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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 20-01-2021]

Productions végétales

Chouette, un peu de froid

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Les basses températures des derniers jours ont été bénéfiques aux grandes cultures à plus d’un titre. Ces conditions climatiques vont-elles durer ?
Tiens, un hiver un peu froid, ça faisait longtemps… Les productions végétales de Côte-d’Or ne vont pas s’en plaindre, c’est certain. « Le froid sec et ce temps très dégagé, avec souvent du soleil, ont été les bienvenus dans nos parcelles. Mais une relative douceur revient déjà et devrait se poursuivre ces prochains jours, c’est dommage », observe Clément Divo, conseiller à la Chambre d’agriculture. Le technicien liste ici les différents bénéfices du froid espéré, en premier lieu l’impact positif sur les pucerons, dont un certain nombre ont pu être « négociés » ces derniers jours : « ils n’aiment pas les basses températures. L’an dernier, l’hiver avait été très doux et bon nombre d’adultes avaient survécu. La donne pourrait être légèrement différente cette fois-ci. Nous espérons ne pas avoir la même situation que l’an passé, quand les populations avaient explosé dans les céréales, dès les premières chaleurs du mois d’avril. La barre des -5 °C a été récemment atteinte, et à plusieurs reprises. Cela a peut-être fait du bien, même si les températures remontent actuellement ». Des problèmes de pucerons, il y en a tout de même eu quelques-uns dans le département, lors de la première quinzaine de novembre : « les douces températures du moment ont été propices aux vols de pucerons, mais les agriculteurs étaient prévenus et ont bien surveillé ce phénomène. Un ou plusieurs traitements sur végétation ont certainement été réalisés quand la situation le demandait. Nous en saurons davantage en avril ou mai, quand le blé sera en pleine montaison. Si des pieds sont touchés par des viroses, ils resteront plus petits que les autres et présenteront un rougissement de la pointe des feuilles ».

Favorable en colza
Les altises sont eux aussi impactés par un temps froid. Ces insectes ravageurs du colza pourraient également « en prendre un coup », selon Clément Divo : « il restait beaucoup de larves ces dernières semaines mais si les températures baissent, nous espérons qu’une partie d’entre elles disparaîtront. Leur activité a au moins été limitée pendant un temps, c’est déjà ça. Elles se sont probablement moins attaquées aux pétioles des feuilles du colza. Si une partie de ces dernières ont gelé et sont tombées, ce n’est a priori pas très grave, du moment que la tige principale est restée intacte. La larve d’altise devient réellement dangereuse quand elle migre vers cette tige, cela arrive quand elle n’a plus rien à manger dans la feuille. Dans ce cas, cela devient extrêmement dommageable pour la plante ».

Retour à la normale ?
Clément Divo espère assister à un cycle climatique un peu plus « normal » cette année, avec un hiver froid suivi d’un printemps relativement doux : « nous avons plutôt l’inverse depuis plusieurs campagnes. Les plantes se développent pendant l’hiver et réaccélèrent dès que les journées commencent à rallonger en février. Un froid tardif en mars ou avril est alors dévastateur. Si nous pouvions éviter ce phénomène en 2021, ce serait très bien. Encore une fois, rien n’est moins sûr avec la météo des prochains jours ».

Autres atouts
Le conseiller de la Chambre d’agriculture relève deux autres avantages liés au froid : « le premier concerne les crucifères adventices qui sévissent dans le colza, je pense ici aux sanves et aux ravenelles. Ces adventices montent à fleur dès l’automne et continuent de se développer avec la douceur de l’hiver. En cas de gel significatif et prolongé, inférieur à -5 °C, elles sont la plupart du temps détruites. Le froid fait donc un peu de ménage dans les parcelles ! Les basses températures sont aussi favorables à la restructuration des sols argileux. Par conséquent, le futur travail des sols est facilité, de bonnes reprises de labours sont permises en sortie d’hiver. Pour la partie bio, le passage des outils de désherbage mécanique est beaucoup plus efficace. L’an passé, nous sortions d’un hiver clément et pluvieux. La terre était alors particulièrement compacte et très difficile à travailler. Espérons qu’il en soit différemment dans quelques semaines ».

Attention quand même
Ce qui suit n’est visiblement plus d’actualité, mais des températures inférieures à -10 °C pendant plusieurs heures consécutives peuvent être néfastes à certaines cultures, comme le précise Clément Divo : « les protéagineux comme le pois d’hiver et la féverole d’hiver ne résisteraient pas bien longtemps, des pertes de pieds seraient à craindre. Leur résistance au froid n’est pas très élevée. L’orge de printemps, de plus en plus semé à l’automne, se trouve dans la même position ».

AG

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