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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 21-09-2017]

International

Bruxelles veut une Europe ouverte au commerce

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( Crédit photo : DR ) La Commission de Bruxelles veut «renforcer le programme commercial» de l’UE.
La Commission de Bruxelles veut «renforcer le programme commercial» de l'UE. Jean-Claude Junker souhaite avancer sur tous les dossiers : le Canada, avec la mise en oeuvre provisoire du Ceta, le Mercosur mais aussi l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
«Larguons les amarres, mettons les voiles, et profitons des vents favorables !», s’est exclamé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne dans son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 13 septembre. De fait, c’est même le grand large que vise le président de la Commission de Bruxelles. «Je voudrais que nous renforcions encore notre programme commercial européen. L’Europe est ouverte au commerce, oui. Mais il faudra que nous obtenions autant que ce que nous donnons», a-t-il déclaré.
«Grâce à l’aide du Parlement européen, nous venons de conclure avec le Canada un accord commercial qui s’appliquera de manière provisoire à compter de la semaine prochaine. Nous avons trouvé un accord politique avec le Japon sur un nouveau partenariat économique. D’ici la fin de l’année, nous avons de bonnes chances de faire de même avec le Mexique et les pays d’Amérique du Sud. Et aujourd’hui, nous proposons d’ouvrir des négociations commerciales avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, a-t-il précisé. Je voudrais que tous ces accords soient finalisés d’ici la fin de ce mandat (fin octobre 2019)».

Mercosur : la viande bovine au menu
Un accord de libre-échange est en négociation de longue date avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Les organisations et coopératives de l’UE (Copa-Cogeca) ont dénoncé l’intention prêtée à la Commission de Bruxelles d’inclure la viande bovine dans les négociations. Pourtant, en mai 2016, la Commission s’était résolue à exclure ce secteur - ainsi que celui de l’éthanol - de l’offre européenne initiale. Un échange révisé d’offres d’accès au marché est prévu lors des prochains pourparlers qui sont prévus du 2 au 6 octobre à Brasilia. La nouvelle concession envisagée par Bruxelles atteindrait 85 000 tonnes équivalent carcasses selon le chiffre cité au conditionnel par l’eurodéputé français Michel Dantin. Elle est d’autant plus inquiétante que la consommation a décliné de 20% dans l’UE au cours des dix dernières années, et que l’impact du Brexit n’est pas encore connu. De plus, les pays sud-américains n’ont pas des normes sanitaires aussi élevées que celles l’Union européenne, a insisté Jean-Pierre Fleury, président du groupe de travail viande bovine du Copa-Cogeca.

Canada : entrée en vigueur provisoire le 21 septembre
L’accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada (Ceta), notamment le chapitre sur les échanges, doit entrer en vigueur de façon provisoire le 21 septembre. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État aux affaires étrangères, et son homologue du ministère de la transition écologique, Brune Poirson, ont tiré les «enseignements» d’un rapport sur «l’impact du Ceta sur l’environnement, le climat et la santé» élaboré par des experts et remis le 8 septembre au Premier ministre Édouard Philippe. Les experts craignent que la «transition écologique de l’agriculture» ne soit compromise par l’accord avec Ottawa. Ils mettent en avant des «exigences moindres» du Canada sur les pesticides, les OGM, les activateurs de croissance (hormones et antibiotiques), etc., et au-delà de la santé publique, des conséquences négatives sur un «secteur de l’élevage déjà affaibli» sont redoutées.
La Fédération nationale bovine (FNB) demandait «la suspension immédiate» de l’application provisoire du Ceta, tandis que l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) a rappelé que «le président de la République s’était engagé à faire modifier le texte si les conclusions de la commission d’experts étaient négatives». La FNSEA conditionnait «l’application provisoire à de nouvelles garanties, non seulement sur les produits sensibles, au premier rang desquels la viande bovine, mais aussi sur les distorsions de concurrence, qui sont inacceptables». Le contingent d’importation dans l’UE de boeuf canadien à droit nul passera de 7 640 t à
45 840 t sur six ans.

Australie et Nouvelle-Zélande
Et la liste n’est pas terminée : la Commission européenne a officiellement demandé le 13 septembre au Conseil de l’UE de l’autoriser à ouvrir des négociations de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Pour les pourparlers avec ces deux pays, elle formule des recommandations d’ordre général : «quotas d’importation tarifaires, périodes transitoires plus longues» pour les produits les plus sensibles, agricoles notamment, et «clause de sauvegarde bilatérale» ; traitement des obstacles sanitaires et phytosanitaires en tenant compte de «la protection de la vie humaine, animale et végétale et de la santé» ; coopération dans le domaine du bien-être animal ; «haut niveau de protection» des indications géographiques et, dans le cas de l’Australie, lien avec l’actuel accord sur le vin.

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