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[Article mis en ligne le 01-10-2020]

Cultures

« J’aimerais cultiver le soja sur le long terme »

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Après trois campagnes, les rendements de soja sont hétérogènes.
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Baptiste Nault cultive le soja en complément de sa culture de colza qu’il n’arrive plus à récolter.
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Baptiste Nault au volant de sa moissonneuse-batteuse.
Baptiste Nault est céréalier au sein de l’EARL du Bois Renaud sur la commune de Saint-Andelain. Il vient de terminer sa récolte de soja implantée pour la troisième fois dans sa rotation. Nous l’avons rencontré pour avoir des premières impressions au moment de la récolte.
Comme la plupart de ses collègues en grandes Culture, Baptiste Nault s’est posé des questions sur le remplacement du colza qui est de plus en plus difficile à cultiver. Ce dirigeant qui est à la tête de 500 ha en conventionnelle cultive habituellement dans des sols argilo-calcaire du blé, orge et du colza et dans les sols limon argileux : blé, orge, colza, orge de printemps, tournesol et depuis trois ans du soja. « Avec la difficulté désormais de faire lever du colza, j’ai pris la décision de tester du soja. C’est une culture qui se sème du 1er au 15 mai avec une récolte fin septembre » explique-t-il en préambule. Il ajoute : « les graines doivent être inoculées car il s’agit d’une légumineuse qui n’est pas présente en Europe. C’est sur ce plan assez contraignant car le mélange se fait avec de la tourbe dans laquelle les bactéries sont vivantes. Dès l’instant que le sachet est ouvert, je dispose de 24 heures pour l’ajouter à ma graine de soja » détaille le céréalier. En termes de travail du sol, ce dernier effectue un labour en hiver et un à deux passages d’outil à dents pour avoir un lit de semences le plus fin possible avant un désherbage au mois de mai. « L’avantage de cette culture c’est qu’il n’existe pas de parasite et aucune maladie. Je n’ai donc pas la nécessité de passer un fongicide. Pour cette campagne de soja, j’ai choisi de contractualiser avec la coopérative Axéréal. Je choisis la semence avec les techniciens et ils peuvent me donner quelques conseils si je le souhaite. Ma récolte est vendue pour la nourriture des poulets d’Auvergne, commercialisés dans une grande surface » détaille-t-il.

Trois ans de recul
Même s’il est encore trop tôt pour Baptiste Nault pour tirer des conclusions, il bénéficie néanmoins de trois campagnes de culture de soja successives pour se faire une idée : « La première année, j’ai eu de très bon rendement (environ 27 q/ha) en raison notamment de deux orages de 100 millimètres chacun en début du mois de juillet, ce qui a favorisé la croissance de la culture. L’année dernière (13 q/ha), c’était catastrophique car il n’a pas plus du tout, et cette année c’est moyen je dirais. Je suis pour l’instant à 25 q/ha de moyenne. Les marges sont donc aléatoires d’autant plus que je conduis cette culture en sec. L’avantage, c’est que j’ai un désherbant qui n’est pas utilisé en matière active dans les autres cultures. J’apporte donc une nouvelle matière active dans le sol. Ce qui est important lorsque vous semez du soja, c’est de s’assurer que vous avez des températures élevées dix jours après le semis pour favoriser la pousse rapide de la tige et faciliter la récolte par la suite » conseille-t-il. Pour ce céréalier, les prix de vente du soja sont similaires à ceux du colza. Mais nous n’en saurons pas plus le concernant car il est tenu à la confidentialité vis-à-vis de sa coopérative. À l’avenir, Baptise Nault espère cultiver du soja sur le long terme même s’il estime que cette culture ne pourra pas remplacer totalement le colza, il s’explique : « Nous sommes dans la zone la plus au nord pour cultiver du soja. Nous avons une date de récolte qui est plus courte et difficile à trouver. Car vous pouvez vous retrouver avec de la pluie en septembre qui vous empêche de récolter. Ce n’est donc qu’un complément dans la rotation » conclut-il.

Théophile Mercier

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