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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 05-10-2017]

Filière ovine

Des rencontres pour optimiser le travail

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Une bergerie tunnel multi-chapelle, mécanisable, fonctionnelle et économique.
Plusieurs thèmes au menu des 12ème rencontres techniques régionales qui se sont déroulées dans l’Yonne, le 21 septembre dernier, notamment  : l’automatisation automatique des fourrages, la manipulation des ovins, la réduction des antibiotiques.
C’est chez Frédéric Fernandès, éleveur de brebis Romane en sélection à Vault-de-Lugny, près d’Avallon, que s’est déroulée la journée régionale ovine. Installé depuis 2011 hors cadre familial, il vient d’y faire construire une nouvelle bergerie tunnel multi-chapelle, la première dans le département.
Plusieurs ateliers au menu de cette journée, notamment sur le thème de la diminution de consommation d’antibiotique en élevage ovin. Pour Edwige Bornot, vétérinaire à Vénarey-les-Laumes, il est important de «reprendre les fondamentaux de l’élevage et lâcher la seringue !» Sont visés dans le plan écoantibio du ministère, ces antibiotiques dits «critiques», de dernière génération, que l’on réserve pour une utilisation en médecine humaine : «tous les chercheurs s’accordent à dire que si on continue à utiliser les antibiotiques comme on le fait, ce sera la première cause de mortalité des humains dans deux siècles, toutes les bactéries étant devenues résistantes…» En matière de zootechnie, tout commence par une bonne préparation à l’agnelage, de sorte d’obtenir un colostrum de qualité. Ingéré dans les six premières heures de sa naissance et en quantité suffisante (10% de son poids), il reste le meilleur gage de santé pour l’agneau : «c’est vraiment la base de la baisse de l’utilisation des antibiotiques, car un animal a une chance sur deux de mourir dans un milieu infecté. Et si les premiers agneaux à avoir des diarrhées s’infectent avec 100 000 bactéries, ils en excrètent 100 milliards ! Vous voyez comme il est facile d’ensemencer toute une bergerie…» Si les antibiotiques restent nécessaires «pour éteindre l’incendie» en cas d’épidémie, il est impératif, quelque soit le problème, de toujours commencer par en identifier la cause, afin de faire baisser la cause infectieuse.
Plier les genoux pas le dos
Autre thème abordé, celui de la manipulation des ovins tout en préservant sa santé. À l’aide d’un parc de contention mobile et d’une cage de retournement, Dominique Reignier, conseiller en prévention à la MSA et Christophe Rainon, de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, ont rappelé quelques règles élémentaires pour prévenir notamment, les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS), l’une des 58 maladies professionnelles reconnues aujourd’hui en agriculture. D’où l’importance, quand on raisonne «bâtiment» de raisonner dans le même temps «parc de contention», pour se donner toutes les chances d’économiser ses articulations : «les squelette d’un homme est fait pour supporter un poids de 80 kg. Tout ce qui est surpoids, va appuyer sur la colonne et les disques et générer des pathologies du style lombalgies ou hernies…» Un impératif absolu : plier les genoux, pas le dos : «si vous adaptez une mauvaise posture en portant une charge de 25 kg, la pression au niveau des disques sera de l’ordre de 375 kg, contre 75 kg seulement en baissant les genoux ! Outre les parcs de détention et cages de retournement, il existe d’autres équipement appropriés pour faciliter le travail sans fatigue ni effort supplémentaire, comme «l’ergosiège», pour aider à maintenir la colonne vertébrale, ou les sécateurs à poignée tournante. Toute activité physique sollicitant d’autres parties du corps que celles utilisées habituellement dans le cadre du travail est aussi la bienvenue. Comme le fait, pour éliminer les toxines générées par l’activité musculaire, de s’hydrater en quantité suffisante. Avec de l’eau bien sur !»
S’équiper pour quelques centaines d’euros
Plusieurs systèmes d’automatisation de la distribution de fourrages et concentrés ont été présentés aux visiteurs. Du matériel «Hi-Tech» de dernière génération, au «bricolé maison», à l’image de ce distributeur automoteur en fonctionnement sur l’EARL Drothier à Vincelottes dans l’Yonne. Fabriqué à partir d’un châssis plus un moteur et des roues récupérées pour une trentaine d’euros, les agriculteurs y ont monté une trémie à partir d’une cuve à fioul. Une vis sans fin entraînée par les roues, assurant la distribution, à laquelle a été rajouté un variateur de semoir pour la distribution de concentré. Si la quantité d’aliments distribués se limite à 700 gr, la «Drothier mobile» a pour avantage d’être rapide et précise et permet un passage dans les couloirs avec du fourrage. Coût total de l’engin, batterie comprise : 200 € !

Dominique Bernerd

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