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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 28-09-2017]

Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne

La Bourgogne ré-enchantée

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À l’image de la viticulture bourguignonne, Louis-Frabrice Latour, président du BIVB et Claude Chevalier, président délégué, font preuve d’enthousiasme en ces derniers jours de vendanges. La Bourgogne retrouve ses couleurs avec une vendange de qualité ou l
C’était le millésime que tous attendaient, celui qui compenserait des années de disette et redonnerait des couleurs au mental des viticulteurs qui voyaient leurs stocks fondrent comme neige au soleil. Sauf en de rares endroits, cette vendange 2017 donne toute satisfaction qualitativement et quantitativement, avec une récolte dans l’ensemble «plutôt top»
C’est un grand soulagement pour les viticulteurs de Bourgogne (à quelques exceptions près) après plusieurs années de désillusions successives... Le millésime 2017 tient ses promesses, le vignoble retrouve ses couleurs et les viticulteurs leur bonne humeur à la fin de ces vendanges menées tambour battant, au ryhme de la maturité plus ou moins avancé des parcelles. Ce sont les blancs qui ont ouvert le ban dès la fin août, avec la récolte des futurs crémant dans le sud de la région. Du sud au nord tout est allé très vite ensuite, les vendanges se terminant avec les rouge, les délicats Pinot Noir bénéficiant ainsi de quelques pluies tardives. Très vite il est apparu que si la qualité était au rendez-vous,
la quantité cette année ne faisait pas défaut. Seul bémol, les effets du gel de printemps sur le Châtillonnais, une partie du Chablisien et du Mâconnais et en d’autres endroits, a très tôt anihilé
les espoirs des viticulteurs dont les domaines ont été les plus touchés.
La Côte d’Or en revanche «a été bien protégée» se réjouit Claude Chevalier, président délégué du BIVB. En blanc, la récolte  «limitée», se traduit par des volumes «constants» mais une qualité très réussie, «d’une belle minéralité». En rouge, le millésime, «sain et sur le fruit», s’annonce de grande qualité, proche de celui de 1999. «Ce n’est pas l’année du siècle, mais c’est une belle année !» avec une qualité -et une quantité- propres à satisfaire la clientèle. Face à une récolte nationale en baisse, «la plus petite région viticole» de France, peut se prévaloir de ses bons résultats. Juste ce qu’il fallait au bon moment pour sortir du cercle infernal des années difficiles et «des petites vendanges».

Négoce : les marchés tiennent bon
Côté négoce, c’est la récolte 2016 qui sort des caves et doit faire ses preuves. Une récolte historiquement basse (1 223 millions d’hectolitres, contre 1 500 millions cette année) qui se traduit par des déficits en volumes de transactions pour les appellations les plus touchées par les incidents climatiques de l’an passé. Les niveaux de récoltes 2014 et 2015 permettent de préserver dix  mois de stocks pour la campagne 2016-2017.
Pour les sorties de propriété, comme pour les volumes de transactions, l’hétérogénéité en fonction des appellations reste la marque de cette campagne commerciale. «Ces sont surtout les rouge qui progressent, du fait de l’extrème grande qualité des vins 2015» remarque Louis-Fabrice Latour, président du BIVB. Certaines appellations en blanc comme le chablis souffrent un peu plus, notamment au Royaume-Uni, marché qui progresse quand même en valeur (+6%). La Bourgogne reprend aussi des parts de marché sur certaines appellations. «Les volumes restent limités en sortie, mais la valeur se tient en blanc et augmente en rouge». Les sept premiers mois de l’année enregistrent une baisse en volumes de -2%, mais le chiffre d’affaires progresse en valeur à +8,3%, soit +37,9 millions d’euros. Ce chiffre d’affaires est réalisé à 57% par les vins blancs, 45% par les vins rouge et 4% par le crémant de Bourgogne. Ce sont principalement les marchés d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie qui portent ces bons résultats. Avec toutefois une grande hétéréogénéité en fonction des appellations.

Toutes ces bonnes nouvelles produisent leur effet et globalement «le moral est bon», reste «à ne pas perdre la guerre des volumes si l’on veut garder des vins de Bourgogne accessibles en centre de gamme» et à ne pas manquer «le rendez-vous de la parité euro/dollar au début de l’année 2018». L’objectif du BIVB, rappelé par son président, reste toujours d’encourager la production «de vins de qualité à des prix raisonnables».

Anne-Marie Klein

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