Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 05-10-2017]

états généraux de l’alimentation

Journée de mobilisation pour «que l’état ne se trompe pas de sujet»

photo article
En l’absence du directeur, pourtant prévenu de la venue des agriculteurs, les employés ont joué la transparence.
A l’initiative de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, le mercredi 27 septembre était placé sous le signe du dialogue mais aussi de la fermeté. Un signal envoyé en local mais aussi au national alors qu’Emmanuel Macron doit annoncer le 11 octobre des propositions suite au premier chantier des États généraux de l’alimentation.
C’est vers 10h sur le parking du magasin Leclerc de Coulanges-les-Nevers que Stéphane Aurousseau et Clément Blandin ont mobilisé leurs troupes avec un double objectif. A la fois pointer du doigt le système Leclerc qui, au niveau national, est le moins rémunérateur, mais aussi venir discuter, échanger avec les consommateurs.
Et alors que les Etats généraux de l’alimentation se tiennent un peu partout en France (le 6 octobre à Nevers) Stéphane Aurousseau a rappelé que l’urgence à résoudre était le prix beaucoup trop bas payé aux producteurs. Soulignant qu’il faut impérativement intégrer le coût de production afin de payer dignement ceux qui en vivent.
En l’absence du directeur de Leclerc - alors en vacances -  deux employés, dont le chef-boucher, ont reçu une délégation d’agriculteurs avant d’accepter de sortir discuter avec le reste des manifestants. S’il semble qu’en matière bovine, l’enseigne joue le jeu en local, le président de la Fédération a indiqué qu’aujourd’hui  : «Nous sommes rémunérés à 6% alors que la marge de l’enseigne atteint 40%» de même que celle des transformateurs. Et qu’il manque entre 50 et 60 centimes par kilo de viande vendu pour un niveau correct de rémunération. Stéphane Aurousseau précise que le problème de la rémunération est plus global. Ainsi pour le pain : 4,5% revient au céréalier et 40% au magasin. Durant cette matinée, les manifestants ont voulu discuter avec les représentants de chez Leclerc mais aussi avec les consommateurs afin d’expliquer leur démarche. Et globalement, ceux-ci apportaient leur soutien aux agriculteurs, comprenant leur mécontentement. Pourtant, ce dialogue était nécessaire pour la Fédération qui a la sensation «qu’on est toujours les vilains». Certains agriculteurs regrettant que parfois le dialogue soit rompu entre ville et ruralité.
Surtransposition de normes et exportations
Après ce blocage limité et temporaire du magasin - les clients ayant toujours pu aller faire leurs courses - la manifestation a pris vers midi la direction de la Préfecture. Là, le déploiement impressionnant des forces de l’ordre - camion-bélier, cars de gendarmerie et place de la Résistance bloquée sur un large périmètre - laisse au cortège un sentiment partagé entre amusement, lassitude et colère.
Une centaine de manifestants étant présents. En attendant le rendez-vous fixé à 14h avec le préfet, les producteurs ont à nouveau ouvert le dialogue avec les passants offrant à déguster viande et fromage issus des producteurs locaux. L’occasion d’aborder un sujet qui interpelle les consommateurs  : le glyphosate. Et d’expliquer que seule une agence américaine considère le produit comme potentiellement cancérogène contrairement aux autres études officielles. Puis d’ajouter que la signature du Ceta permettra à des denrées étrangères, utilisant des produits interdits d’utilisation par les agriculteurs français, d’être vendues dans l’hexagone. Une concurrence déloyale face à la surtransposition des normes subie par les exploitants. Lors d’un nouveau discours, Stéphane Aurousseau a rappelé une autre source de mécontentement  : le financement de l’ICHN (l’indemnité Compensatrice de Handicap Naturel), le gouvernement «nous demandant de cotiser sur les aides Pac du premier pilier pour payer le second». Dans les pistes à développer, la FDSEA souhaite encore que l’exportation se développe car lorsqu’elle se porte bien, cela tire les prix à la hausse sur le territoire. La journée de mobilisation a pris fin sous les ors de République avec une rencontre entre le préfet Joël Mathurin, la députée Perrine Goulet et les représentants de la manifestation. Mais il est clair que le sujet est loin d’être clos.

Fabienne Desseux

votre publicité
photo article

Découverte de la filière volaille - Une journée pour promouvoir la filière auprès des producteurs nivernais

[En ligne le 19-10-2017]

Emissions sur RCF Nièvre - L’agriculture sur les ondes

[En ligne le 16-10-2017]

photo article

Concours Agricole de Nevers - Une nouvelle édition au Marault

[En ligne le 16-10-2017]

RECHERCHE

ÉDITION N°1447

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux