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YONNE

[Article mis en ligne le 27-07-2017]

Moissons 2017

Quand le meilleur côtoie le pire

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L’heure d’un premier bilan pour la coopérative 110 Bourgogne, à l’issue de moissons qui une nouvelle fois, auront été marquées par une forte hétérogénéité entre les secteurs.
Jean-Marc Krebs n’en revient toujours pas : «nous avons rentré 75% de nos quantités moisson en seulement deux période de cinq jours». Un rythme de réception et de dégagement quasiment sans précédent et une collecte favorisée par une fenêtre météo particulièrement propice, qui n’a toutefois pas évité un phénomène d’hétérogénéité, notamment en orges d’hiver, explique le directeur de la coopérative 110 Bourgogne : «on a connu de gros dégâts de gel d’épis dans leur gaine début avril, avec des températures descendues jusqu’à -10°C, comme en Tonnerrois et dans le Châtillonnais, avec à la clé, une hétérogénéité des stades de maturité dans les parcelles, comparé à celles se trouvant sur les hauts, plus épargnées».

D’où les consignes dans les réunions d’avant moisson de faire impérativement des échantillons avant de livrer : «avec plus de 4% de grains verts ou blancs, la marchandise est considérée comme immature, avec le risque d’être déclassée en fourrager. D’autant qu’avec les orges de brasserie, il faut que l’on garantisse aux expéditions un taux de germination et cela, jusqu’à 18 mois après la livraison».

Message entendu par les adhérents, souligne Jean-Marc Krebs, «globalement, ils ont bien joué le jeu». Même si la vigilance reste de mise dans les silos, suite aux débuts de germination apparus après l’épisode pluvieux de fin juin : «on sait que l’on aura un travail du grain à faire, pour sortir tout ce qui pourrait être germé».

Une collecte au final qualifiée de «moyenne mauvaise», avec, comparés à la moyenne historique, des rendements oscillant entre - 4 q/ha et + 20 q/ha : «si les rendements ne sont pas au rendez-vous, la qualité est là néanmoins, avec un bon calibrage et un seuil protéines à 11,5» Si le Gâtinais et la Puisaye semblent être les secteurs qui s’en tirent le mieux, les Plateaux sont une nouvelle fois pénalisés, avec des rendements en retrait de 15 q/ha par rapport à la moyenne historique, ainsi que le nord du département, où la collecte d’orges d’hiver a vu sa moyenne baisser de 10 q/ha.

La bonne surprise de l’année
Les craintes nées du gel en avril, suivi de l’effet canicule de fin juin n’ont heureusement pas été suivies d’effet et la collecte de colza sera «la bonne surprise de l’année», selon le directeur de la coopérative : «même si cela reste une récolte moyenne, c’est bien meilleur que ce que l’on pouvait imaginer. Les grains sont petits, mais la qualité est là, après une floraison magnifique, longue et lumineuse, avec des températures idéales à ce stade».

Comparés à la moyenne historique de 35 q/ha, les rendements sont en hausse de + 4q/ha en Puisaye, + 2q/ha dans l’Auxerrois, ainsi que dans le Tonnerrois, où la moyenne dans ce secteur est toutefois limitée à 30 q/ha. Les cultures ont profité d’une emprise moindre à l’automne dernier des ravageurs habituels, type grosse altise et charançon du bourgeon terminal : «on est rentré assez vite dans l’hiver et la présence des insectes dans les parcelles s’en est trouvée rapidement limitée, alors qu’en 2016, ils ont fait des dégâts jusqu’à mi janvier». Pas question pour autant, de revoir la politique de diversification en vigueur à la coopérative : «face aux problèmes de résilience des produits insecticides sur ces insectes, on va continuer à chercher d’autres débouchés, que ce soit avec le lin, la moutarde, etc. Il faut qu’on se diversifie, on n’a pas le choix !» Concernant les pois, les rendements s’échelonnent de 35 à 50 q/ha selon les secteurs : «là aussi, on s’attendait à pire, en fonction des conditions climatiques». Bonne surprise également pour ce qui est des orges de printemps, avec des rendements de 40 à 55 q/ha, là où on attendait à peine plus de 35 q/ha.

Si le spectre de la germination des blés en 2014 est encore dans toutes les mémoires, rien de comparable cette année, même si la vigilance reste de mise : «aujourd’hui, on voit peu de grains germés, ou alors, à un pourcentage qui reste faible, mais le problème cette année, aura été ce phénomène de prégermination apparu, une fois la dormance levée». S’appuyant pour cela de l’expérience née de l’historique : «nous avons mis en place dans les silos, le même plan d’échantillonnage et de surveillance des cellules qu’en 2014». Côté rendements : de + 4q/ha à -10 q/ha par rapport à la moyenne historique sur les Plateaux, avec là encore un maître mot : «une énorme hétérogénéité».

Dominique Bernerd

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