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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 27-07-2017]

Moissons

La germination, l’unique déception

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Étienne François dressait un premier bilan de la récolte le 19 juillet.
Un agriculteur de Brazey-en-Plaine revient sur les pluies des 7 et 8 juillet, ayant entraîné le déclassement d’un tiers de ses blés.
La moisson 2017 laissera de bons souvenirs dans la plaine dijonnaise. Même si ses champs n’étaient pas tous fauchés la semaine dernière, un premier bilan intermédiaire s’avérait positif pour Étienne François, exploitant à Brazey-en-Plaine. Installé le 1er juillet 2016, l’ancien gérant de Brazey Motoculture «ne pouvait pas être déçu»  après la moisson de l’an passé: «Tout avait été catastrophique dans le secteur. À titre d’exemple, un champ de blé était tombé à 22q/ha, pour une moyenne finale à 46q/ha. Une parcelle de lentilles ne faisait pas plus de 200 kg/ha et un dernier champ, en moutarde, pointait à 100 kg/ha... J’ai débuté avec la pire moisson possible. En conséquence, je ne pourrai jamais être déçu de ma carrière !»

85q/ha en blé
Étienne François affiche une belle satisfaction cette année dans ses champs de blés Fructidore, Cellule et Absalon, avec un rendement de 85q/ha à la clé: «la moyenne de l’exploitation familiale est de 77q/ha sur les vingt dernières années, c’est donc un très bon résultat. La grande déception, et l’unique pour le moment, concerne les blés qui ont été récoltés après les pluies des 7 et 8 juillet. Si les premières bennes étaient en-dessous du seuil limite de 3%, les autres ont totalement décroché et accusaient des taux de germination entre 4 et 6%. Tout est donc passé en fourrager, engendrant une baisse de prix de 20€/t. Heureusement, le rendement satisfaisant de cette année limite largement la casse. Sans la germination, tout aurait été vraiment très bien». Seul un «maigre mais attendu» rendement de 60q/ha a été obtenu dans du Togano : «c’est une variété hyperprotéinée que nous livrons à la SAS Bresson. Il permet de fabriquer du pain pour les hamburgers chez McDonald’s. Le taux de protéines atteint 15, voire 15,5% cette année. Les rendements ne sont jamais très élevés» commente le producteur céréalier de 31 ans.

Orge et colza convaincants
Étienne François ne cultivait pas d’orge d’hiver en 2017 mais ce dernier en a tout de même fauché en tant que prestataire de services: «la moyenne est au environ de 83q/ha, c’est également un bon résultat en orge, notamment dans la variété Étincel. La qualité est très satisfaisante elle aussi et l’intégralité de la moisson part en brasserie». Les colzas du jeune Côte-d’orien étaient dans la même dynamique avec un rendement final proche de 45q/ha : «aussi surprenant que cela puisse paraître, il semblerait que ce soit un tonnage assez moyen dans le secteur. En effet, plusieurs moyennes de 50q/ha ont été enregistrées par endroit. 2017 était vraiment une campagne à colza». Étienne François terminait ses orges de printemps la semaine dernière, juste avant de récolter une quarantaine d’hectares de moutarde par le biais de son entreprise. Pour cette dernière culture, les premiers échos du secteur laissaient apparaître une forte hétérogénéité avec des rendements variant de 10 à 25q/ha.

Aurélien Genest

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