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YONNE

[Article mis en ligne le 29-06-2017]

Charny-Orée-de-Puisaye

Cherche producteurs pour cuisine centrale

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Michel Courtois, ancien agriculteur et maire de la commune nouvelle de Charny-Orée-de-Puisaye.
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Les producteurs sont venus nombreux à cette réunion d’information du 15 juin dernier, organisée à Villefranche.
Le projet de cuisine centrale mené par la Commune Nouvelle de Charny-Orée -de-Puisaye verra le jour au 1er janvier prochain. Une première réunion d’informations s’est tenue le 15 juin dernier, à l’attention des producteurs locaux.
Le projet de construction d’une cuisine centrale et de la mise en place de circuits courts et de proximité pour la restauration collective à Charny-Orée-de-Puisaye, relève d’une véritable volonté politique rappelle son maire, Michel Courtois : «notre obligation à terme est claire : nous devons atteindre à minima, d’ici trois ans, 40% d’approvisionnement en produits locaux de notre cuisine centrale et pour cela, avons besoin de construire un projet avec des obligations de volumes dans le temps pour en sécuriser l’approvisionnement».

Les travaux du bâtiment à énergie positive construit à cet effet à Charny, viennent de débuter, pour une livraison prévue au 31 décembre prochain. Dans un premier temps, la cuisine ne sera opérationnelle que pour l’Ehpad local, avant de généraliser ses activités à la rentrée 2018, pour l’ensemble des structures desservies : écoles de la Commune Nouvelle (Charny, Villefranche, Grandchamp, Saint-Martin-sur-Ouanne et Perreux), le collège et la crèche de Charny, le centre de loisirs de Prunoy, ainsi qu’un service de portage de repas à domicile.

Au total, près de 600 repas devraient être préparés quotidiennement, la cuisine étant prévue pour un maximum de 1 200 repas/jour, si les besoins devaient augmenter. Elu faisant partie du groupe de travail mis en place pour l’élaboration du projet, Bernard Moissette  en a rappelé tout l’intérêt pour les producteurs locaux : «si l’avenir est à l’agrandissement des exploitations, une agriculture de proximité commence à côté à se développer. Quel que soit le système d’exploitation choisi, l’enjeu, c’est de répondre aux attentes des consommateurs et s’adapter à la réglementation environnementale et à ce qu’on appelle le réglementaire de l’agriculture. Encourager le développement d’une agriculture de proximité fait partie du rôle des élus d’un territoire et aide au maintien du tissu rural. Cette cuisine centrale, on veut qu’elle soit un moteur pour favoriser le regroupement d’agriculteurs et contribuer à sécuriser sur plusieurs années les productions».

Des producteurs intéressés
Dans la salle, de nombreux producteurs présents, venus apporter leur témoignage sur leur expérience en matière de vente directe. à l’image de Julie Gionnet, de la ferme des Siméons, à Charny, installée en élevage bovin bio depuis 8 ans sur l’exploitation familiale, qui commercialise ainsi plus de 70 veaux et bœufs à l’année : «toutes les semaines, nous recevons des commandes d’écoles. En théorie, elles devraient nous parvenir bien en amont, au moins cinq semaines avant, mais dans la pratique, c’est plutôt la semaine précédente. Nous nous sommes regroupés à plusieurs producteurs et quand je reçois une commande, je rappelle mes collègues pour savoir qui peut fournir. Cela nous permet d’assurer en toutes circonstances». Un système gagnant/gagnant, même si la prudence reste de mise : «un changement de gestionnaire dans une école et vous pouvez passer d’un ou deux repas par mois à plus rien, ou alors uniquement pendant la semaine du goût».

Outre l’approvisionnement en produits locaux, l’objectif du projet est aussi de réapprendre à consommer en fonction des saisons, explique Michel Courtois : «nous devons raisonner saisonnalité des produits, sinon, on ne va pas respecter l’idée que l’on s’est faite du concept. Faire reprendre conscience aux gens qu’il y a des légumes qu’on ne mange qu’à une certaine époque de l’année et pas tous les jours. Il nous faut éduquer les enfants le plus tôt possible en ce sens, car ce sont eux, les futurs acheteurs et consommateurs».

Producteurs de légumes, de fruits, éleveurs ou fabricants de pain, ils étaient nombreux dans la salle à manifester leur intérêt pour le projet. Un groupe de travail est prévu se mettre en place en septembre prochain, pour avancer dans la démarche. Le maire de Charny Orée de Puisaye est confiant : «il faut qu’à la rentrée 2018, ça tourne ! Si vous êtes ambitieux et que l’on parvient à trouver les formules pour vous faire avancer, je crois qu’on peut y arriver».

Dominique Bernerd

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