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YONNE

[Article mis en ligne le 10-02-2021]

L’histoire de l’agriculture 2/2

Ces agriculteurs venus d’ailleurs

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Hollandais, Belges ou encore Polonais sont arrivés dans le département pour cultiver, à la suite de la première guerre mondiale.
Au terme de la première guerre mondiale, des migrations agricoles ont eu lieu en France. Dans l’Yonne et plus particulièrement la Puisaye, des Hollandais, Belges ou encore Polonais, se sont installés pour cultiver les terres icaunaises laissées libres par un très grand nombre de morts au combat, et l’exode rural.
Depuis toujours, le département icaunais est extrêmement composite du point de vue agricole : les grandes cultures, la viticulture, l’arboriculture, le maraîchage, l’élevage… Autant de secteurs d’activité qui peuvent attirer des agriculteurs.
Dans l’Histoire, la France a été marquée par des migrations agricoles. Mais à quoi sont-elles liées ? Tout d’abord, « à des questions de densités de population », répond Jean-Pierre Rocher, historien habitant à Saint-Privé. « Il y a des régions françaises, voire des pays étrangers assez fortement peuplés, qui n’offrent pas de la place pour tout le monde. Alors, les gens ont tendance à chercher des endroits où il y a de la place. L’Yonne étant moins peuplé, la Puisaye en particulier, elle peut être attractive ».

La première guerre mondiale, l’origine des migrations
Les premières migrations agricoles venant de pays étrangers ont débuté il y a un peu plus de 100 ans, après la première guerre mondiale (1914-1918). « Elle a entraîné un très grand nombre de morts, auquel s’est ajouté l’exode rural (le départ de la population de la campagne vers la ville). Il y a donc eu un vide à ce moment-là. Sont alors arrivés en France, et dans l’Yonne en particulier, des Polonais, car ils venaient de retrouver leur indépendance et aimaient la France », explique Jean-Pierre Rocher. « Aujourd’hui encore, il y a des familles descendantes de Polonais dans le département. Pareil pour les Belges. C’est à ce moment-là que les migrations ont vraiment commencé ».
Car avant, les déplacements étaient essentiellement de proximité. « Pour prendre l’exemple de la Puisaye, si l’on remonte dans un passé lointain, elle était un secteur pauvre où la mortalité l’emportait sur la natalité. Alors, il fallait constamment combler ce déficit. Et les secteurs voisins, notamment la Forterre qui était dans une meilleure situation, envoyaient des personnes », poursuit-il.

La recherche de grandes terres
Quelques années plus tard, après la seconde guerre mondiale (1939-1945), c’est au tour des Hollandais d’arriver dans l’Yonne. « Et un peu plus tard, avec l’indépendance de l’Algérie, on a vu arriver les Pieds-Noirs, plutôt dans les régions viticoles ou arboricoles, voire dans les grandes cultures. Tous ces gens venaient chez nous car il y avait des terres », détaille Jean-Pierre Rocher. « Il faut savoir que traditionnellement, en Puisaye, les exploitations étaient relativement grandes. Donc les gens qui cherchaient ce genre d’exploitation, les trouvaient ici. Avec un inconvénient : le sol de Puisaye est ingrat. Il est épais, argileux, humide, difficile à travailler. Mais avec les techniques agricoles modernes, on peut y arriver ».
Et tous ces « migrants » sont arrivés avec leurs connaissances agricoles. Ainsi, l’agriculture française telle qu’on peut la connaître aujourd’hui, tient également un petit peu de nos voisins.

Christopher Levé

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