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[Article mis en ligne le 20-07-2017]

Photovoltaïque

L’union fait la force

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Franck Séguinier et Fabrice Prévotat ont tous les deux investi dans des bâtiments équipés de panneaux solaires.
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L’électricité produite sera rachetée par EDF.
Créée il y a deux ans, la société SAS Solaire 58 est constituée de 14 associés. Des agriculteurs qui ont décidé de s’équiper de bâtiments photovoltaïques.
Le photovoltaïque, pour eux, est synonyme de constructions plus économiques. Didier Barillot, Claude Baise, Benoît Blandin, Vincent Giraud, Philippe et Ludovic Guyard, Jean-Michel Morle, Jean-Philippe Morle, François Mouron, Nicolas Pechery, Fabrice Prévotat, Didier Ramet, Guillaume Sansoit, Franck Séguinier et Thierry Vernillat sont les 14 agriculteurs à composer la société SAS Solaire 58. Et ils ont tous un projet en commun  : s’appuyer sur la force du collectif afin de s’équiper de bâtiments photovoltaïques. Un projet qui remonte à l’hiver 2015, quand de premières réunions publiques sont organisées par la Chambre d’agriculture sur la commune de Corbigny. L’objectif : booster l’activité économique sur le secteur.
Désormais, les bâtiments sont sur pied. Ils sont modernes et polyvalents, d’une valeur de 85 000€ et sont équipés de 528 panneaux solaires en moyenne, pour une capacité de production de 142 kW. Un modèle standard qui a été modulé selon les besoins et les attentes de chacun. L’électricité ainsi produite sera revendue à EDF, ce qui permettra d’amortir le coût du bâtiment. «Aujourd’hui, c’est une solution intéressante pour ceux qui ont besoin d’un bâtiment», explique Etienne Bourgy, technicien à la chambre d’agriculture. «Ce système permet d’alléger le poids structurel. Dans les quinze premières années, on inscrit son exploitation dans un allègement de charges de structure. C’est un système mutualisé, sécurisé et autonome, qui présente une réelle équité entre tous les associés».

Sécurité et équité
«Les six premières années, on rembourse les annuités contractées à la banque. Ensuite les premiers retours de production doivent nous permettre d’amortir le coût de l’emprunt à hauteur de 30%, enfin sur les 5 dernières années, on devrait percevoir l’intégralité de notre emprunt », résume Franck Séguinier. L’objectif  : «faire une opération blanche tout en améliorant le confort de travail». Agriculteur à Montigny-en-Morvan, Franck Séguinier est associé avec son frère et ses parents sur l’exploitation familiale. 150 vaches charolaises et 130 limousines, 85 agnelages  : un élevage conséquent qui souffrait d’un réel manque de bâtiment, faute de moyens... la société Solaire 58 s’est avérée une solution toute trouvée. «Depuis mon installation en 2011, nous avions besoin d’un nouveau bâtiment mais avec beaucoup de charges sur l’exploitation, nous n’étions pas en capacité de payer un nouveau bâtiment. Là on a gagné 30% par rapport au prix d’un bâtiment normal et ensuite le coût de l’investissement est amorti». Ce bâtiment va permettre, dès l’hiver prochain, d’accueillir 50 vaches à veau et de stocker du fourrage. Pour Franck Séguinier, avec ce système c’est simple, «tout le monde est gagnant».

Une agriculture qui évolue
Un constat que l’agriculteur partage avec son voisin, Fabrice Prévotat, installé depuis 2005 avec son père Michel. Pour lui aussi, ce système répond à un vrai besoin de bâtiment sur son exploitation. Celui-ci est désormais sur pied, et la future stabulation devrait accueillir 120 génisses et 25 000 bottes de fourrage. Un nouvel équipement qui va permettre d’améliorer les conditions de travail et d’être davantage en phase avec le marché. «On ne peut plus ignorer tous les moyens de conforter économiquement une exploitation. Le métier d’agriculteur ce n’est pas que produire du blé et élever des vaches. Il faut être capable de se remettre en cause. L’agriculteur d’aujourd’hui doit évoluer et on ne pourra bientôt plus se passer d’un revenu complémentaire». Optimiste, Fabrice Prévotat espère même tirer de réels bénéfices de ses panneaux solaires. Un contrat, signé sur vingt ans, garantit aux agriculteurs le rachat de leur électricité. Les panneaux photovoltaïques, d’une durée de vie de 40 ans, devraient encore produire 80% de leur capacité dans 25 ans. Par ailleurs les charges et les produits sont mutualisés, ainsi «si un bâtiment s’arrête, on mutualise tout, la SAS fait jouer son assurance et la banque sera toujours remboursée», précise Etienne Bourgy. C’est un système qui présente aussi l’avantage d’une réelle synergie humaine, où «chacun a sa place». La SAS peut également envisager de se développer sur d’autres plans, pour réaliser par exemple des économies sur de l’achat de matériel groupé.

Céline Clément

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