Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 29-06-2017]

Concours de labours

Il y a 30 ans, avait lieu la finale nationale de labours

photo article
Philippe Guillien était le président des Jeunes Agriculteurs lors de la finale nationale de labours à Pougny, les 12 et 13 septembre 1987.
Il y a 30 ans, les 12 et 13 septembre 1987, avait lieu la finale nationale de labours organisée par les Jeunes Agriculteurs de la Nièvre à Pougny. Une date que les «anciens» jeunes agriculteurs souhaitent commémorer en organisant une fête le 9 septembre prochain. Rencontre avec Philippe Guillien, président des JA de la Nièvre de 1986 à 1990.
En 1987, Philippe Guillien avait 29 ans. Et il se souvient comme si c’était hier de cette finale nationale de labours organisée par les JA de la Nièvre et qui se déroulait à Pougny le 2e week-end de septembre. Invité d’honneur, et pas des moindres : le Président de la République François Mitterrand.

Celui-ci avait débarqué en hélicoptère sur le concours de labours, deuxième événement agricole à l’époque après le salon de l’Agriculture et qui rassemblait entre 30 000 et 40 000 personnes. «Le concours de labours, c’était la vitrine des territoires nivernais, raconte Philippe Guillien. Il y avait des expositions de matériel, de bovins, de moutons. On y trouvait tout ce qui se faisait sur les cantons en terme d’industrie, de commerce, de créativité, les entreprises phares du département, les essais culturaux. C’était un mini-salon en quelque sorte».En 1987, l’émulation était à son comble autour du Président de la République, qui laissait planer le suspens autour de sa candidature à une éventuelle réélection l’année suivante.

Dans la modeste commune de Pougny, en plein cœur de la Nièvre rurale, tous les journalistes de la télévision se battaient pour arracher quelques images, quelques paroles de François Mitterrand. «Sur le coup on ne s’est pas bien rendu compte de l’impact que ça pouvait avoir même si c’était quelque chose d’exceptionnel», résume Philippe Guillien. L’éleveur, qui était alors président des JA, se souvient surtout de la chaleur caniculaire qui régnait ce jour-là. Et qui avait atteint son paroxysme dans la tente où devait se dérouler le déjeuner présidentiel. «Le Président avait posé sa veste, alors nous l’avons enlevé à notre tour, ce qui était un soulagement vu la chaleur qu’il faisait. Et puis il l’a donné à un majordome, qui l’a simplement épousseté, et l’a ensuite remise. Nous avons donc renfilé notre veste nous aussi, alors que la chaleur était étouffante. Puis, comble de l’ironie, le Président a souligné à M. Charrette et à M. Bérégovoy qu’il supportait difficilement la chaleur». S’il est vrai que ce fût pour les jeunes agriculteurs de l’époque un honneur de côtoyer, l’espace d’une journée, les hautes sphères de la politique, Philippe Guillien se souvient surtout de la crainte d’être ridicule. «Finalement, j’ai très peu parlé pendant le déjeuner, se souvient-il. On peut faire des envieux mais quand on y est, on est surtout soucieux de faire bonne impression».
Le soir, un dîner spectacle avec Michel Leeb clôturait le concours. Là aussi, un pari risqué pour les JA, mais tenu haut la main. «Tout le monde nous disait que l’on aurait pas dû faire venir Michel Leeb. Une semaine avant, nous n’avions presque aucune réservation et finalement tout s’est débloqué le week-end précédant le concours». La fête fût donc une réussite. Une fierté pour Philippe Guillien, et Jean Doudeau, président du comité d’organisation qui à l’époque ne partaient de rien et pour qui cette finale nationale de labours était un véritable challenge.
Samedi 9 septembre les anciens organisateurs de la finale de labours se réuniront à Pougny pour fêter ensemble les trente ans du concours. L’occasion d’évoquer les bons souvenirs autour d’un pot convivial. Mais néanmoins, pas question pour eux de se complaire dans une quelconque nostalgie. «Le temps a passé et 30 ans après, on s’aperçoit que c’est une génération, une vie que l’on était en train de commencer et qu’aujourd’hui on est en train de finir, observe Philippe Guillien. A l’époque, j’avais 29 ans et j’avais déjà coutume de dire que même dans nos plus belles forêts, il faut savoir abattre les vieux chênes. Eh bien aujourd’hui, les vieux chênes c’est nous !» Et du haut de son expérience de «vieux chêne» l’ancien président des JA pose un regard malgré tout positif sur les crises successives que traverse l’agriculture : «Au fond les problèmes sont toujours les mêmes. Les gens avaient déjà du mal à se mobiliser il y a 30 ans et économiquement c’était déjà tendu mais on a toujours su s’adapter. Et aujourd’hui la crise est bien réelle mais on s’adaptera».

Céline Clément

votre publicité
photo article

Filière porc - Le Jambon du Morvan veut prendre un nouvel élan

[En ligne le 27-07-2017]

photo article

Tour de Pouilly Fumé - Un voyage sensoriel au cœur du vignoble

[En ligne le 20-07-2017]

photo article

80 ans des appellations de Pouilly-sur-Loire - Le Pouilly en fête

[En ligne le 20-07-2017]

RECHERCHE

ÉDITION N°1435

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux