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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 05-08-2021]

Élevage de poules pondeuses

Un nouvel abattage qui pose question

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Une éleveuse du canton d’Arnay-le-Duc vient de faire abattre ses 870 volailles. La cause : une analyse positive à la salmonelle dans un seul de ses trois lots d’animaux.
Rappelez-vous : il y a plusieurs semaines, dans notre édition du 30 avril, Gaëlle Picard exprimait sa colère et son incompréhension dans nos colonnes, suite à l’abattage de toutes ses poules dans son élevage bio situé à Noidan. L’histoire se répète cet été chez une autre éleveuse côte-d’orienne : Élise Jarlot, installée depuis 2018 à Saint-Prix-lès-Arnay.

Du déjà lu
Le 6 juillet, la gérante des Œufs du Nanteux reçoit un résultat d’analyses qui déclare la présence de salmonelles sur la litière d’un de ses trois poulaillers. La DDPP prend la décision de faire abattre l’ensemble des poules présentes sur la ferme. Élise Jarlot tente de convaincre l’administration qu’il n’est pas nécessaire d’euthanasier les poules des deux autres bâtiments, car ces derniers possèdent des parcours différents. Rien ne change malheureusement, par principe de précaution : 870 poules et près de 10 000 œufs sont jetés à l’équarrissage.

Réaction
Élise Jarlot exprime beaucoup d’indignation et d’incompréhension face à cette décision : « Il est tout à fait normal de surveiller la présence de salmonelles, il en va de la sécurité alimentaire et de la sérénité de l’éleveur qui vend ses produits. Mais la réglementation doit changer et surtout s’adapter à la taille des petites exploitations. Avec le nouvel arrêté de 2018, lorsqu’une salmonelle est détectée sur la litière, l’élevage est immédiatement déclaré foyer d’infection. Or, auparavant, un second prélèvement était réalisé pour confirmer la présence de salmonelles. Très souvent, des élevages sont détruits pour rien. En plus, les prélèvements ne sont réalisés que sur la litière : rien n’est fait sur les œufs pour confirmer ou infirmer la présence de ces bactéries ».

Conséquences économiques
L’éleveuse fait remarquer que les petites exploitations comme la sienne sont systématiquement « perdantes » car « les poules et les œufs contaminés sont consommables après traitement thermique ou cuisson » : « en filière industrielle, il existe un débouché pour ces produits qui sont valorisés en ovoproduits. Mais pour ma production, ce débouché est impossible car trop coûteux pour de petites quantités. Les élevages comme le mien subissent de grosses conséquences économiques car il n’y a pas de prise en charge pour les pertes. Il en existe une, mais il faut adhérer à une charte sanitaire qui demande la mise en place de plusieurs moyens de biosécurité très souvent coûteux et difficiles à adapter à la taille de nos élevages ».

Du stress chaque mois
Un élevage comme celui des Œufs du Nanteux est contrôlé très régulièrement : chaque poulailler l’est quatre semaines après sa mise en place, puis toutes les 15 semaines. « En fonctionnant avec plusieurs poulaillers, nous sommes donc contrôlés environ tous les mois », fait remarquer Élise Jarlot, « à l’avenir, nous vivrons avec beaucoup de stress en attendant les résultats. Il faut que la réglementation et les prises de décisions des services vétérinaires changent, nous ne pouvons pas tout perdre encore une fois. Les éleveurs ont la volonté de changer les choses pour le bien-être animal et la valorisation de leurs produits mais la réglementation pour la lutte contre les salmonelles est inadaptée pour nos types de production et nous décourage pour l’avenir de notre filière ».

AG

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