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[Article mis en ligne le 03-08-2017]

Diversification

Des abeilles au lieu-dit Les Treilles

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Jean-Paul et Clément Thoulet travaillent en transhumance, déplaçant les ruches au fil des saisons.
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Le père et le fils produisent différents types de miel  : acacia, tilleul, trèfles ou encore sarrasin.
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La vente de miel se fait en vente directe, directement sur l’exploitation à Amazy ou sur les marchés.
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Pour Jean-Paul Thoulet, le déclin des abeilles est davantage dû au climat qu’à l’usage des pesticides.
À Amazy, lieu-dit Les Treilles, l’éleveur polyculteur Jean-Paul Thoulet a élargi son activité en créant un rucher il y a quatre ans. L’éleveur produit ainsi son miel, ses bonbons au miel et du pain d’épices qu’il revend sur son exploitation et sur les marchés.
Se diversifier, Jean-Paul Thoulet y pensait depuis un moment déjà. Mais il fallût à l’éleveur un déclic venu de l’extérieur pour franchir le pas. Et celui-ci lui est venu de son fils, Clément. «Mon fils avait fait son bac agricole à Quetigny et effectué un stage en apiculture dans le Jura», raconte Jean-Paul. «De retour sur l’exploitation, il m’a proposé de monter une activité apicole. Je me suis dit pourquoi pas. Et il y a quatre ans, on a récupéré un vieux rucher abandonné depuis quinze ans». Ce vieux rucher est le point de départ d’une activité qui ira croissante. Jean-Paul et son fils Clément, qui doit s’installer avec lui en début d’année prochaine, remettent en état le vieux rucher. Ils s’équipent ainsi de huit essaims pour débuter. «On a récupéré les abeilles et refait des ruches neuves, et cela s’est fait tout doucement», explique Clément. «Dès le début, on a commercialisé le miel sur des marchés de Noël, sur des foires et sur l’exploitation et on s’est aperçu qu’il y avait une réelle demande». Père et fils remarquent une vraie quête d’authenticité chez les consommateurs. Le «retour à la nature» est dans l’air du temps. Face aux miels «industriels» vendus en grande surface, ceux de Jean-Paul et Clément Thoulet ont de quoi séduire. Miel de printemps, acacia, tilleul, miel de fleurs, trèfles, sarrasin  : ils se démarquent d’abord par leur grande variété. Un atout de taille sur les marchés. «Les gens recherchent des miels différents, au goût bien caractéristique, ils veulent un miel qui ne soit pas trafiqué. Le miel de supermarché est bien trop sucré, souvent dilué avec du glucose».
Pour produire cette grande variété de miels, Jean-Paul et Clément Thoulet fonctionnent en transhumance. Ils déplacent leurs ruches de saison en saison. Au printemps, elles sont dans les prés. Au 1er mai, elles vont aux acacias. Au 15 mai, aux tilleuls. Ensuite, elles vont butiner sur toutes les fleurs d’été. «C’est plus de travail car il faut extraire chaque fleur, il faut les transhumer mais pour la vente c’est un atout», précise Jean-Paul Thoulet. Si l’éleveur n’y connaissait rien auparavant en abeilles, il s’est véritablement pris de passion pour ces petites bêtes fascinantes, aidé par Clément et ses connaissances. Le père et le fils partagent cette passion et ne compte pas leurs heures. Ils fabriquent eux-mêmes leurs ruches, Clément élève des reines et ils comptent bien développer l’activité et passer l’an prochain à 150 ruches, conscients du marché à prendre. «Il y a des gros consommateurs de miel qui consomment 1 kg par semaine. Beaucoup sucrent tout au miel. Et on est les seuls apiculteurs par ici, sinon il faut aller dans le Morvan».
Au démarrage ils ont investi dans une miellerie, afin d’extraire eux-mêmes le miel. 25 000€ d’investissement qu’ils comptent bien amortir. Ils souhaiteraient s’équiper l’an prochain d’un laboratoire. «Il faut que l’on développe l’activité afin de générer un revenu supplémentaire. Cela nous permettrait d’avoir trois productions, et donc plus de sécurité, c’est ce que l’on voit de plus en plus sur les exploitations», analyse Jean-Paul Thoulet. «Il vaut mieux ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier. L’avenir pour nous est dans la diversification, pas dans l’agrandissement». D’autant plus que la demande est là : «On manque de miel en France et des sociétés sont intéressées. L’intérêt maintenant, c’est de faire un produit fini».
Et face aux mauvaises langues, Jean-Paul et Clément Thoulet clament haut et fort qu’il est possible de concilier agriculture raisonnée et apiculture. Pour eux, le déclin des abeilles est même davantage dû au climat. «les abeilles sont avant tout sensibles au printemps froid et humide. La saison apicole va de fin mars à fin juillet et s’il fait trop humide, elles peinent à lutter car le rucher moisit. Le climat a aussi des répercussions sur la fleur, moins productive en pollen. L’an dernier le climat s’est répercuté sur notre activité, et on a perdu la moitié». Pour les deux futurs associés, «c’est aussi un défi de prouver qu’on peut faire de l’agriculture raisonnée et avoir des abeilles». Un défi qu’ils sont bien décidés à relever.

Céline Clément

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