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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 29-06-2017]

Drone

Bien plus qu’un gadget

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Mickaël Godiet, agriculteur et prestataire d’Airinov, apporte son témoignage.
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Plus de 150 000 hectares ont été survolés en France l’an passé.
Une journée dédiée aux nouvelles technologies agricoles s’est déroulée le 9 juin à Tart-le-Bas. L’occasion de faire le point sur l’utilité des drones en grandes cultures.
La société Airinov, pionnière et leader du drone agricole, était présente vendredi 9 juin à la ferme expérimentale de Tart-le-Bas. Un pôle était spécifiquement dédié aux drones. Mickaël Godiet, agriculteur dans la Marne et pilote de ces petits aéronefs, a répondu aux questions des participants qui avaient fait le déplacement pour cette journée «Innov’Action» organisée par la Chambre d’agriculture. Mickaël Godiet, devenu droniste pour se diversifier, assure que les drones sont de plus en plus utilisés en agriculture et cela n’est pas près de s’arrêter : «Les atouts environnementaux, réglementaires et bien sûr économiques des drones sont nombreux. Leur rentabilité est prouvée d’année en année. Des études montrent qu’il existe un intérêt certain à piloter tous les ans». Le prestataire d’Airinov rappelle que le drone est muni d’un capteur multispectral très précieux : «il enregistre quatre longueurs d’ondes spécifiquement étudiées avec l’Inra».

De multiples utilités
À ce jour, les drones sont principalement utilisés pour le pilotage de la fertilisation azotée. En survolant une exploitation, il est possible de définir les besoins des cultures et d’ajuster avec précision la fertilisation de chaque parcelle.

Le drone s’apparente ainsi à un véritable outil d’aide à la décision. En une heure de vol, le drone agricole peut analyser les besoins en engrais d’une centaine d’hectares. Un ou deux vols sont préconisés suivant les cultures, comme l’explique Mickaël Godiet : «nous en réalisons deux en colza, un en entrée d’hiver puis un autre en sortie. Le coût pour l’agriculteur sera de 15 euros/ha pour ces deux vols. En blé, si on ne pilote que le troisième apport, il n’y aura qu’un seul vol qui sera facturé 10 euros/ha. Deux vols sont possibles pour cette culture, car il est possible de piloter en qualité, c’est-à-dire en protéine ou en rendement. Le vol se fera alors aux stades 2 nœuds et dernière feuille étalée. Il est également possible de faire de la modulation de dose au stade épi 1cm».

Directement sur son téléphone
L’exploitant reçoit sous quatre jours un fichier informatique avec une cartographie de ses parcelles, schématisant les carences en azote. Si l’exploitant est équipé d’une console de modulation, il reçoit également un fichier de modulation automatique à introduire dans son tracteur. «Si l’exploitant n’est pas équipé, il est possible de recevoir les préconisations sur un smartphone via l’application mobile Map-IN développée par Airinov. L’agriculteur peut alors agir manuellement au volant de son engin en utilisant le GPS de son téléphone pour se repérer dans la parcelle» indique Mickaël Godiet. Des coopératives, négoces, Chambres d’agriculture ou encore semenciers utilisent des drones pour réaliser leurs expérimentations. «Les relevés sont précis et très fins» insiste l’agriculteur marnais, ajoutant que le capteur du drone va permettre de multiples possibilités dans un avenir très proche : «il sera possible, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, de détecter les adventices dans du maïs afin de traiter de l’herbicide en localisé».

Aurélien Genest

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