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NIEVRE

[Article mis en ligne le 29-06-2017]

GIEE Magellan

Une journée technique sur le semis direct sous couvert

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Le matin, environ 140 participants ont répondu présent à cette journée technique sur le semis direct sous couvert, organisé par le GIEE Magellan, en partenariat avec la Chambre d’Agriculture. Un public venu de la Nièvre mais aussi d’autres départements,
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Thierry Tétu, agriculteur et maître de conférence à l’université de Picardie Jules Verne à Amiens, a présenté les résultats de son travail en semis direct sous couvert.
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L’après-midi, les ateliers ont réuni 120 participants sur l’exploitation de Thierry Beauvais, céréalier. Ces ateliers avaient pour but de faire un point sur les essais du GIEE depuis les trois dernières campagnes. Au programme : les engrais localisés, act
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Le semis direct sous couvert permet de réaliser des économies sur les charges de structure, de maximiser la vie du sol et d’améliorer la productivité. à Pougny, Thierry Beauvais a semé du blé sous couvert de lentilles au mois de septembre dernier.
Le GIEE Magellan, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de la Nièvre, organisait mardi 20 juin, une journée technique sur le semis direct sous couvert. Une technique non conventionnelle de semis, expérimentée par une trentaine d’agriculteurs dans la Nièvre.
Ils sont 33 agriculteurs à adhérer au GIEE Magellan dans la Nièvre. Ce programme d’expérimentation des systèmes de semis direct sous couvert permet une évaluation précise des performances et l’établissement d’une véritable base de références en vue d’une meilleure maîtrise technique. Mardi 20 juin le GIEE, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, avait convié  les agriculteurs du département mais aussi d’autres départements à participer à une journée technique à Pougny. Le matin était consacré à l’intervention de Thierry Tétu, agriculteur et maître de conférence à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens, qui présentait le résultat de son travail sur l’impact du semis direct sur les rendements.
L’après-midi avaient lieu un ensemble d’ateliers sur l’exploitation de Thierry Beauvais, céréalier. L’agriculteur nivernais a converti la totalité de ses cultures en semis direct, et notamment ses blés en semis sous couvert de lentilles depuis le 30 septembre dernier. L’occasion, pour les participants, qui avaient répondu présent malgré la chaleur écrasante, de voir cette technique appliquée sur le terrain.

Une pratique agronomique
Le semis direct sous couvert est une alternative encore peu pratiquée au mode de semis conventionnel. Il s’agit de semer sans travail du sol avec des semoirs adaptés, dans des couverts annuels. Cette technique présente plusieurs objectifs : une économie des charges de structure (mécanisation/carburant), une optimisation de la vie du sol par une amélioration de son statut organique, une amélioration de la productivité en ayant une culture de vente et une culture fourragère. Dans une situation économique tendue, où la moindre prise de risque fait peur, les agriculteurs sont encore peu nombreux à franchir le pas, même si beaucoup sont attirés par le fait de «changer de système, d’économiser au niveau des intrants, dans une perspective de pratique plus agronomique», précise Michael Geloen, conseiller grandes cultures à la Chambre d’agriculture, qui observe : «Aujourd’hui les agriculteurs reprennent la maîtrise de leur système mais chacun va à son rythme.» D’autant plus qu’avant de se diriger vers le semis direct sous couvert, il y a plusieurs point de vigilance à respecter, comme le rappelle Michael Geloen. «Il faut faire attention à avoir un sol bien préparé avec une bonne couverture. Il faut être attentif à certains agresseurs comme les limaces ou les taupins. Il faut oublier ce qu’on faisait avant en conventionnel. C’est une pratique différente, avec des critères d’évaluation différents.»

Préparer et anticiper
Et en effet, c’est une technique qui entraîne souvent une petite perte de rendement au démarrage, laquelle doit être compensée par la suite. «C’est une technique qui demande une vraie préparation au préalable», souligne Michael Geloen. «Il faut s’organiser au niveau du choix des cultures, des pratiques. L’un des secrets c’est que le sol soit bien nivelé. Il faut limiter le passage des outils dans les parcelles. Il y a un travail à faire au niveau du choix des couverts, des conditions d’implantation avec une complémentarité des espèces, pour obtenir un maximum de biomasse.» Une technique sur laquelle le GIEE travaille aujourd’hui afin d’établir notamment une base de références qui permettrait d’améliorer la maîtrise technique du semis direct. Le programme du GIEE repose ainsi sur quatre points : expérimenter des systèmes en semis direct sous couvert, évaluer la triple performance des systèmes, communiquer sur ces systèmes, accompagner les agriculteurs qui souhaitent les expérimenter. C’était ainsi la troisième journée technique organisée depuis le début de la campagne, sous le signe de la nutrition des plantes et de la protection des cultures. Les organisateurs devraient renouveler ce rendez-vous l’an prochain.

Céline Clément

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