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NIEVRE

[Article mis en ligne le 05-10-2017]

Observatoire agricole CerFrance

Des mutations à mettre en œuvre

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Présentation Cerfrance : un panorama complet de la ferme Nièvre
Comme chaque année, Cerfrance Alliance Centre a brossé en chiffres le visage de la ferme Nièvre 2017. Des résultats meilleurs qu’en 2016 mais qui ne doivent pas faire oublier que les tableaux excel ne disent pas tout de l’état de santé des exploitations.
Comme de coutume, cette présentation de Cerfrance Alliance Centre s’est faite en présence de divers représentants impliqués dans l’agriculture nivernaise. Membres des Cuma, d’Axéréal, de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA, des JA, d’assurance, la DDT... ainsi que des élus, telle la députée Perrine Goulet. Avec en mémoire, une année 2016 calamiteuse qui a laissé des traces. Les perspectives et les projections pour l’année 2017 étaient donc attendues pour savoir si la situation tendait à se redresser. Après un tour d’horizon des spécificités de la Nièvre, l’évolution des résultats par UTAF en matière de grandes cultures (euros constants) a été détaillée. L’EBE/UTAF qui avait été estimé au départ à environ 12 000 euros est finalement chiffré à presque 18 000, donc mieux que prévu. Le résultat courant par UTAF est quant à lui proche des – 20 000 euros, ce qui reste mauvais. En ce qui concerne l’évolution des résultats en bovins viande maigres, l’EBE/UTAF reste stable aux alentours de 35 000 euros, le résultat courant se situant vers 10 000 euros. Les systèmes qui s’en sortent le mieux étant ceux avec engraissement des femelles, les systèmes de grandes cultures et mixtes étant plus pénalisés.
Grandes cultures : un léger mieux
En ce qui concerne le prix du blé et du colza, on observe de fortes fluctuations depuis dix ans. Mais depuis trois ou quatre ans, elles sont plus faibles, le niveau de 2017 restant moyen.
Si l’on regarde l’évolution des rendements Nièvre, et après la chute historique du blé en 2016, on peut constater une remontée sans pour autant revenir au niveau de 2015. L’orge suit le même mouvement, mais le colza semble lui dans une bonne année. Les chiffres de l’évolution du produit et des charges grandes cultures (euros/ha constant) sont à la hausse d’environ 19%. Mais la baisse des deux années précédentes n’est toujours pas rattrapée. Les charges étant elles en baisse de 25%. Les chiffres indiquant que l’on se retrouve au niveau de 2009. Et si l’on observe les résultats par EBE/UTAF, c’est la meilleure année depuis cinq ans. Mais là encore, si cela est moins mauvais, cela ne sauve pas de 2016 et des baisses successives. Le tableau des exploitations par tranche de revenu disponible par UTAF, montre de fortes disparités avec une frange ayant de très bons revenus et d’autres très mauvais. Une situation hétérogène que l’on retrouve de manière générale dans la plupart des entreprises céréalières.
Bovins viande maigres : proche de 2016
En ce qui concerne les bovins viande, il semble que cela reprend un peu en 2017 dans une conjoncture qui n’est pas au plus bas puisque l’effet aide PAC est positif et le prix de vente des bovins maigres reste stable, même si le poids des animaux est à la baisse. Résultat, on arrive globalement au même niveau qu’en 2016. Contrairement aux grandes cultures, la situation des exploitations par tranche de revenu est beaucoup moins hétérogène et moins contrastée. Mais le coût de revient moyen par kilo de vif ne couvre pas tout et les exploitants ne se rémunèrent pas complètement. La situation n’est donc pas véritablement saine et ne favorise pas la transmission. En ce qui concerne les investissements, le département continu d’investir même si cela se fait au détriment du niveau de vie des exploitants. Ce qui soulève question.
Des convictions fortes  
En effet les chiffres restent des indicateurs permettant d’ouvrir une réflexion plus large sur la manière de gérer les exploitations, qu’il s’agisse des grandes cultures ou des bovins. Pour Éric Achour – directeur de Cerfrance Alliance Centre – trois points sont déterminants. D’abord, la connaissance de son coût de production, ce qui permet de déterminer son prix d’équilibre. Ensuite, le volet assurantiel. L’assurance ne doit pas être une variable d’ajustement, elle fait partie intégrante de la gestion de l’entreprise. Enfin, la stratégie d’investissement.
Les difficultés récurrentes posent globalement la question d’une remise en cause profonde du modèle connu. Il faut penser différemment le travail, la mutualisation, la relation à l’outil de production. Fort de cette conviction, Eric Achour estime qu’il n’y a pas de solution magique, mais de nouvelles pratiques à intégrer.

Fabienne Desseux

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