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[Article mis en ligne le 08-10-2020]

Sicafome

« Une conjoncture inquiétante »

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Martial Tardivon a décrit une situation préoccupante pour la filière du broutard.
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Les éleveurs présents semblaient inquiets par la conjoncture qui n’offre pas beaucoup de perspective pour le restant de l’année.vv
Le marché au cadran de Corbigny tenait son assemblée générale annuelle jeudi 24 septembre. Un exercice qui se clôture dans un contexte économique et sanitaire compliqué.
Comme les autres structures agricoles, la Sicafome n’échappe pas aux conséquences d’une année 2019 compliquée. Sur le plan commercial l’apport de bovins présentés a baissé de 1 097 pour s’établir à 52 374. Le nombre d’animaux vendus a également baissé de 1 481 soit 47 366 bêtes. Le taux d’invendu a légèrement augmenté par rapport à 2018, il est de 10 %. Concernant le prix moyen d’un bovin, il a diminué de 20 euros pour une moyenne de 1 031 euros. La diminution du nombre de bovins vendus corrélée à la baisse du prix de vente moyen entraîne mécaniquement une baisse du chiffre d’affaires de 2 526 773 euros pour s’établir à 48 823 278 euros. Du côté des ovins, le nombre d’animaux présentés en 2019 est de 21 407 soit 864 bêtes de moins qu’en 2018. Le taux d’invendus est en baisse de 1 % par rapport à l’exercice précédent pour arriver à 5 %. Le total d’ovins vendus est donc de 20 284 euros.

« Situation inquiétante sur le cours du broutard »
La situation des broutards s’est évidemment invitée dans les discussions. Selon la Sicafome entre le 15 août et le 15 septembre, il y aurait une différence de 30 centimes par rapport à 2018 soit un prix moyen par bête de 140 euros de moins qu’il y a deux ans.
« Globalement si nous n’avions pas des opérateurs privés qui sont allés chercher des débouchés autres que l’Italie (Allemagne, Qatar, Israël) nous aurions pu connaître cette situation bien avant. Il ne faut pas négliger ces solutions car le prix du broutard «soutenu» passe par là. En revanche, ce sont des animaux qui doivent être vaccinés 4, 8 (plus de 60 jours) et avoir un poids maximum. En réalité, nous avons d’un côté trop de marchandises qui ne sont éligibles que pour l’Italie et de l’autre 80 % du commerce italien qui est détenu par quatre structures. Je ne vous cache pas que cette situation sent la poudre et ne me demandez pas comment va se passer la fin de l’année, je suis incapable de répondre. Je ne sais déjà pas comment va être le marché dans deux semaines » précises Martial Tardivon devant une assemblée médusée par cette situation.

Une pétition lancée par la Fédération des Marchés
Comme ses collègues de la Sicagemac, la Sicafome serait impactée par la suppression de la subvention accordée par France Agrimer pour la collecte des cotations du marché. « Certaines organisations professionnelles voudraient faire leurs cotations sur du déclaratif c’est-à-dire sur du départ ferme alors que je pense que les marchés aux cadrans sont des structures aux cotations transparentes car les animaux sont pesés et triés. C’est pour maintenir la représentativité de nos entreprises que la Fédération des Marchés aux bestiaux a mis en place une pétition. Il y aura de toute manière une réunion d’information sur le sujet » a déclaré Martial Tardivon, visiblement agacé par la situation.

Théophile Mercier

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