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NIEVRE

[Article mis en ligne le 17-03-2021]

Tarification

Le juste prix d’un travail

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« Faire un contrat est possible » insiste Romaric Gobillot en présentant celui passé avec le Conseil départemental pour une livraison de steaks IGP Charolais, destinée au Restos du Cœur.
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La discussion était au rendez-vous entre les éleveurs et les représentants du magasin Bi1.
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L’œil aguerri des éleveurs, dont celui de Cyrille Forest ici, leur a permis de découvrir quelques barquettes de viande laitière vendues au prix du Charolais.
Un groupe d’éleveurs de la FDSEA et JA 58 se sont rendus chez Auchan à Cosne-sur-Loire pour discuter d’une juste rémunération pour leur travail avec le directeur du magasin.
Une dizaine d’éleveurs bovins (de la FDSEA et des JA 58) se sont rendus le 11 mars à l’hypermarché Auchan de Cosne-sur-Loire pour revendiquer une meilleure rémunération de leurs produits par le groupe Schiever, avec l’établissement d’un contrat pour acter le tout (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui). C’est le directeur du magasin – qui n’a pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes – qui était leur interlocuteur et qui les a accompagnés jusqu’au rayon Boucherie du magasin pour discuter.
Une fois sur place, les exploitants entament le débat et tentent de faire entendre au directeur leur demande. « Nous voulons simplement être rémunérés au juste prix pour notre travail » explique Romaric Gobillot, président FDSEA de la section bovine de la Nièvre.

La guerre des nerfs
Mais, un élément vient tout perturber : pendant la discussion certains ont vérifié les étals pour y découvrir qu’une petite dizaine de barquettes de viande laitière étaient vendues au prix du Charolais. Lesdites barquettes furent aussitôt retirées du stand. Sur cet entre-fait, Cyrille Forest, vice-président de la FDSEA, demande que les frigos soient également visités. Le directeur accepte et deux exploitants s’y rendent avec le second du chef boucher. En sortant, le constat est unanime : tout est en règle, de ce côté-là.
Outre le repérage des fameuses barquettes, cette visite avait aussi pour but d’annoncer que si rien n’évolue pour la rémunération, une nouvelle intervention des éleveurs aura lieu. Pour le moment, aucune date n’a été arrêtée.

Un combat sans fin
Romaric Gobillot rappelle que « des rencontres et des discussions à ce sujet ont été organisées à notre initiative au siège de Schiever. Mais, jusqu’à présent cela n’a rien changé ». Un peu dépité de la situation, il poursuit « on nous répond oui, comme aujourd’hui, mais on ne nous entend pas. Personne ne prend conscience de notre situation ». À l’heure actuelle, il manque environ 1 € par kilo de carcasse pour une vache R+, pour que les éleveurs pallient leur coût de production. En somme, « aujourd’hui, on produit à perte » précise Régis Taupin, président de Charolais Bourgogne. Romaric Gobillot explique aussi qu’ « entre 2003 et 2020, le prix du matériel et de l’alimentation a doublé » en concluant avec un amer constat « on ne vit plus. ».

Chloé Monget

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