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[Article mis en ligne le 24-09-2020]

Elevage

Une journée réussie malgré le contexte sanitaire

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Le Prix d'Honneur Veaux Femelles a été décerné à Rubarbe de chez Thierry Prain.
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Le Prix d'Honneur Veaux Femelles a été décerné à Rubarbe de chez Thierry Prain.
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Les éleveurs et visiteurs ont joué le jeu des mesures barrières en portant toute la journée le masque.
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le Prix d'Honneur Veaux Mâles a été attribué à Rambo du Gaec Micaud (03)
Le Herd-Book Charolais a organisé le vendredi 11 septembre la traditionnelle journée charolaise qui marque le début de la saison pour les éleveurs reproducteurs. Une édition 2020 marquée par le coronavirus.
Les masques étaient de rigueur ce vendredi 11 septembre à la ferme du Marault de Magny-Cours pour la journée charolaise organisée conjointement par Herd-Book Charolais et Charolais Expansion SAS. Malgré la crise sanitaire, les deux organismes ont tenu à maintenir l'évènement qui est traditionnellement le premier rendez-vous professionnel de la saison. Au total ce sont 222 veaux mâles et 58 veaux femelles, issus de 90 élevages différents, et provenant de 22 départements qui ont défilé sur les rings. Le HBC attache de l'importance à pouvoir proposer durant ce concours des animaux qui répondent à tous les segments du marché. Pour le président du HBC, cette journée devait se dérouler « pour permettre un flux commercial, et aider aux éleveurs de traverser cette crise au mieux » (voir interview en encadré). Au-delà du Covid 19, il y a malheureusement cette sécheresse qui dure et qui impacte les exploitations. Exemple avec l'élevage nivernais Roubet-Fayet de Magny-Cours qui résume en quelques mots les difficultés rencontrées par la filière des reproducteurs : « La sélection va mal car pour pouvoir progresser génétiquement il faut pouvoir investir dans des animaux, mais les trésoreries sont de plus en plus tendues. Avec la sécheresse, certains éleveurs sélectionneurs préfèrent garder leurs taureaux un an de plus en exploitation pour les faire vieillir car ils n'ont pas les moyens d'investir dans la génétique pour améliorer leur cheptel. Le phénomène est inquiétant car cela fait maintenant trois ans que nous subissons la sécheresse. Cette année, nous avons commencé à affourager les animaux début juillet juste après les foins, ce qui implique des surcoûts car il faut acheter de plus en plus d'alimentation, les stocks de foins ne suffisent plus. Viens s'ajouter à cela, la récolte de paille qui est cette année catastrophique conjuguée par l'effondrement du marché du broutard. Nous avions un espoir au début du printemps avec une hausse des prix dans le cours de la viande. Mais l'espoir que nous avions eu en janvier, février vient être complètement douché car nous allons être obligés de brader nos broutards » estime Dimitri Fayet. Dans ces conditions est-il encore intéressant de faire de la sélection génétique ? « Il faudra de toute manière des taureaux pour faire reproduire nos vaches et produire. Après lorsque je regarde les coûts de l'insémination artificielle, je me dis qu'introduire un taureau dans un lot de vaches reste intéressant économiquement. Aujourd'hui, les acheteurs recherchent des animaux les plus complets possible afin de réduire les charges. Ce qui augmente la difficulté » répond Dimitri Fayet.

Des acheteurs plus fébriles
Après le concours du matin, l'après-midi a été consacrée à la vente aux enchères avec 29 animaux disponibles à la vente. Sur l'ensemble de ces bêtes, 17 ont trouvé preneur à l'issue des opérations de ventes, 1 bête a été vendue à l'amiable et 11 animaux restent à ce jour encore en vente. Une moyenne de ventes cette année de 4 135,29 euros pour des enchères qui se sont élevées à 5 500 euros. C'est beaucoup moins qu'en 2019 où les transactions avaient atteint 12 100 euros. La conjoncture a sans doute freiné certains acheteurs moins enclins à investir dans un reproducteur. À noter néanmoins que le travail de sélection génétique du HBC intéresse toujours les investisseurs étrangers puisque trois animaux sont partis en dehors des frontières nationales à savoir le Portugal et en Irlande.

Palmarès
le Prix d'Honneur Veaux Mâles a été attribué à Rambo du Gaec Micaud (03).
Le Prix d'Honneur Veaux Femelles a été décerné à Rubarbe de chez Thierry Prain (44).

Théophile Mercier

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