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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 13-07-2017]

Colza

Se donner les moyens de réussir l’implantation des colzas

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( Crédit photo : Jung ) Un colza bien enraciné.
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Mottes poreuses (type gamma) et mottes tassées (type delta).
La campagne 2016/2017 nous a encore une fois démontré que les aléas climatiques (manque d’eau et gel tardif) sont particulièrement préjudiciables pour des colzas mal installés, avec un défaut d’enracinement et une biomasse faible.
Des priorités à garder en tête
Favoriser la levée rapide, la croissance végétative et l’enracinement des colzas est une priorité pour mettre en place un colza robuste, capable d’exprimer son potentiel et de faire face aux aléas climatiques et aux pressions de ravageurs.

Gérer l’interculture
La gestion de l’interculture influence la réussite de la mise en place du potentiel des colzas. Il est nécessaire de s’adapter aux conditions du milieu et de modifier ses habitudes si besoin. Il est  indispensable d’éviter l’assèchement du sol, l’encombrement pailleux du lit de semences, la création de mottes ou d’un sol soufflé.
Identifier les zones de compaction (observez la structure à la bêche) permet de déterminer si un travail du sol est nécessaire ou non ; et le cas échéant, de définir la profondeur de travail du sol. Les outils à dents sont à privilégier.
En situation sèche, un déchaumage réalisé rapidement après récolte est nécessaire pour permettre, par la suite, un travail efficace de l’outil à dents. Le déchaumage peut également être nécessaire pour gérer les résidus de récolte et/ou pour enfouir les produits organiques.

Travailler le sol très tôt après la récolte du précédent et effectuer un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement dû à l’évaporation, en particulier en sol argileux.
N’effectuer aucun travail du sol tardif sous peine d’assécher le sol en profondeur. L’objectif est de favoriser la réhumectation en cas de pluie, de limiter l’évaporation et d’avoir un sol rappuyé. Si les levées d’adventices sont nombreuses avant le semis, détruisez-les par une intervention herbicide.

Le semis direct peut être intéressant - pour les agriculteurs qui le pratiquent - pour préserver l’état hydrique du sol en limitant l’évaporation. Toutefois, cette pratique est conditionnée par le diagnostic préalable d’un bon état structural et la gestion des résidus de culture sur le lit de semence est primordiale.

Semer tôt avant la pluie
La date de semis est à raisonner sur une période adaptée au secteur, en fonction des pluies annoncées et elle peut être avancée si besoin, sans prise de risque majeure. Cet aspect prévisionnel est certes aléatoire, mais il engage l’agriculteur à être prêt à semer quand cela devient possible. Les actions de travail du sol et de roulage doivent êtres anticipées, en particulier en sols argileux. Éviter tout travail du sol durant la phase d’assèchement.-

Objectif : Semer dans un sol sec, avant la réhumectation du sol, lorsqu’une pluie significative est annoncée. Idéalement, positionner la graine dans la fraîcheur, jusqu’à 4 ou 5 centimètres de profondeur. La jeune racine doit rapidement trouver la zone fraîche.

Les semis superficiels,(- de 1.5 cm) sont à éviter car cette zone se dessèche rapidement ce qui peut entrainer des pertes de pieds par dessèchements de graines en germination.

Delphine de Fornel – Laurent Jung - Terres Inovia

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