rappelé Philippe Dumas, président de Sicarev : «avec 1 000 agneaux par semaine, nous ne sommes pas performants vis à vis de nos clients et notre volonté est de faire monter ce chiffre à 3 000 animaux abattus par semaine d’ici 3 ans» Un projet ambitieux, mais compatible avec le positionnement stratégique de l’abattoir de Migennes, souligne Séverine Breton, directrice de la Cialyn : «A part Migennes, il n’existe aucune autre chaî ne spécialisés ovine, ce qui signifie qu’aujourd’hui, nombre d’agneaux sont dans l’obligation de voyager, d’où un bilan carbone négatif». Marché porteur, la filière ovine est en quête de nouveaux producteurs. Une activité là aussi, compatible avec celle de céréalier, explique Jérôme Laviron d’Alysé : «l’intérêt des ovins est de représenter une charge de travail régulière sur toute l’année, avec une période d’agnelage pouvant être concentrée sur l’époque hivernale de novembre à janvier».

Avec, pour les céréaliers faisant le choix d’installer des ovins sur leur exploitation, des enjeux environnementaux non négligeables : «une soixante de brebis nécessite de 25 à 30 ha de surfaces fourragères. Une diversification d’assolement bienvenue, alors que les rotations classiques colza/ble/orge posent parfois problème, avec en plus, la possibilité, pour les animaux, d’utiliser les intercultures récoltées en fourrages ou directement pâturées». La valorisation des enjeux organiques pouvant rajouter de la plus value pour les exploitations. Enjeux sociaux également, «avec la création d’emploi et la valorisation de main d’œuvre pour des exploitations qui seraient limitées en terme de surfaces».

Un «enjeu majeur à regarder de près», pour le président de la Chambre d’agriculture de l’Yonne, Etienne Henriot et un sujet «sur lequel on va travailler et proposer des options possibles pour développer les débouchés».

Dominique Bernerd

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